Recherche en éducation

CIIM – Rapport « Curriculum Implementation Intermediate Math »

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CHRIS SUURTAMM : Le but du partenariat était de mieux comprendre les différentes perspectives sur le programme de mathématiques de la 7e à la 10e année, les défis des enseignants pour le mettre en œuvre, et les soutiens dont ils bénéficient.

MYRNA INGALLS : Ce partenariat a été créé lorsque nous avons révisé le programme de mathématique et y avons apporté davantage de changements que par le passé. Nous demandions au personnel enseignant d'enseigner les mathématiques d'une manière autre que ce qu'il avait lui-même appris. Il nous fallait donc trouver des témoignages de personnes enseignant selon le nouveau modèle sur les difficultés qu'elles avaient eues et les solutions qu'elles avaient trouvées pour les surmonter, et sur les soutiens supplémentaires que nous pourrions offrir pour que le curriculum visé soit celui qu'on enseigne en classe.

NARRATION :
C'est le Comité consultatif pour l'établissement de liens entre la pratique et la recherche dans le domaine de l'enseignement des mathématiques qui a eu l'idée du partenariat. Les partenaires de recherche se composaient, entre autres, de l'Association ontarienne pour l'enseignement des mathématiques, de l'Ontario Mathematics Coordinators Association, d'agents du ministère de l'Éducation, de membres du comité consultatif et d'une équipe de recherche de l'Université d'Ottawa. Leur objectif était d'inclure dans la recherche le propos des praticiens et des décisionnaires, et de rendre les recherches utiles sur le terrain.

CHRIS : Le partenariat existe parce que nous savons que les enseignantes et enseignants ne peuvent pas y arriver tout seuls, qu'ils ne peuvent pas nécessairement changer leurs pratiques par eux-mêmes. Et les chercheurs ont aussi voix au chapitre.

MYRNA : Il a fallu tenir compte d'un ensemble de relations aux aspects multiples, car des leaders des conseils scolaires, des chercheurs, ainsi que moi-même et d'autres personnes du Ministère, et toute une équipe de recherche de l'Université d'Ottawa y ont travaillé.

MARTHA KOCH : Étant donné qu'il s'agissait d'un grand projet collaboratif comptant de nombreux partenaires, nous avons dû surmonter des défis au début de l'initiative, et aussi tout au long du travail afin de comprendre le contexte différent de chacun.

CHRIS : Ce qui veut dire, que les gens n'avaient pas tous les mêmes contraintes. Par exemple, les ministères de l'éducation et les décisionnaires veulent des réponses assez rapides. Je ne dis pas que les chercheurs universitaires ont tendance à prendre leur temps, mais c'est vrai qu'il faut du temps pour faire les recherches et pour se sentir à l'aise avec ce qu'on apprend et avec les résultats dont on veut rendre compte.

BARBARA GRAVES : Alors, nous avons non seulement recueilli des données auprès des enseignants qui nous intéressaient, mais nous avons eu très peu de temps avec nombre d'entre eux pour leur dire ce que nous avions découvert et leur demander ce qu'ils en pensaient. Car même si nous découvrons quelque chose et le comprenons de quelque manière, cela ne veut pas dire qu'il en sera ainsi dans l'optique de la praticienne ou du praticien. Mais lorsque cela s'est produit, je dois dire que cela a été magique.

ARLENE CORRIGAN : Certaines des constatations clés issues des données sur le CIIM ont fait voir que les enseignants avaient besoin de manuels scolaires et qu'ils gagneraient à collaborer avec leurs pairs, et à avoir du temps pour le faire.

Il faut dire que nos enseignants avaient le même sentiment. Alors, je crois que les données de la CIIM leur ont rappelé que la collaboration est la clé même de leur pratique.

NARRATION :
La recherche collaborative respecte les divers contextes et exigences qu'affrontent les chercheurs, les décisionnaires et les praticiennes et praticiens, et elle est sensible à ces contextes.

MARTHA : Le plus grand avantage global est probablement que le partenariat approfondit notre connaissance des sortes de questions de recherche que nous envisageons : nous nous retrouvons en classe et comprenons ce qui s'y passe, nous apprécions ces différentes perspectives. C'est ce qui rend la recherche encore meilleure.

MYRNA : C'est stimulant de travailler dans un système collaboratif, de savoir que nous travaillons tous dans la même direction, que nous haussons la barre, que nous essayons de faire quelque chose en nous aidant les uns les autres et que nous apprenons tout au long du parcours. Mais la pleine réalisation de cette collaboration est plutôt rare.

CHRIS : Je crois que le plus important lorsqu'on envisage un partenariat de recherche est de réunir d'abord les participants et de discuter, et ce, avant même de commencer, et aussi de permettre à tous les partenaires de participer jusqu'à un certain point à la conceptualisation de l'initiative et d'exprimer leur opinion sur l'élaboration de certains des instruments.

MYRNA : Je crois que l'une des choses les plus importantes que j'ai apprises a été de faire confiance aux personnes qui travaillent très étroitement et dans la même direction à améliorer le rendement de tous les élèves, et d'écouter lorsqu'elles voient un lien.

CHRIS : Je crois vraiment que certains de nos meilleurs moments dans ce projet ont été lorsque nous avons présenté les données aux participants mêmes, par exemple, lors d'un grand symposium du Ministère lorsque nous avons commencé à montrer les données tirées du questionnaire. Je me souviens d'avoir été dans une salle remplie de gens. Et lorsque nous avons commencé à montrer nos premières diapositives sur les données du questionnaire, nous avons vu des gens à l'arrière monter sur des chaises pour voir ce que révélaient ces données. Je crois que le partenariat a fonctionné parce qu'en tant que chercheurs nous respectons véritablement les différentes perspectives des gens. Nous savons aussi que ce n'est pas facile de changer les pratiques ou d'introduire de nouvelles idées pour enseigner les mathématiques. C'est très complexe. Cela force les enseignants à remettre leurs convictions en question. Cela déstabilise leur confiance, leur sécurité par rapport à leur manière de faire. Et nous avons bien fait attention à ces sentiments et les avons respectés.

BARBARA : Je crois que nous savons que sur le plan pratique et théorique que les collectifs sont plus pratiques lorsqu'on vise un changement social, et c'est sûrement l'un des objectifs de ce curriculum.

ARLENE : Je crois que nous avons appris que la recherche peut vraiment nous éclairer dans notre enseignement, dans nos pratiques quotidiennes. Nous avons appris que nous pouvons lui faire confiance et compter sur elle, que nous pouvons entretenir une relation avec elle et qu'elle fera vraiment une différence dans notre performance ou dans notre choix de choses à faire en salle de classe.