Réussite des élèves/Apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ans

L'atteinte de normes de rendement élevées par les élèves de l'Ontario

Foire aux questions

Le gouvernement est-il certain que les écoles ne baissent pas leurs attentes envers les élèves afin d'aider un plus grand nombre d'entre eux à obtenir leur diplôme?

Oui. Nous avons apporté des améliorations considérables à notre système d'éducation pour aider les élèves en difficulté. Cela s'est traduit par une hausse du taux d'obtention du diplôme de 68 à 77 pour cent au cours des quatre dernières années. Nos améliorations incluent la nécessité pour les enseignantes et les enseignants pour la réussite des élèves et les équipes responsables de la réussite des élèves d'effectuer un suivi, de surveiller et de venir en aide aux élèves du secondaire qui risquent de décrocher. Nous aidons également les élèves à se reconcentrer sur leurs études en leur proposant des options d'apprentissage qui continuent de maintenir nos normes élevées de rendement.

Il n'y a aucune pression de notre part pour que les éducatrices et les éducateurs effectuent des ajustements injustifiés aux notes des élèves. Nous refusons de compromettre l'éducation de haute qualité offerte aux élèves ontariens. Nous avons la conviction que d'autres améliorations au système d'éducation – fondées sur les politiques, les procédures et les normes relatives à l'évaluation – nous permettront d'atteindre notre objectif de 85 % de taux d'obtention du diplôme.

Les enseignantes et les enseignants peuvent-ils faire échouer les élèves?

Oui. L'Ontario ne délivre pas forcément un diplôme à chaque élève. Le taux d'obtention du diplôme à l'échelle de la province est en hausse, mais tous les ans il continue d'y avoir des milliers d'élèves qui décrochent et se retrouvent sans diplôme. Parmi les élèves qui obtiennent leur diplôme, bien plus de 30 pour cent d'entre eux échouent ou décrochent dans au moins une matière pendant leurs années au secondaire.

Nous sommes déterminés à aider un plus grand nombre d'élèves à valider leurs matières et à obtenir leur diplôme en leur fournissant le soutien et les encouragements dont ils ont besoin. Autrement dit, nous voulons leur proposer des matières qui les intéressent, mettre à disposition une enseignante ou un enseignant pour la réussite des élèves parmi le personnel pour aider les élèves lorsqu'ils sont en difficulté et leur donner d'autres manières de valider une matière s'ils échouent ou éprouvent des difficultés avec certains volets. Néanmoins, tous les élèves doivent encore valider les exigences d'un cours pour recevoir un crédit.

Des recherches en matière de psychologie et de pédagogie indiquent que mettre les élèves en situation d'échec ne les incite pas à faire un effort supplémentaire la prochaine fois; généralement, cela produit même l'effet inverse. En revanche, la réussite et la rétroaction opportune engendrent un meilleur rendement. Des preuves éloquentes indiquent qu'avec la bonne motivation et une aide adaptée, la plupart des élèves sont capables d'aller bien au-delà de leurs propres attentes ou de celles d'autrui.

Une enseignante ou un enseignant peut-il ou elle mettre zéro à un élève pour un devoir?

Oui. Il s'agit-là d'une des nombreuses options dont disposent les enseignantes et les enseignants pour noter les devoirs. Toutefois, nous recommandons que les enseignantes et les enseignants prennent d'autres mesures au préalable pour faire accomplir à l'élève le travail voulu et qu'ils n'utilisent la note zéro qu'en dernier recours. Les enseignantes et les enseignants peuvent mettre en place des programmes de tutorat par des pairs, donner à un élève une autre opportunité de faire le devoir, organiser une réunion avec les parents ou prendre d'autres mesures appropriées.

Ces décisions doivent être prises par les enseignantes et les enseignants ainsi que les directions d'école, car ils connaissent l'élève et peuvent l'aider à surmonter les obstacles qui l'empêchent de réussir ses travaux pour un cours. Nous respectons le professionnalisme de nos éducatrices et éducateurs et nous avons confiance en leur capacité à prendre les décisions qui aideront les élèves à assumer la responsabilité de leur travail.

Que se passe-t-il quand les élèves rendent leurs devoirs en retard ou qu'ils ne les rendent pas?

Les enseignantes et les enseignants disposent d'une palette d'options pour gérer les devoirs en retard ou manqués. Nous respectons le professionnalisme de nos éducatrices et éducateurs et nous voulons qu'ils choisissent une approche qui convient à leur situation et développe la confiance et la responsabilité des élèves, ainsi que leur aptitude à gérer le temps. Ces options incluent la mise en place d'un programme de tutorat par les pairs, l'organisation de réunions avec les parents, la préparation d'un calendrier pour l'année entière comportant les dates des principaux devoirs, la mise en place de contrats avec les élèves et l'organisation d'une restitution par étapes des principaux devoirs.

La déduction sur les notes et même l'attribution d'un zéro en tant que note sont également envisageables, mais ces mesures ne doivent être utilisées qu'en dernier recours. 

Quelle est la position adoptée par la province par rapport à la triche et au plagiat?

Le gouvernement ne dispose d'aucune politique sur le plagiat et la triche. Il appartient à chaque conseil scolaire, et à ses écoles, de gérer ces questions. Nous fournissons une politique générale sur le rendement et l'évaluation des élèves qui garantit que tous les élèves reçoivent un enseignement de qualité. Nous ne tolérons pas la triche et le plagiat et rien dans les politiques ministérielles ne doit être interprété comme signifiant que tel est le cas. Nous respectons le professionnalisme de nos éducatrices et éducateurs et nous attendons d'eux qu'ils prennent les décisions qui permettront aux élèves de comprendre leurs erreurs et les motiveront à obtenir de meilleurs résultats scolaires.

Pourquoi le gouvernement s'évertue-t-il à prévenir l'échec scolaire?

Les conséquences de l'échec scolaire peuvent être très élevées, aussi nous ne prenons pas ce problème à la légère. Nous estimons qu'il faut donner aux élèves de multiples possibilités de se remettre sur la bonne voie afin qu'ils puissent bénéficier d'un avenir prometteur.

Un diplôme d'études secondaires ouvre une quantité de portes. Par contraste, un élève qui n'obtient pas son diplôme se heurtera à des obstacles et à des défis tout au long de sa vie, d'après un récent rapport du Conseil canadien sur l'apprentissage. Ainsi, il peut s'attendre à gagner 100 000 $ de moins en termes de revenus et à jouir moins longtemps d'une qualité de vie raisonnable. L'impact sur la société est également considérable puisque les décrocheurs sont surreprésentés dans la population carcérale et coûtent au système d'aide sociale et de soins de santé 12 000 $ supplémentaires par an.

Qu'est-ce qu'un programme de récupération de crédits? Comment aide-t-il les élèves?

Un élève qui échoue à un cours travaille avec une enseignante ou un enseignant pour repasser les unités pour lesquelles ses résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes. Cela donne à l'élève une autre possibilité de prouver sa compréhension de sujets spécifiques, au lieu de recommencer le cours dans son intégralité. Pour s'inscrire au programme de récupération de crédits, un élève doit obtenir l'approbation de l'équipe responsable du programme de récupération de crédits de son école qui inclut la directrice ou le directeur d'école, l'enseignante ou l'enseignant pour la réussite des élèves et le responsable de l'orientation.

La note finale de l'élève pour le programme est déterminée individuellement en fonction de la réalisation des attentes figurant dans le curriculum du palier secondaire. Les élèves obtiennent uniquement leurs crédits au mérite. Les écoles ontariennes ne distribuent pas « gratuitement » des diplômes; elles aident un plus grand nombre d'élèves à relever le défi.

Quels autres aides sont disponibles pour les élèves en difficulté au secondaire?

Nous avons ajouté une enseignante ou un enseignant pour la réussite des élèves dans chaque école secondaire qui se dédie entièrement aux élèves en difficulté. Cette enseignante spécialisée ou cet enseignant spécialisé est soutenu(e) par une équipe responsable de la réussite des élèves comprenant la directrice ou le directeur d'école, la conseillère ou le conseiller d'orientation et d'autres enseignantes ou enseignants. Ensemble, ils veillent à ce que les élèves reçoivent l'attention dont ils ont besoin pour réussir et à ce qu'aucun élève ne passe à travers les mailles du filet.

Les élèves disposent également de meilleures opportunités pour concilier leurs qualités et leurs centres d'intérêt avec un plus grand nombre d'options d'apprentissage grâce à la Stratégie visant la réussite des élèves. Cette initiative inclut des Majeures haute spécialisation en construction, agriculture et transport, et dans 11 autres secteurs professionnels. Le programme d'éducation coopérative a également été étendu; les élèves peuvent désormais inclure deux crédits d'éducation coopérative pour répondre aux exigences obligatoires afin d'obtenir leur diplôme.