Recherche en éducation

Initiative « Qu'as-tu fait à l'école aujourd'hui? »

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PENNY MILTON : Qu'as-tu fait à l'école aujourd'hui? est une initiative de recherche et développement coordonnée à l'échelle nationale qui est au centre de notre concentration sur l'apprentissage des adolescents. Son nom véhicule tout de suite de quoi il s'agit : des élèves. Et aussi du fait que nous savons très bien ce que bien des adolescentes et adolescents ont tendance à répondre à cette question  par un « pas grand-chose » ou encore « rien ».

ANITA SIMPSON : L'engagement des élèves du secondaire n'est souvent pas celui que nous souhaitons. Cela représente un défi énorme et soulève la question de savoir ce qu'il faut faire pour stimuler leur engagement. Car nous savons que de nos jours, il faut qu'ils veuillent apprendre pour réussir tant sur le plan personnel que professionnel.

PENNY : La mobilisation autour de l'idée que les enfants devraient plutôt dire « devine ce que j'ai fait à l'école aujourd'hui » et qu'ils devraient exprimer de l'enthousiasme par rapport à leur apprentissage a le don d'inspirer les gens.

NARRATION :
Les partenaires de recherche sont : l'Association canadienne d'éducation (ACE), le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA), l'organisation The Learning Bar et 15 districts scolaires de partout au Canada. L'ACE, le CCA et les conseils scolaires participants ont chacun contribué le tiers des fonds.

Ces organismes travaillent ensemble à enchâsser la recherche collaborative dans les écoles, les conseils scolaires et les réseaux nationaux.

ANITA : Lorsqu'on utilise la recherche pour aider les enseignantes et enseignants à comprendre leurs pratiques, ils sont plus enclins à s'engager dans la démarche, à en voir la valeur, à y croire. Et c'est extrêmement motivant d'obtenir des données relatives à notre propre école, à nos élèves et à notre communauté. Le fait d'apprendre directement des élèves ce qu'ils trouvent important a modifié notre façon de penser et nous a poussés à mieux connaître ces facteurs.

PENNY : La Conférence d'Edmonton « a engagé la participation des enseignants, et des apprenants », et nous a acheminés sur la voie de l'examen du lien entre l'enseignement et l'apprentissage. Je veux dire que si nous voulons des élèves engagés, il faut sûrement des enseignants engagés. Et à quoi cela ressemble-t-il?

Vidéo d'un élève : Il faudra peut-être que les élèves prennent l'initiative de se demander : « Est-ce que je devrais entreprendre un projet pour présenter les personnages de ce roman parce que j'ai une vraie bonne idée? » Et j'espère qu'ils pourront en parler à leurs enseignantes et enseignants, que ces derniers seront ouverts à l'idée et qu'ils diront : « Quelle bonne idée! Toute la classe pourrait peut-être l'essayer » ou autre chose du genre.

Vidéo d'un élève : Tout le processus m'a mis au défi de sortir de ma zone de confort et de poser un tas de questions pertinentes sur le sujet.

Vidéo d'un élève : et se mettre au défi veut dire qu'on s'en souviendra et qu'on relèvera des défis toute sa vie… qu'on se dira : « Oh, je peux courir plus vite que toi ». On se souviendra toujours de ces moments-là, et je crois que c'est important de s'imposer des défis pour apprendre.

NARRATION :
Jusqu'à maintenant, il a fallu relever de grands défis pour mettre en œuvre Qu'as-tu fait à l'école aujourd'hui?

  1. Concilier les divers intérêts des partenaires de recherche.
  2. Surmonter les obstacles créés par les changements de personnel dans les districts.
  3. La difficulté de diriger les nouveaux venus vers l'initiative.

PENNY : Un partenariat doit porter sur quelque chose qu'on ne peut pas faire soi-même, ce qui oblige à réunir une variété d'intérêts divers. L'un des premiers défis a été de conceptualiser le cadre de travail de l'initiative. Un élément de notre stratégie a été de rassembler à l'occasion les écoles et districts participants pour les garder dans le réseau de manière à ce que les moins énergiques voient ce que font les autres.

ANITA : Lorsque les enseignantes et enseignants ont constaté que leur école ou eux-mêmes pouvaient poser une ou deux questions relatives à leur situation ou à des initiatives de leur communauté scolaire, on a vu leur engagement s'accroître.

PENNY : La Conférence de Winnipeg a été la seconde conférence de district annuelle que nous avons organisée. Ces rassemblements ne s'adressent qu'à une équipe de personnes des districts participants, qui nous aident aussi à déterminer l'ordre du jour des conférences. Celui qui a été proposé pour cette année était une concentration plus grande sur l'élaboration de méthodes d'enseignement, sur les changements didactiques.

Vidéo d'un élève : Notre école compte environ mille deux cents personnes, mais il n'y en a que 600 d'engagées; l'autre moitié ne l'est pas.

Vidéo d'un élève : C'est seulement la moitié de l'école qui est intellectuellement engagée dans les cours.

Vidéo d'un élève : Il n'y en a que 51 %, alors il faut faire monter ce pourcentage.

NARRATION :
La collaboration se fait à plusieurs niveaux.

D'abord, au sein des écoles, le sondage des élèves donne à ces derniers la possibilité de s'exprimer régulièrement sur l'engagement des gens dans leur école et leur classe, ce qui donne au personnel (et aux élèves) la possibilité d'interpréter les données et d'y réagir, et de mieux comprendre l'engagement des élèves dans le contexte de leurs pratiques quotidiennes.

La collaboration est aussi possible entre les écoles d'un même district. L'initiative repose sur un ensemble précis d'idées et d'objectifs, mais n'impose pas de mode de participation aux districts.

Enfin, l'ACE, au moyen d'un réseau national, permet à tous les niveaux de leadership de participer à la conceptualisation de l'initiative et à la réflexion sur ses divers éléments.

ANITA : Je crois que ce partenariat a bien fonctionné grâce au grand esprit de collaboration et de soutien de l'ACE, et du fait qu'elle a donné à tous les participants l'espace nécessaire pour qu'ils réfléchissent sur leur rôle au sein de l'initiative.

PENNY : Les écoles gagnent à se concentrer sur ce qui compte pour leurs élèves. Par exemple, nous avons vu le nombre d'interventions disciplinaires de la direction diminuer beaucoup en une seule année dans les écoles où l'on a travaillé expressément à engager les élèves et à parler de ce qui les aiderait à apprendre et de ce qu'il fallait changer.

ANITA : Ce que je conseille aux personnes qui envisagent de participer à une recherche collaborative, c'est de le faire. Lorsque des gens travaillent ensemble sur un même problème, ou se questionnent dans la poursuite d'un but commun, l'apprentissage collectif qui en résulte est pas mal étonnant.

PENNY : Si on veut changer l'éducation, il faut travailler avec les personnes qui ont pour tâche d'enseigner aux jeunes. C'est ainsi que nous atteindrons notre objectif.