Recherche en éducation

Qu'est-ce qui fait un bon partenariat de recherche?

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Joan Green : Les relations réciproques, respectueuses et collaboratives caractérisent les partenariats de chercheurs et de praticiens qui portent fruit, et, de plus grande importance, qui font une grande différence pour les élèves. Pour nous aider dans cette démarche, nous avons demandé à des membres de partenariats de recherche de nous faire part de leur expérience. Nous savons que les partenariats de recherche fructueux reposent sur de bonnes relations professionnelles. Une collaboration exceptionnelle se crée lorsque les frontières traditionnelles sont abolies pour créer les meilleurs milieux d'apprentissage possibles pour nos élèves.

Penny Milton : Un partenariat doit porter sur quelque chose qu'on ne peut pas faire soi-même, ce qui oblige à réunir une variété d'intérêts divers. L'un des premiers défis a été de conceptualiser le cadre de travail de l'initiative. Un élément de notre stratégie a été de rassembler à l'occasion les écoles et districts participants pour les garder dans le réseau de manière à ce que les moins énergiques voient ce que font les autres.

Jackie Oxley : Je crois que l'un des facteurs clés de notre alliance a été notre démarche initiale pour comprendre la nature du mandat de chacun, et les défis et obstacles qu'ils affrontaient.

Shelley Lothian : Nombre des politiques financières ne soutiennent pas l'intégration des services, de sorte qu'il est très difficile pour les partenaires de secteurs différents de partager leurs ressources. Alors, pour contourner en partie le problème, nous avons rédigé une entente plus officielle sur la façon dont nous allions travailler ensemble, qui nous a permis de partager certaines des ressources d'importance cruciale pour aller de l'avant.

Richard Stein : La collaboration constitue un atout majeur, car elle incite les enseignants à adopter une vision plus objective de leur pratique et de leur tâche, et à miser sur une approche rationnelle leur permettant de perfectionner leur méthode d'enseignement. Ultimement, c'est le rendement des élèves qui s'en trouve amélioré.

Judith Taylor: Les enseignants sont toujours à l'affût de pratiques efficaces et applicables en classes qui pourront aider les élèves à atteindre les objectifs. Dans cette optique d'approfondissement de la pédagogie, l'apport des chercheurs s'avère des plus utiles.

Chris Mattatal : Je voulais montrer aux enseignants ce que la recherche peut accomplir à long terme, pas seulement à court terme. J'ajouterais que mes études universitaires et mes connaissances en recherche ne m'ont pas aidé à me tailler une place parmi ces gens. J'ai dû gagner leur confiance et leur apporter quelque chose de tangible avant qu'ils en arrivent à dire « Ahhh, là tu parles. Ça commence à m'intéresser, je vais pouvoir mettre en pratique ce que tu me dis. »

En raison de leur horaire chargé, la plupart des enseignants n'ont pas le temps d'effectuer les recherches contextuelles démontrant l'efficacité de programmes, comme ALD ou de mesures d'évaluation fondées sur le curriculum. Mais à l'université, nous avons accès à tout un savoir ainsi qu'à une foule de données de recherches qui nous permettent de guider le conseil scolaire à la lumière des plus récentes découvertes.

Chris Suurtamm: Je crois que le partenariat a fonctionné parce qu'en tant que chercheurs nous respectons véritablement les différentes perspectives des gens. Nous savons aussi que ce n'est pas facile de changer les pratiques ou d'introduire de nouvelles idées pour enseigner les mathématiques. C'est très complexe. Cela force les enseignants à remettre leurs convictions en question. Cela déstabilise leur confiance, leur sécurité par rapport à leur manière de faire. Et nous avons bien fait attention à ces sentiments et les avons respectés.

Catherine Pawis : Pour ce projet, nous avons choisi de travailler avec l'Université York car nous entretenons des relations étroites avec cet établissement. Susan Dion, la chercheure principale, a déjà collaboré à notre comité consultatif sur l'éducation des Autochtones. Je connais son travail et elle a connaissance des priorités que nous nous sommes fixées au niveau du conseil pour l'éducation des Autochtones.

Celia Haig-Brown : Et il y a une réciprocité entre tous les partenaires du projet. Les chercheurs peuvent apprendre des gens sur le terrain. Et les gens sur le terrain apprennent des chercheurs qui font de la recherche de pointe. Et tout le monde s'inspire des idées des partenaires communautaires.