Recherche en éducation

Projet pilote pour les jeunes autochtones en milieu urbain

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Alayne Bigwin : Le projet urbain était une initiative issue du Cadre d'élaboration des politiques d'éducation autochtone. Dans ce document, on conseille de trouver les moyens d'appuyer les élèves des Premières nations, des Métis et des Inuits qui habitent dans un milieu urbain.

Sylvia Maracle : Ce projet visait particulièrement à répondre aux besoins des élèves autochtones qui vivent en milieu urbain … leurs familles, mais aussi leurs écoles et les autres élèves, et essayer de comprendre la situation des Autochtones qui habitent dans des centres urbains en Ontario.

NARRATION : Le Projet pilote pour les jeunes autochtones en milieu urbain a été lancé dans trois conseils scolaires de l'Ontario qui chacun employaient une méthode différente pour améliorer l'enseignement dispensé aux Autochtones, et qui comptaient chacun une proportion différente d'élèves autochtones. On avait prévu trois aspects pour le personnel enseignant : mettre au point ou acquérir des ressources pour les élèves autochtones; identifier les élèves autochtones et les appuyer; sensibiliser les élèves non-autochtones. Comme le ministère de l'Éducation voulait valider l'utilité de cet investissement, on a nommé une personne pour évaluer le projet à l'échelle provinciale. En plus, des chercheurs appartenant au milieu universitaire, aux conseils scolaires et au secteur privé ont aussi évalué le projet dans les trois lieux du projet pilote. Le premier partenariat concernait le conseil scolaire Lakehead District School Board et l'Université Lakehead.

Lisa Korteweg : Quand nous avons appris que le Projet pilote pour les jeunes autochtones en milieu urbain se déroulait dans le conseil scolaire de Lakehead – nos voisins et partenaires dans bien des initiatives pédagogiques à Thunder Bay – nous savions qu'il s'agissait d'une occasion à saisir.

Sherri-Lynne Pharand : Les pratiques exemplaires fondées sur la recherche sont tellement importantes en éducation et dans n'importe quel métier. À mon avis, ce partenariat illustrait parfaitement la collaboration exemplaire entre théorie et pratique, entre chercheur et salle de classe. Grâce à la recherche, nous avons déterminé les facteurs qui avaient une véritable incidence sur la vie de nos élèves et de leurs familles.

NARRATION : Le deuxième partenariat, entre le Toronto District School Board et l'Université York, était fondé sur une collaboration antérieure.

Catherine Pawis : Pour ce projet, nous avons choisi de travailler avec l'Université York car nous entretenons des relations étroites avec cet établissement. Susan Dion, la chercheure principale, a déjà collaboré à notre comité consultatif sur l'éducation des Autochtones. Je connais son travail et elle a connaissance des priorités que nous nous sommes fixées au niveau du conseil pour l'éducation des Autochtones.

Susan Dion : En tant que chercheur, ce qui m'intéresse c'est de documenter le travail qui s'accomplissait. Donc, je demandais parfois qu'on m'accorde des entrevues ou qu'on organise des cercles de dialogue. Et parfois, on me répondait par un « Oh, Susan, on n'a pas le temps pour ça aujourd'hui ». Mais la beauté de ce projet, c'est que l'activité de collecte de données donnait l'occasion au personnel scolaire de réfléchir à leur contenu et d'apprendre.

NARRATION : Le troisième partenariat concernait le Simcoe County District School Board et un cabinet indépendant spécialisé en recherche.

Celia Haig-Brown : Je pense que le partenariat a bien fonctionné surtout grâce à la motivation des membres de la collectivité. Les gens ont saisi à quel point ce genre de travail est nécessaire. En plus, l'initiative bénéficiait d'un bon financement octroyé par le ministère de l'Éducation, ce qui fait toute la différence. Et les partenaires dans le cadre de ce projet de recherche s'écoutaient les uns les autres tout en apprenant … et ont élaboré les résultats en collaboration.

Janis Medysky : Au nom du Simcoe County District School Board, je peux dire que toutes les choses que nous avons mises en place dans les écoles participant au projet pilote, nous avons réussi à reproduire dans d'autres écoles du comté. Maintenant que le financement du projet est épuisé, notre conseil a décidé de continuer ce travail important.

Lisa Ewanchuk : Nos élèves ont eu l'occasion de se distinguer. Pour expliquer leur culture. Pour communiquer leurs perspectives sur leur identité et leur histoire. Et exprimer leur fierté d'appartenir à leur ethnie dans notre conseil. Voir un élève se précipiter dans les corridors de notre école pour partager un aspect de sa culture, ou de venir à l'école en vêtements d'apparat pour célébrer sa culture, c'est formidable.

Alayne Bigwin : Nous sommes réunis ici pour communiquer les leçons que nous avons tirées du Projet pilote pour les jeunes autochtones en milieu urbain. Il s'agit donc de tous les membres du comité directeur et tous les membres des trois projets pilote et leurs comités directeurs, ainsi que les chercheurs. Je pense que c'est une bonne occasion pour les participants non seulement de renouer les partenariats actuels et les relations professionnelles, mais aussi de forger de nouveaux partenariats et relations de travail. Et de rentrer chez nous, en pensant aux choses que nous avons apprises, et de continuer ce beau travail à l'échelle de l'Ontario.

NARRATION : Qu'il s'agisse d'un travail de recherche ou d'une évaluation, le secret d'un bon partenariat reste le même.

Catherine Pawis : À mon avis, une des leçons importantes qu'il faut retenir c'est à quel point la communication est essentielle. À mesure que nous apportions des modifications au projet, il fallait toujours faire attention à en informer les chercheurs.

Alayne Bigwin : Je conseille aux gens, s'ils pensent à ce genre de travail, à se mettre en rapport avec tous les partenaires qui sont capables de donner de vrais conseils et d'offrir leur appui alors que le travail est accompli en collaboration.

Sylvia Maracle : Le fait que ce projet de recherche ne se résumait pas à un exercice théorique  … que c'était une occasion pour les collectivités, les écoles, les enseignants, les classes, la direction des écoles de participer personnellement à cet exercice.

Andrea Johnston : Je pense qu'on a bien réussi en termes de participation à tous les niveaux du partenariat. Le comité directeur était très performant ayant à son bord autant d'intervenants au niveau provincial. Par conséquent, le partenariat était très solide dès le début, équipé d'un vaste champ de connaissances spécialisées autour de la table.

Celia Haig-Brown : Et il y a une réciprocité entre tous les partenaires du projet. Les chercheurs peuvent apprendre des gens sur le terrain. Et les gens sur le terrain apprennent des chercheurs qui font de la recherche de pointe. Et tout le monde s'inspire des idées des partenaires communautaires.