Prix du premier ministre pour la tolérance dans les écoles

Lauréats du Prix du premier ministre pour la tolérance dans les écoles 2016-2017


Black River Public School, Sutton

York Region District School Board

Retenir l’attention de tous les élèves

Les élèves de l’école Black River Public School ont d’importants besoins scolaires et socio-économiques. Le personnel a relevé les défis que posent la pauvreté, les besoins particuliers, les anomalies, les problèmes d’assiduité et la population de passage, d’une part, en établissant des attentes élevées en matière de caractère et d’inclusion et, d’autre part, en désignant certains locaux de l’école comme lieux sûrs. Voici les initiatives à l’origine de nombreux changements positifs au sein de l’école :

  • B.E.A.R (Be Excellent and Respectful) Spirit : (un esprit d’excellence et de respect) Cette politique règne dans toute l’école. Les élèves organisent des cérémonies de récompense et des journées commémoratives qui rendent hommage aux succès de leurs camarades dans les domaines scolaire, comportemental et sportif. Ils sont également fiers de leur esprit de communauté et participent à des événements organisés en faveur de la collectivité, tels qu’une collecte d’aliments pour les familles dans le besoin ou un concert donné par leurs camarades afin de recueillir des fonds pour la lutte contre le cancer.
  • Promouvoir l’acceptation : Convaincus que tous les enfants peuvent apprendre, s’épanouir et réussir, le personnel célèbre la croissance sous toutes ses formes, encourage l’ensemble des élèves à répondre à des attentes élevées et veille à ce que chaque élève rejoigne une équipe ou un club ou fasse partie d’un spectacle.
  • Profiter de « la zone » : L’école Black River Public School a mis en place de nombreuses stratégies pour améliorer la concentration des élèves et leur apprendre à ne pas se laisser distraire. Ceci facilite l’apprentissage et permet aux élèves de dire qu’ils sont dans « la zone ». L’école met par exemple des lieux sûrs à la disposition des élèves, au sein des salles de classe ou dans des pièces distinctes, où ils peuvent se retirer et décompresser. La zone est par ailleurs un endroit où les élèves peuvent se relaxer, discuter, résoudre des problèmes ou encore participer à des clubs variés et faire des travaux d’artisanat. Les élèves peuvent s’y détendre, se désaltérer, prendre un en-cas ou se servir de balles de yoga et de vélos stationnaires pour se défouler. Le personnel utilise un vocabulaire commun et un codage par des couleurs pour définir des « zones de régulation » correspondant aux différents stades de la santé affective et enseigner des stratégies d’autorégulation.

L’école Black River Public School est incontestablement dans « la zone ». Elle a vu ses élèves progresser à bien des égards, aussi bien sur le plan du comportement individuel et social que des résultats scolaires. Les problèmes de comportement et les suspensions ont par exemple presque diminué de moitié, tandis que les résultats des élèves de 3e année aux tests de lecture, d’écriture et de mathématiques de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) ont très nettement progressé, se hissant au-dessus de la moyenne provinciale.


Chinguacousy Secondary School, Brampton

Peel District School Board

Établir une communauté sécuritaire et accueillante

L’école secondaire Chinguacousy Secondary School s’est efforcée de redéfinir sa communauté après avoir connu une réduction du nombre des élèves inscrits et des membres du personnel enseignant et une baisse de moral collective. Elle s’est aussi engagée à rétablir sa réputation, ternie par des épisodes de violence et par les difficultés sociales ou économiques auxquelles ses élèves sont confrontés. Trois initiatives ont contribué à créer un climat de sécurité et d’acceptation dans cette école :

  • Au-delà de la souffrance : Plus de quarante élèves de l’école ont suivi les cours d’Éducation au respect et le Programme de prévention de l’intimidation et du harcèlement « Au-delà de la souffrance » de la Croix-Rouge canadienne. Parmi eux, onze élèves ont suivi la formation requise pour animer le programme Relations saines chez les jeunes. Ces jeunes animateurs ont depuis offert des présentations sur des thèmes tels que les relations saines et l’intimidation à des élèves d’écoles secondaires et d’écoles nourricières. Ils ont également organisé d’autres événements liés à la Journée du rose et à la Semaine de la santé mentale pour enfants.
  • Link Crew (équipe de liaison) : Dans le cadre de ce programme de leadership et de transition très populaire, des élèves des classes supérieures offrent du soutien scolaire aux élèves de la 9e année et les aident à tisser des liens sociaux dès la rentrée et durant toute l’année. Les mentors font des présentations en classe sur des sujets variés comme l’établissement d’objectifs et la résilience, en plus d’organiser des jeux et des soirées le vendredi. Where Everyone Belongs (WEB), une initiative complémentaire lancée dans l’école nourricière, met l’accent sur l’appartenance et a contribué à une plus grande efficacité de ce programme.
  • Groupes de garçons et de filles : Ces groupes, encadrés par des membres du personnel enseignant et de la collectivité, ont réussi à forger de bonnes relations avec des élèves à risque et les ont aidés à développer un plus grand sentiment d’appartenance par l’entremise d’activités physiques. De plus, des réunions hebdomadaires sont organisées afin de proposer des ateliers, sur des thèmes tels que les aptitudes à la vie quotidienne, et les élèves participent chaque année à une conférence pour apprendre comment donner l’exemple d’un leadership positif et comment appuyer de futurs programmes.

La mise en place de programmes de ce type est rendue possible grâce à l’initiative Écoles secondaires urbaines et prioritaires, qui octroie un financement visant à offrir les mêmes possibilités et soutiens aux jeunes dans des collectivités confrontés à divers défis. Les efforts déployés par l’école secondaire Chinguacousy Secondary School pour créer un environnement sûr et accueillant portent leurs fruits. Les suspensions sont en forte baisse et le pourcentage d’élèves qui déclarent se sentir en sécurité à l’école est passé de 88 à 98.


Collège catholique Mer Bleue, Orléans

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE)

Créer une communauté bienveillante

Le Collège catholique Mer Bleue a lancé une initiative qui met l’accent sur la bienveillance, dans le but de renforcer la gentillesse, l’empathie et d’autres formes de soutien affectif au sein de l’établissement. La mise au point de cette initiative et la coordination de sa mise en œuvre ont représenté un travail immense auquel l’ensemble du personnel et des élèves a collaboré. L’initiative englobe ce qui suit :

  • Cours sur la bienveillance : Tous les élèves et les enseignants assistent, une fois par semaine, à un cours de 75 minutes au cours duquel divers thèmes sont abordés, tels que les relations saines, la gestion du stress, l’acceptation de soi et la prévention de la cyberintimidation. Chaque groupe est composé de dix-sept élèves et d’un mentor (une enseignante ou un enseignant). Une fois formés, ces groupes restent les mêmes de la 9e à la 12e année.
  • Collecte de données sur le climat scolaire : Quatre fois par an, les élèves sont invités à participer à une enquête. Les réponses recueillies permettent d’évaluer le climat scolaire, de déterminer quelles interventions prévoir pour repérer les élèves à risque ou encore de choisir les thèmes à aborder lors des cours sur la bienveillance. Elles permettent également au personnel enseignant d’évaluer l’efficacité de ses actions pour ce qui est de forger des relations de confiance avec les élèves et d’enseigner la résilience.
  • Champions de la bienveillance : Il s’agit d’élèves qui cultivent la bienveillance et s’impliquent activement dans les salles de classe, au sein du Comité de bienveillance ou d’autres comités ou clubs, en organisant des activités. L’association des élèves a par exemple organisé une collecte de fonds en faveur des enfants malades de la collectivité et un autre groupe d’élèves a mis sur pied des activités de sensibilisation à la tolérance et à l’inclusion.

Selon les résultats de la plus récente enquête, le pourcentage d’élèves qui se sentent bien à l’école, qui ont un sentiment de bien-être personnel et qui estiment que l’école est accueillante est en hausse. Les commentaires concernant les cours de bienveillance sont très favorables. Aux dires des élèves, ces cours les aident à mieux gérer leur stress, de même qu’à faire preuve de plus de considération et de confiance envers les autres lors des travaux en équipe.


Dundas Valley Secondary School, Hamilton

Hamilton Wentworth District School Board

Une école, une vision de l’avenir

En 2014, l’école secondaire Dundas Valley Secondary School est née de la fusion de deux établissements. Dans un premier temps, elle a dû relever le défi de créer une communauté scolaire accueillante et unie, ralliée autour d’une même vision. La détermination de l’école à accepter et respecter tous les points de vue a été manifeste à travers un grand nombre de ses décisions et initiatives, destinées à donner une voix à chacun et à rassembler tous les intéressés. Voici quelques faits saillants :

  • Nouvelle vision de l’école : Grâce à un processus ouvert et réfléchi, les élèves se sont interrogés sur le caractère que leur école devrait avoir. De cet exercice fut issue la vision d’une « culture empathique de respect et d’apprentissage consciente des droits de la personne », laquelle a été rendue publique lors d’une journée portes ouvertes et d’une cérémonie d’inauguration, toutes deux animées par les élèves.
  • Commission de vérité et de réconciliation : Fidèle à sa nouvelle vision, l’école s’est engagée à faire honneur aux travaux de la Commission de vérité et réconciliation en éduquant sa communauté sur la réconciliation et en s’efforçant de comprendre les 94 appels à l’action formulés par la Commission. Ainsi, les élèves ont aménagé un jardin du souvenir en hommage aux survivants des pensionnats et l’école s’est engagée à incorporer l’histoire des Autochtones du Canada dans le curriculum.
  • Objectifs de développement durable des Nations Unies : Les pratiques de prise de décisions de l’école sont fondées sur les objectifs de développement durable des Nations Unies, lesquels sont affichés dans son hall d’entrée. Le personnel enseignant fait par ailleurs toujours le lien entre les équipes, les cours ou les activités et l’un de ces 17 objectifs, en plus d’encourager les élèves à en apprendre plus sur les objectifs en faisant des recherches dans le cadre de leurs travaux.

L’école secondaire Dundas Valley Secondary School a créé un environnement accueillant en mettant l’accent sur la justice et l’égalité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son enceinte. L’administration constate d’ailleurs que les comportements négatifs, le vandalisme et les bagarres entre élèves ont diminué. Pleins de nouvelles idées et d’énergie, les élèves ont demandé le lancement de nouvelles initiatives et la création de nouveaux clubs, comme un club des droits de la personne, ou encore l’organisation d’événements reflétant l’actualité mondiale et les tragédies survenant sur la scène internationale.


Eganville and District Public School, Eganville

Renfrew County District School Board

Apprendre ensemble sur les peuples autochtones et leur culture

Un sondage auprès de groupes de consultation formés d’élèves de l’école Eganville District Public School, dont 20 % de la population étudiante environ est autochtone, a révélé que les élèves autochtones sont la cible de préjugés, tant subtils que manifestes. Le personnel de l’école a donc entrepris la tâche difficile d’explorer ses propres préjugés, et s’est mis en relation avec la communauté algonquine locale pour en apprendre davantage sur la culture des Autochtones et leur vision du monde, afin de pouvoir adapter l’enseignement en conséquence. Voici quelques-unes des façons dont la culture de l’école a évolué :

  • Apprentissage professionnel : Tout le personnel a participé à une enquête à l’échelle de l’école sur les méthodes d’enseignement que peuvent adopter les enseignantes et enseignants qui ont des élèves autochtones dans leur classe pour tenir compte de la culture de ces derniers. Le personnel collabore dorénavant avec les membres de la collectivité pour accorder une plus grande place à la culture autochtone au sein de l’école. L’enseignement a par exemple été modifié, pour que tous les élèves, du jardin d’enfants jusqu’à la 3e année, se familiarisent avec les langues et la culture autochtones, et ce, principalement par l’entremise du programme de développement du caractère et de sa transmission des sept enseignements sacrés des aînés.
  • Lieu d’apprentissage culturellement adapté : Non seulement l’école est-elle décorée de peintures murales et d’artéfacts représentatifs de la culture autochtone, mais les élèves sont aussi invités à exprimer leurs préoccupations en matière de racisme lors d’assemblées et de discussions en classe.
  • Mathématiques et tissage algonquin : Cette recherche en mathématiques d’une durée de quatre ans est menée en collaboration avec la Première Nation algonquine de Pikwàkanagàn, un chercheur de l’Université Lakehead et le ministère de l’Éducation. Elle vise à incorporer des perspectives autochtones au programme-cadre de mathématiques de l’Ontario en prenant appui sur des activités ancestrales des Algonquins. La « richesse mathématique » des activités traditionnelles de perlage, par exemple, facilite l’acquisition d’un raisonnement numérique, spatial et proportionnel, de même que l’apprentissage des schémas, de l’algèbre, des fractions et de la géométrie.

La recherche en mathématiques a eu une incidence positive sur la compréhension des mathématiques de l’ensemble des élèves et sur leurs résultats aux tests de l’OQRE. L’information recueille indique que les élèves autochtones se sentent acceptés et que les membres de la communauté ont remarqué que la philosophie de l’école par rapport à l’enseignement et aux élèves autochtones a changé de façon significative.


Francis Libermann Catholic Secondary School, Scarborough

Toronto Catholic District School Board

Répandre la bonté et le respect en ligne

L’école secondaire catholique Frances Libermann Catholic Secondary School, véritable ruche d’activité en pleine expansion, mesure toute l’importance de transmettre aux élèves les valeurs que sont le respect, la sécurité et l’inclusion. En ralliant l’ensemble de son personnel et de ses élèves à cette cause, elle a transformé l’environnement scolaire et mis fin aux fréquents abus des médias sociaux par ses élèves. L’école a eu recours à une variété de moyens pour renforcer son message : des activités d’apprentissage professionnel, l’organisation d’assemblées et de discussions en salle de classe avec les élèves des différentes années, ou encore des partenariats avec différents clubs scolaires. Elle a par ailleurs lancé les initiatives suivantes :

  • Falcon Chill Zone : L’école a aménagé un local calme et sécuritaire, où les jugements n’ont pas leur place. Ce local est ouvert aux élèves stressés ou à ceux qui cherchent à trouver une solution à un conflit, y compris un conflit résultant d’un mauvais usage des médias sociaux.
  • Kindness Never Goes Out of Style : Cette campagne de lutte contre l’intimidation, dont le slogan dit que la gentillesse est toujours de mise, apprend aux élèves à devenir des chefs de file et des modèles à suivre en matière d’action communautaire. Elle inclut :
    • une exhortation à réfléchir avant d’afficher quoi que ce soit;
    • une invitation à prendre l’engagement de ne jamais humilier ni exclure qui que ce soit, à ne faire de mal à personne et à défendre quiconque est victime d’intimidation;
    • une application anonyme qui permet aux élèves de signaler tout acte d’intimidation sans s’identifier;
    • un mois de la gentillesse, durant lequel les élèves s’envoient les uns les autres des douceurs (chocolat, bonbons, etc.) accompagnées d’un gentil message.
  • Be Prepared, Be Aware. Cette campagne de sensibilisation aux médias sociaux sur le thème « Préparation et prévention » a rappelé l’importance de faire un usage responsable et respectueux de ces nouveaux médias. Elle a abordé des sujets tels que la dépendance et le sentiment d’isolement que les médias sociaux peuvent engendrer, les effets néfastes de ces médias pour la santé et la transmission d’images ou de photos inappropriées. Une présentation complémentaire à l’intention des parents a aussi porté sur les tendances en matière de médias chez les jeunes et sur certaines façons d’aider les élèves à faire un usage responsable des médias.

Ces initiatives se sont traduites par un signalement plus fréquent d’éventuels incidents avant même que ceux-ci ne se produisent et donc par des interventions plus efficaces. Les résultats d’une enquête sur la sécurité dans l’école montrent par ailleurs que les élèves sont moins victimes d’abus verbaux ou de harcèlement et sont témoins de moins d’incidents de violence physique, de vols et d’activités associées au crime organisé.


Guildwood Junior Public School, Scarborough

Toronto District School Board

Le bien-être, l’apprentissage et le leadership pour tous

L’école élémentaire Guildwood Junior Public School, une école modèle en milieu urbain, s’est engagée à promouvoir la réussite de tous ses élèves, dont bon nombre vivent dans la pauvreté, se heurtent à des obstacles linguistiques ou ont des difficultés d’autorégulation, de gestion des conflits ou d’apprentissage. L’école a trouvé des solutions à ces problèmes et a su créer un environnement d’apprentissage sain et équitable, et ce, par l’entremise des programmes suivants :

  • Écoécoles : Lors des douze dernières années, Guildwood a été reconnue comme étant une écoécole de niveau platine, la plus haute désignation possible du programme ÉcoÉcoles. Ses élèves apprennent à apprécier la nature lors de leçons données en plein air et de travaux pratiques effectués dans la cour, dans un coin de jardinage ou dans une zone d’études écologiques de l’école, où ils sont invités à participer à tous les aspects de la plantation, de la culture et de la récolte d’une variété de plantes.
  • Leadership et apprentissage : L’équité, l’inclusion et le bien-être sont des valeurs abordées au sein des clubs de leadership pour les filles et les garçons, dont les membres explorent des sujets tels que l’estime de soi, l’identité et la résilience. Les membres participent à des activités renforçant leur esprit d’équipe, ont recours aux médias pour traiter d’enjeux variés et organisent une campagne de collecte de fonds et d’action sociale. De plus, des activités hebdomadaires visant à favoriser de saines amitiés sont organisées par des mentors adolescents et une coordonnatrice ou un coordonnateur de l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs du Canada.
  • Vie en santé : L’école organise dans ses locaux des cliniques de soins dentaires et de soins de la vue, de même que des programmes de conditionnement physique, en plus d’avoir un programme de distribution de collations santé. Elle offre par ailleurs un programme-cadre sur la santé et le bien-être qui enseigne aux élèves comment gérer leurs émotions et qui leur transmet l’importance de la santé mentale, tant en classe qu’à l’extérieur de l’école.

L’école a lancé un grand nombre d’autres initiatives, y compris une Journée annuelle de la santé et du bien-être, une formation sur la pleine conscience et des assemblées scolaires pour le développement du caractère. Elle s’est aussi engagée à s’assurer que tous les élèves puissent se joindre aux équipes et aux clubs scolaires. Cette foule de programmes et d’idées a permis à la Guildwood Junior Public School d’atteindre ses objectifs sur le plan social et scolaire. Parmi ses élèves de 5e année et de 6e année, 90 % disent participer davantage à la vie de l’école que par le passé. La capacité accrue des élèves à réguler leurs émotions et à gérer les conflits est évidente, car les renvois au bureau de la direction ont diminué de 30 à 40 %. Les résultats des élèves aux tests de lecture de l’OQRE se sont améliorés de 17 % en un an.


Kingswood Drive Public School, Brampton

Peel District School Board

Mettre l’accent sur la santé et la compassion de la collectivité

La collectivité de l’école Kingswood Drive Public School se heurte à des difficultés variées. Par exemple, un grand nombre de parents ont des compétences assez faibles en lecture et en écriture et ne sont donc pas à l’aise de participer aux activités scolaires. Néanmoins, l’école a déployé des efforts considérables pour offrir un climat d’apprentissage positif à ses élèves et se présenter comme un lieu d’accueil ouvert à l’ensemble de membres de la collectivité, notamment grâce aux initiatives suivantes :

  • Réparation des torts : Le personnel et les élèves se réunissent tous les lundis matin au sein de « cercles communautaires » pour forger des relations, renforcer leur empathie et discuter de sujets d’actualité à l’école, dans la collectivité ou dans le monde. Des « cercles réparation » servent aussi de solution de rechange à la punition, en ce sens qu’ils permettent aux parents, aux élèves, aux enseignants et aux responsables de l’administration scolaire de résoudre leurs problèmes et de rétablir de bonnes relations.
  • Alimentation saine et activité physique : L’école apporte une aide alimentaire et financière aux élèves qui en ont besoin, en plus de leur fournir des articles de première nécessité tels que des vêtements. Elle a collaboré avec le YMCA et l’organisme Breakfast for Kids pour que ses élèves aient accès à des aliments sains, tels que des sacs-repas ou des fruits frais. Le personnel anime aussi quantité d’activités parascolaires, allant de l’artisanat à la danse jazz. Plus de 72 % des élèves bénéficient du soutien alimentaire et des activités parascolaires, lesquels favorisent leur bien-être, leur participation et leur bon comportement.
  • Mobilisation des parents : Pour certains parents, de longues heures de travail et un faible niveau d’alphabétisation compliquent la participation aux événements de l’école et la contribution à l’apprentissage de leurs enfants. L’école encourage les parents d’élèves à participer au plus grand nombre d’activités possible, notamment aux assemblées convoquées pour saluer les qualités des élèves ou encore aux activités sociales, telles que des soirées de cinéma. De plus, elle fait connaître les réussites scolaires des élèves par l’entremise de journées portes ouvertes, d’une exposition et des médias sociaux.

Ces pratiques réparatrices ont amélioré la communication entre les élèves, renforcé leurs bons comportements, réduit les suspensions et donné naissance à des stratégies novatrices de résolution de problèmes. Le bénévolat et la participation des parents sont très nettement en hausse. Le climat positif, l’adaptation de l’enseignement et les interventions précoces ont aussi amélioré l’apprentissage des élèves, qui obtiennent de meilleures notes en mathématiques et en lecture.


Kirkland Lake District Composite School, Kirkland Lake

District School Board Ontario North East

Réconciliations et conversations honnêtes

L’école Kirkland Lake District Composite School a pris l’engagement d’être à l’écoute de ses élèves et de faire de son mieux pour améliorer les relations avec les collectivités autochtones locales, relations qui, par le passé, étaient souvent tendues. Une enquête et plusieurs groupes de consultation lui ont permis de se fixer une série de priorités précises et elle a donné le feu vert à trois initiatives menées par les élèves :

  • Learning on the Land : Dans le cadre de ce programme de « retour aux sources », les aînés de la communauté de la Première Nation de Matachewan ont offert un apprentissage culturel et expérientiel aux élèves, notamment en ce qui concerne les traditions orales. Inspirés, les élèves ont créé des installations telles qu’une peinture murale représentant des sages autochtones et ont amené des élèves du primaire à participer à des activités traditionnelles comme le tambourinage. Une collecte de fonds a par ailleurs permis à des membres de la communauté autochtone de visiter l’école. Enfin, les élèves ont eu l’occasion d’enrichir leur apprentissage pratique par l’entremise de plusieurs sorties, dont une au Musée canadien du canoé.
  • REDress Project : L’an dernier, les élèves qui suivent les cours d’études autochtones ont participé à cette initiative qui consiste à suspendre des robes rouges à la mémoire des femmes autochtones assassinées ou enlevées, ce qu’ils ont fait dans le hall principal de l’école. Cette année, ils ont ajouté une dimension interactive à l’événement en invitant les membres de la collectivité à lire les profils des femmes autochtones et à créer des pans de tissu représentant des robes, qui ont été cousus sur des bannières et suspendus dans les écoles participantes.
  • Parler haut et fort de la santé mentale : Cinquante élèves ont participé à cette campagne de sensibilisation destinée à remédier au manque de soutien en santé mentale dans les communautés autochtones éloignées. La composition d’un chant scandé pour rappeler l’existence de la ligne téléphonique Jeunesse, J’écoute et l’interprétation d’une pièce sur le legs des pensionnats sont d’autres stratégies qui ont permis de « parler haut et fort » de la santé mentale.

La communauté de l’école est dynamique et chaleureuse. Une journée dite Orange Shirt Day, durant laquelle tout le monde est invité à se vêtir d’un haut orange pour rendre hommage aux survivants des pensionnats, a attiré une participation sans précédent de la part de la communauté. L’initiative REDress a favorisé le dialogue sur des sujets tels que le racisme systémique et la violence envers les femmes. « Parler haut et fort » a encouragé les élèves à dévoiler leurs problèmes de santé mentale et a alimenté la réflexion sur la meilleure façon de venir en aide aux élèves aux prises avec de tels problèmes. Les données d’enquête confirment une forte augmentation de l’assiduité, de la réussite scolaire et du nombre d’élèves ayant un sentiment d’appartenance à l’école et à la collectivité.


St. Mary Catholic Secondary School, Pickering

Durham Catholic District School Board

Défense des intérêts de tous les élèves

Sachant que les malentendus font souvent obstacle au changement positif, l’école secondaire catholique St. Mary Catholic Secondary School a fait de gros efforts pour favoriser un climat d’inclusion et de compréhension, et ce, par l’entremise d’une variété d’initiatives ciblant l’ensemble des élèves et des membres du personnel :

  • Making Connections (établir des liens) : Des élèves mentors des classes supérieures ont été jumelés à des élèves à risque de la 9e année. Leurs relations sociales, cultivées dans le cadre de réunions hebdomadaires et d’activités structurées, ont renforcé la résilience des plus jeunes élèves, leur sentiment d’appartenance et leur capacité à défendre leurs propres intérêts. Au cours de la prochaine année scolaire, les élèves feront la promotion de ce programme dans l’école nourricière et s’assureront qu’un réseau de soutien adéquat sera en place pour répondre aux besoins de tous les nouveaux élèves.
  • See Different (voir les choses différemment) : Cette initiative visait à dissiper les mythes et les malentendus concernant les difficultés d’apprentissage. De concert avec le Centre canadien pour la diversité et l’inclusion, le personnel de l’école et divers élèves leaders ont conçu des séminaires de sensibilisation interactifs destinés à favoriser l’acceptation des élèves ayant des difficultés d’apprentissage et la compréhension de ces difficultés, de même que l’échange d’idées permettant de soutenir ces élèves avec compassion. Elle a aussi aidé les élèves ayant des difficultés d’apprentissage à comprendre qu’aucun obstacle n’est insurmontable, pas même l’échec scolaire.
  • Alliance for Compassion (A4C) : Ce groupe de soutien a été mis sur pied pour répondre aux besoins de la communauté LGBTQ+ de l’école. L’alliance A4C a organisé une « semaine de compassion » dans le but de dissiper certains mythes, de promouvoir un environnement sûr et chaleureux et d’examiner en quoi le Code des droits de la personne et les enseignements de l’église catholique sur la justice sociale prônent la dignité des membres de la communauté LGBTQ+. En association avec le Fonds Égale Canada pour les droits de la personne, l’école a aussi offert une formation aux membres de son personnel.

Ces initiatives, en plus d’autres projets comme une campagne de lutte contre l’intimidation, ont fait une différence énorme à l’école. Le pourcentage d’élèves se sentant en sécurité à St. Mary a augmenté et les signalements de harcèlement verbal ont diminué. La proportion d’élèves estimant que les notes sont un obstacle à l’apprentissage est passée de 60,5 % à 24 %. Le pourcentage d’élèves disant que leur orientation sexuelle est un obstacle à l’apprentissage est passé de 9,3 % à 2,8 %. Enfin, 64 % des élèves ont dit que le fait de se familiariser avec le vécu et les réalisations des membres de la communauté LGBTQ+ les a aidés à mieux comprendre et accepter ces derniers, contre 22 % par le passé.