Où vous adresser


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Allume ton arc!

Tiffany – Tiffany Sherri Caldwell

Souris et allume ton arc! Je suis apprentie soudeuse inscrite auprès du PAJO. À 17 ans, j'ai passé l'examen du Bureau canadien de soudage pour le processus de soudage à plat. Ma mère m'a forcée à suivre un cours de soudure en 10e année. Comme toujours, elle en savait plus que moi : le jour où j'ai allumé mon premier arc, j'ai été accrochée. Un soudeur doit savoir résoudre des problèmes mathématiques. Ce n'était pas mon point fort, mais Terry Laliberté me l'a enseigné à la Saugeen District Secondary School à Port Elgin.

Mon premier projet, une tonnelle de jardin atteignant presque deux mètres et demi de hauteur, fut une belle réussite. Le deuxième était un banc de parc en forme de papillon que j'avais dessiné. Pendant ma dernière année de soudure, j'étais encore plus créative et j'ai dessiné et soudé mon propre bouquet de roses pour la collation des grades. J'ai soudé mon bouquet de corsage et une boutonnière pour mon compagnon au bal des finissants. Je n'étais pas parmi les filles les plus populaires à l'école et je passais mes jours dans l'atelier de soudure. Imaginez donc ma surprise lorsque j'ai été élue reine du bal en juillet 2010! Une soudeuse inscrite qui devient reine du bal!

En 9e année, j'avais une moyenne de 63 %. Grâce aux encouragements de mes parents, j'ai terminé ma 12e année avec une moyenne de 97 %! J'ai reçu le prix de l'excellence dans le domaine de la fabrication en juin 2009 et le prix de NAPA Automotive en juin 2010. Pendant mon deuxième semestre en 12e année, j'ai fait un stage auprès de Bruce Power dans l'atelier d'entretien central. Ce fut une expérience extraordinaire. J'ai fait quatre quarts de travail de dix heures avec d'autres personnes du métier qui étaient fantastiques et qui m'ont montré les trucs du métier. J'ai pu améliorer ma soudure et obtenir mon attestation de soudeuse. J'ai six cartes de qualification du Bureau canadien de soudage en soudage avec fil fourré et soudage à l'arc avec électrode enrobée.

TiffanySur la ferme où j'habite avec mes parents, il y a toujours des réparations à faire et j'ai souvent l'occasion de souder. Je partage avec mon père une passion pour les vieux camions. Nous restaurons actuellement un camion L-110 International de 1950 et un camion Ford de 1949. Ma mère stimule mon côté créatif en me donnant des idées de projets de soudure. Je lui ai fait un lis à partir d'un vieux barbecue et un lis calla à partir de ferraille.

Voici mon conseil : Vous raterez toujours tous les arcs que vous ne tenterez pas d'allumer, alors prenez votre porte-électrode, mettez votre casque et allumez cet arc! Faites briller les étincelles du succès!

Tiffany Sherri Caldwell

Laissez Aaron vous le prouver!

Aaron – Aaron

Ne vous êtes-vous jamais dit : « Laissez-moi essayer! Je vais peut-être y arriver! Maintenant je sais que j'en suis capable… que pourrais-je bien essayer d'autre? » Il s'agit là des réflexions d'Aaron Prevost, élève aveugle qui participe au programme d'expérience de travail de la W. Ross Macdonald School for the Visually Impaired and Deafblind de Brantford.

« Je suis aveugle mais pas incapable! affirme Aaron. J'aime travailler avec mes mains. Ça me met en colère quand on me dit que je ne peux pas faire quelque chose. Je veux juste avoir la possibilité d'essayer et peut-être de prouver que je suis capable de relever le défi en question. Pour les stages professionnels, j'ai besoin de trouver un employeur qui peut m'apprendre de nouvelles choses et qui est en mesure de voir au-delà de mon handicap. Il me faut quelqu'un qui est prêt à sortir des sentiers battus et à envisager de nouvelles façons de s'acquitter d'une tâche. »

Aaron a trouvé exactement le type d'employeur dont il avait besoin dans les deux entreprises qui l'ont reçu pour des stages cette année. Tracey Langley, d'Habitat for Humanity Brant ReStore, déclare : « Je le regarde faire des choses que des personnes sans handicap ne veulent pas faire parce que c'est « trop difficile » ou « trop ennuyeux ». Aaron obtient de bien meilleurs résultats que beaucoup d'élèves voyants. Il ne s'arrête jamais. Il veut toujours en faire plus : plus de tâches, plus de responsabilités, plus de connaissances. »

Dans les moments tranquilles, « je trouve toujours quelque chose à explorer, comme de l'équipement que je n'ai jamais utilisé auparavant, et j'essaie de comprendre comment ça fonctionne », poursuit Aaron.

Don Chambers, qui travaille à Northgate RentALL, l'autre entreprise où Aaron a effectué un stage, dit de ce dernier qu'il « est avide d'apprendre et qu'il va tout essayer. Son humour pince-sans-rire et son esprit obligent tout le monde à rester vigilant. Aaron travaille comme s'il n'avait aucun handicap. »

« Je sais réparer des petits moteurs et toutes sortes d'objets dans la maison, lance Aaron. J'ai même travaillé sur une voiture. On m'a donné la chance de faire du jumelage dans un garage pendant une journée l'an passé. Quelle expérience formidable! J'en sais beaucoup plus sur les voitures et maintenant je suis capable de faire un changement d'huile! Cette expérience a été très positive et m'a donné envie de poursuivre ce genre de travail. Le programme d'expérience de travail va m'aider à tisser des liens pour l'avenir et à accumuler de bonnes expériences de travail que je pourrai inscrire dans mon curriculum vitæ. Il me donne aussi la possibilité d'essayer de nouvelles choses. Quand de futurs employeurs me demanderont si j'ai telle ou telle compétence, je pourrai dire que j'ai une expérience connexe. »

Aaron sait qu'en raison de sa cécité, il devra redoubler d'efforts pour convaincre ses employeurs de ses capacités et montrer ce qu'il sait faire. « Je vais devoir trouver un employeur, comme ceux que j'ai rencontrés au cours de mes stages cette année, qui sera prêt à courir le risque et à me laisser lui montrer ce dont je suis capable! »

« Grâce à son sens de l'humour, à son enthousiasme et à sa détermination, Aaron prouvera que rien n'est à son épreuve parce que si vous lui laissez les coudées franches, il vous montrera ce qu'il est véritablement capable de faire », conclut Tracey.

Shelley Conliffe, enseignante, programme d'expérience de travail, W. Ross Macdonald School for the Visually Impaired and Deafblind

Le plan de Sara

Sara – Sara Watson

Je vais au Centre for Individual Studies (CIS), campus de Northumberland, depuis janvier 2008. J'avais 16 ans quand je m'y suis inscrite et je crois que c'est l'une de mes meilleures décisions. Avant de venir à ce centre d'éducation alternative, je perdais mon temps à sauter des cours avec des amis dont la vie semblait n'aller nulle part.

J'ai décidé de m'inscrire au CIS pour améliorer ma vie et atteindre les objectifs qui me tiennent à cœur. Lorsque je suis arrivée au milieu de la 11e année, je n'avais que 9 crédits, mais grâce au merveilleux personnel du CIS, j'en ai obtenu 14 autres depuis.

En mai 2010, j'ai appris que j'étais enceinte de sept semaines. Je savais que le père de l'enfant ne m'aiderait pas, mais j'ai reçu beaucoup de soutien de ma famille et de mon école. Au début, j'étais inquiète qu'un bébé m'empêche d'obtenir mon diplôme cette année, mais mes enseignants m'ont aidée et j'ai planifié une façon de terminer mes sept derniers crédits à la fin de cette année scolaire.

Actuellement, je termine mes crédits à l'école et un cours de plomberie à double reconnaissance de crédit au Collège Fleming. Après la naissance du bébé en décembre, je terminerai le reste de mes crédits au CIS à temps partiel. Je prévois m'inscrire au collège à l'automne en sciences infirmières. Je ne crois pas que cela aurait été possible sans le soutien du personnel du CIS et je lui suis très reconnaissante de tout ce qu'il a fait pour moi.

Sara Watson

Art numérique et conception graphique

Quinton – Quinton

Cette session, quatre élèves du secondaire étudient l'art numérique et la conception graphique à l'école de design du Collège George Brown avec le professeur Jim Kinney dans le cadre d'un cours à double reconnaissance de crédit. Quentin, du Nelson A. Boylen Collegiate Institute de Toronto, parle du cours :

« J'ai pris ce cours parce que je croyais que ce serait pour moi une bonne entrée en matière au collège. Je m'intéressais déjà à ce domaine avant d'aller à George Brown. Il était donc logique de profiter de l'occasion de devenir un meilleur concepteur graphique.

J'adore tous les aspects du cours, de la liberté qu'on nous laisse à l'apprentissage de l'ensemble des formats et techniques utiles. Ce cours m'aide vraiment à croître et à atteindre mon objectif de devenir un meilleur concepteur graphique. Entre autres, j'ai appris comment présenter un travail graphique ou un logo finis en différents formats de disposition et comment transférer les images sans en diminuer la qualité.

J'espère entreprendre une carrière en conception graphique pour une grande entreprise ou créer ma propre entreprise. Mais je dois d'abord développer les bonnes habiletés de base, ce que j'apprends actuellement dans ce cours. Suivre un cours collégial a augmenté les chances de m'inscrire au collège l'an prochain. J'étais un peu réticent au début et je ne croyais pas que j'étais prêt, mais mon expérience au sein du programme m'a appris à ne pas hésiter à demander l'aide du professeur, qui travaille fort pour que les élèves réussissent. Par exemple, le professeur Kinney a mis en ligne des vidéos et invite les élèves à lui écrire par courriel s'ils ont besoin d'aide ou à afficher leur question sur le site Web du cours. »

Le professeur Kinney est un partisan du programme à double reconnaissance de crédit. « Mon travail auprès des élèves est particulièrement enrichissant, dit-il. Il s'agit d'une initiative remarquable qui aide à démythifier et à rendre plus concrètes les possibilités fascinantes de l'environnement postsecondaire. Cette expérience a sans aucun doute placé la formation postsecondaire à la tête des priorités de mes élèves du cours. »

Rêver l'impossible

Brendan – Brendan Tanner Murray

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Le chef Mario Scozzafava, de la Saint Michael Catholic High School à Niagara Falls, a été une source d'inspiration pour l'élève Brendan Tanner Murray. Dans le cadre du PAJO, ce dernier a suivi des cours de cuisine, fait une Majeure Haute Spécialisation et s'est inscrit à la Niagara Parks Commission (NPC) comme apprenti cuisinier. Il a reçu l'Aramark Food Services Bursary quand il a obtenu son diplôme.

En 2008, Brendan s'est inscrit sur le site Apprenticesearch.com. Il a ainsi pu obtenir de l'aide pour préparer son curriculum vitæ, développer ses compétences en entrevue et soumettre une demande de subvention incitative aux apprentis. Il a poursuivi son apprentissage auprès de la NPC sous la direction du chef de cuisine exécutif Paul Pennock. Grâce à son éthique professionnelle et à son travail de bénévolat dans la communauté, il a obtenu une bourse et a été nommé apprenti de l'année en 2009.

Brendan a réussi à terminer les deux niveaux du volet scolaire au Niagara College Culinary Institute. Au printemps de 2010, il a soumis un essai en réponse à une annonce sur le Web d'une bourse et d'un stage en cuisine en Europe offerts par le chapitre de Toronto de La Chaîne des Rôtisseurs, une organisation gastronomique. Le chef Sam Seaver a retenu l'essai de Brendan à des fins d'examen.

L'étape suivante pour Brendan consistait à affronter les membres d'un comité d'entrevue composé des chefs de cuisine exécutifs du York Club, du Royal York Hotel ainsi que du Toronto Golf Club. Il a été sélectionné et a eu le privilège de faire son stage au Mosimann's, situé au cœur de Belgravia à Londres en Angleterre. Il s'agit de l'un des clubs de restauration privés les plus prestigieux du monde.

Le conseil de Brendan aux élèves du secondaire est le suivant : « Rêvez l'impossible et faites en sorte qu'il devienne une réalité. »

Source: Perspectives Ontario 2011