la Majeure Haute Spécialisation

B.1 Organisation préalable

Pour que la mise en oeuvre des programmes de la majeure qu’ils souhaitent offrir à leurs élèves soit menée de manière efficace, les conseils scolaires et les écoles ont besoin de mettre en place une structure d’organisation solide et sur laquelle ils pourront s’appuyer à court et à long terme. La mise en place de cette structure se concrétise par l’entremise des activités suivantes :

B1.1 Établissement d’un plan
B1.2 Établissement d’un comité consultatif
B1.3 Établissement d’une équipe-école
B1.4 Élaboration d’un plan stratégique
B1.5 Établissement de partenariats

B1.1 Établissement d’un plan

Les programmes de la Majeure Haute Spécialisation doivent être créés selon un plan détaillé qui aborde tous leurs aspects importants, notamment :

LA PLANIFICATION
  • Sélection de la Majeure Haute Spécialisation qui sera offerte
  • Modèle de prestation du programme
  • Partenariats requis
  • Ensemble des crédits qui seront offerts
LA MISE EN OEUVRE
  • Horaires de l’élève et de l’école
  • Inscriptions
  • Mesures d’adaptation pour les élèves ayant des besoins particuliers
  • Suivi et consignation des progrès des élèves
  • Promotion du programme
  • Mise en valeur du programme
L’ÉVALUATION
  • Évaluation du programme

Chaque élément est plus amplement détaillé dans les sections suivantes. Un modèle de plan d’action de l’école pour la mise en oeuvre de la majeure est également fourni dans la section C : Les ressources.

B1.2 Établissement d’un comité consultatif

Les comités consultatifs apportent une expertise et un savoir précieux relativement aux attentes des employeurs et de la communauté ainsi qu’aux priorités du conseil scolaire et du Ministère, en plus de faire des recommandations quant au contenu des programmes, aux ressources, aux stratégies de mise en oeuvre et aux projets de sensibilisation dans la communauté. Les membres des comités consultatifs peuvent aussi fournir des renseignements pertinents sur le marché du travail local et sur d’autres aspects de l’emploi. Deux types de comités sont généralement créés, à moins de contraintes géographiques : l’un à l’échelle de l’école et l’autre à l’échelle du conseil scolaire.

Le rôle principal du comité consultatif d’un conseil scolaire est de donner des conseils relatifs au programme afin que la majeure détenue par les élèves ait une valeur aux yeux des employeurs. Des représentants d’un secteur de l’emploi peuvent, par exemple, faire des suggestions aux conseils scolaires pour que l’expérience des élèves en classe reflète la réalité sur le marché du travail, ou encore proposer le nom d’un fournisseur fiable pouvant s’occuper de la formation et des certifications dans un secteur.

Le rôle principal du comité consultatif d’une école, quant à lui, est d’appuyer et de faciliter la mise en oeuvre des programmes de la majeure en travaillant en étroite collaboration avec l’équipe de la Majeure Haute Spécialisation de l’établissement.

Les comités consultatifs, tant au niveau du conseil scolaire que des écoles, devraient encourager une forte participation de la part de leurs membres. Pour ce faire, ils peuvent avoir recours aux communications en personne, par courriel, par téléconférence ou par d’autres voies électroniques, selon les circonstances.

B1.3 Établissement d’une équipe-école

L’équipe-école pour la majeure est normalement composée des principaux membres du personnel de l’école et du conseil scolaire. Cette équipe coordonne et supervise l’ensemble des activités reliées à la mise en oeuvre et à la prestation du programme de la majeure comme les inscriptions, les horaires, le suivi des élèves et l’évaluation du programme. Dans un premier temps, elle travaille en étroite collaboration avec le comité consultatif, puis de façon continue après le lancement du programme.

Quelle peut être la composition des comités consultatifs et des équipes-écoles?

Les personnes dont la contribution est susceptible d’être des plus précieuses et des plus efficaces au titre de membres des comités consultatifs et de l’équipe-école sont des personnes qui, du fait de leur état ou de leur fonction, possèdent une expertise pédagogique, professionnelle ou technique pertinente ainsi que de fortes compétences de communication et d’organisation et un sens aigu de l’engagement. Néanmoins, la composition de ces groupes est dans une large mesure dépendante des circonstances et des besoins locaux.

Les membres du comité consultatif du conseil scolaire ou de l’équipe-école peuvent comprendre :

  • des employeurs locaux;
  • des représentants des collèges et des universités;
  • des membres de centres de formation;
  • des représentants d’organismes communautaires (p. ex., centre culturel, regroupement de gens d’affaires, chambre de commerce);
  • des représentants de centres d’emploi pour les jeunes (p. ex., Connexion Emploi);
  • des représentants du conseil industrie-éducation;
  • des représentants syndicaux;
  • des surintendantes et surintendants de l’éducation;
  • la ou le leader de la réussite des élèves au conseil scolaire;
  • l’enseignante ou enseignant de la réussite des élèves de l’école;
  • des membres de l’équipe de programmation du conseil scolaire (p. ex., la coordonnatrice ou le coordonnateur de l’éducation coopérative, la coordonnatrice ou le coordonnateur du Programme d’apprentissage pour les jeunes de l’Ontario [PAJO]);
  • des représentants du conseil de bande et des Aînés;
  • le personnel de direction de l’école;
  • des enseignantes et enseignants chargés des crédits de spécialisation et des crédits d’appui faisant partie de l’ensemble des crédits de la majeure;
  • des enseignantes et enseignants de l’éducation coopérative;
  • des conseillères et des conseillers en orientation;
  • l’enseignante ou enseignant désigné pour les cours à double reconnaissance de crédit;
  • des élèves;
  • des parents et des membres du conseil d’école;
  • des responsables de la majeure au niveau du conseil scolaire;
  • des membres de l’équipe de direction d’école.

B1.4 Élaboration d’un plan stratégique

Les conseils scolaires et les écoles ont besoin d’un plan stratégique cohérent pour assurer la qualité du programme de la majeure qui sera mis en oeuvre pour les élèves. Pour l’essentiel, il s’agit de définir précisément les objectifs à réaliser pour ce qui est de la planification du programme, de sa mise en oeuvre et de son évaluation de manière à pouvoir ordonner les activités à entreprendre puis déployer et répartir les ressources nécessaires pour réaliser ces objectifs et offrir un programme de haute qualité qui répond et s’adapte aux besoins du marché du travail.

OBJECTIFS À RÉALISER POUR CE QUI EST DE LA PLANIFICATION DU PROGRAMME

  • Déterminer la composition du comité consultatif et de l’équipe-école.
  • Analyser le marché local (p. ex., les besoins, les ressources et les préférences exprimées dans la communauté) et les champs d’intérêt des élèves.
  • Établir les partenariats nécessaires.
  • OBJECTIFS À RÉALISER POUR CE QUI EST DE LA MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME

  • Dresser le calendrier de réunions du comité consultatif.
  • Élaborer un plan à long terme pour la mise en oeuvre dans les écoles à partir de l’analyse du marché local et des champs d’intérêt des élèves.
  • Cibler les actions à entreprendre pour assurer la prestation des cinq composantes du programme selon les exigences du Ministère.
  • Identifier les secteurs à privilégier aux fins de l’offre du programme ainsi que les écoles qui mettront en oeuvre les programmes de la majeure.
  • OBJECTIFS À RÉALISER POUR CE QUI EST DE L’ÉVALUATION DU PROGRAMME

  • Déterminer les stratégies d’évaluation du programme pour assurer le maintien et l’amélioration des programmes de la majeure offerts dans les écoles.
  • Élaborer un plan pour mesurer la réussite du programme et faire le suivi des progrès des élèves.
  • Élaborer un plan de communication et les stratégies de marketing et de publicité.
  • La personne responsable des programmes de la majeure au niveau du conseil scolaire peut utiliser une fiche de contrôle pour soutenir l’élaboration du plan stratégique du conseil scolaire.

    RESSOURCES

    Voir la fiche de contrôle des responsables de la majeure au niveau du conseil scolaire à la page C-13.

    Icône clé

    B1.5 Établissement de partenariats

    L’établissement de partenariats solides entre les conseils scolaires et les collèges et universités, la communauté, le milieu des affaires et l’industrie est indispensable dans une optique de durabilité de la Majeure Haute Spécialisation. Les conseils scolaires et les écoles secondaires doivent canaliser leurs efforts pour développer un réseau de partenaires qui renforcera les liens existants dans la communauté. On recommande vivement à tous les conseils scolaires d’aborder la mise en oeuvre du programme de la majeure comme une entreprise commune afin de générer un maximum de possibilités pour les élèves. De tels partenariats fournissent des stratégies efficaces pour collaborer avec les secteurs économiques et les partenaires communautaires. Cela peut également permettre de partager les ressources et installations existantes en vue de répondre aux besoins et champs d’intérêt du plus grand nombre d’élèves, de gagner du temps et de réaliser des économies au niveau des ressources.

    Sur quelles bases établir des partenariats avec d’autres conseils scolaires et écoles secondaires?

    Les conseils scolaires peuvent explorer une variété de partenariats de circonstance, par exemple la livraison conjointe d’une certification ou formation ou le partage d’élèves et de ressources en vue d’assurer la mise en oeuvre complète d’une majeure. Parmi les considérations à étudier aux fins de ces partenariats, retenons :

    • les coûts liés au transport et aux installations;
    • la prestation de certifications et formations (p. ex., partage des fournisseurs externes);
    • le perfectionnement professionnel du personnel;
    • les placements en éducation coopérative (p. ex., partage des bases de données);
    • les possibilités d’apprentissage par l’expérience (p. ex., partage des installations, des ressources, des moyens de transport, du personnel);
    • les possibilités de partage des installations et du transport;
    • les possibilités d’expériences d’anticipation dans les établissements postsecondaires ou les organismes communautaires;
    • l’équipement, l’entretien, le marketing et les produits consommables nécessaires;
    • le personnel qualifié (p. ex., regroupement d’élèves de plusieurs écoles dans une école hôte pour suivre les cours de spécialisation faisant partie de l’ensemble des crédits requis pour leur majeure);
    • la synchronisation des horaires des écoles, des rapports et des horaires de transport;
    • les politiques et les procédures des conseils scolaires (p. ex., formulaires de sorties éducatives);
    • les questions de responsabilité, de santé et de sécurité;
    • l’élaboration des activités d’apprentissage contextualisées (AAC) se rattachant aux crédits d’appui;
    • l’inscription des élèves (p. ex., inscription de deux conseils partenaires).

    Sur quelles bases établir des partenariats avec des collèges francophones, des centres de formation et des universités bilingues?

    Des partenariats solides entre les collèges francophones, les centres de formation et les universités bilingues sont essentiels au succès de la mise en oeuvre du programme de la majeure. Il est souhaitable qu’un regroupement de conseils scolaires s’adresse aux collèges, aux centres de formation et aux universités ou à une combinaison de ces derniers pour favoriser l’établissement de ces partenariats. L’initiative ministérielle Destination Réussite, volet 1, a été mise sur pied par le Ministère pour répondre à ce besoin.

    Icône Caractère culturel

    Parmi les facteurs à considérer pour les partenariats avec les établissements d’enseignement postsecondaire et les centres de formation, retenons :

    • les facteurs géographiques (p. ex., emplacement du ou des établissements d’enseignement postsecondaire offrant des programmes liés à la majeure);
    • les ententes en vigueur concernant entre autres les possibilités d’apprentissage par l’expérience, les ententes d’articulation et la double reconnaissance de crédit;
    • les possibilités que peut générer l’Initiative de jonction écoles-collèges-milieu du travail (IJECT);
    • les capacités de l’établissement (p. ex., nombre de places disponibles dans les programmes postsecondaires);
    • les dispositions relatives au soutien nécessaire aux élèves ayant un plan d’enseignement individualisé (PEI).

    Sur quelles bases établir des partenariats avec la communauté, le milieu des affaires et l’industrie?

    Les partenaires communautaires et du secteur s’avèrent des acteurs importants pour le succès de la majeure. Au niveau provincial, les conseils sectoriels ont apporté leur soutien à l’élaboration du programme de la majeure en plus de fournir des ressources et des possibilités pour les certifications et formations, l’apprentissage par l’expérience et les stages en éducation coopérative.

    Plusieurs organisations nationales et provinciales ont de leur plein gré informé leurs membres des possibilités d’établir des partenariats avec les conseils scolaires qui mettent en oeuvre le programme de la majeure dans un secteur particulier. Les conseils industrie éducation, les centres de formation et Emploi Ontario sont des interlocuteurs privilégiés qui peuvent agir pour établir et promouvoir les partenariats communautaires et de l’industrie.

    Afin d’identifier les stratégies sur lesquelles reposera la mise en oeuvre des cinq composantes de la majeure, on recommande aux conseils scolaires et aux écoles secondaires de prendre les initiatives suivantes :

    Icône Caractère culturel
    • collaborer avec les agentes et agents de développement communautaire de la politique d’aménagement linguistique (PAL) pour s’informer des possibilités de partenariats avec des entreprises francophones au sein de leur communauté;
    • communiquer avec les réseaux de développement économique, les conseils industrie-éducation, les centres de formation et les services d’Emploi Ontario de leur région pour s’informer sur les tendances du marché du travail, les débouchés dans le secteur visé et les possibilités de stages en éducation coopérative;
    • travailler en collaboration avec une grande diversité de partenaires communautaires pour traiter tous les aspects de la prestation des cinq composantes du programme de la majeure;
    • prendre contact avec les conseils et organismes sectoriels, les associations patronales et industrielles pour déterminer la mesure de leur contribution quant aux formations et certifications requises pour la majeure;
    • considérer les occasions de partenariats de circonstance avec les conseils scolaires et écoles de langue française avoisinants afin d’atteindre un haut niveau d’efficience et de maximiser les possibilités pour les élèves de la majeure.

    RESSOURCES

    Pour chaque secteur, consulter les Ressources accessibles en ligne, sous la section Supplément d’information sur le site www.ontario.ca/MHS.

    Icône clé