Rencontre des directrices et directeurs des conseils scolaires de district avec la ministre de l'Éducation et, à l'occasion, mot d'accueil du premier ministre

Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario

Le 14 décembre 2006

Bonjour Mesdames et Messieurs. Merci beaucoup d'être aujourd'hui parmi nous à Queen's Park. Comme vient de vous le dire notre championne de l'éducation publique, Kathleen Wynn, et comme vous le comprenez certainement, c'est la première fois qu'un gouvernement a recours à l'expertise, à la bonne volonté et à la compréhension approfondie de la communauté, des présidentes et présidents des conseils scolaires. Comme vous passez la journée avec nous, vous aurez plusieurs interlocuteurs durant les divers ateliers auxquels vous participerez. Cela me fait penser à l'histoire d'un homme qui s'était levé pour prendre la parole à la fin d'une longue conférence. Plusieurs conférenciers l'avaient précédé et c'était maintenant à son tour. Il prit place sur l'estrade, se tourna vers le public et constata qu'il ne restait plus qu'une personne dans l'assemblée. Il la regarda et dit : « Monsieur, j'aimerais vous remercier pour votre patience et votre grand intérêt pour ce que je m'apprête à dire. » L'homme répondit : « Vous plaisantez? Je suis le prochain conférencier! » (Rires) J'aimerais tout d'abord vous souhaiter un joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année. Dans la famille de douze (12) personnes où j'ai grandi, nous avions une tradition unique. Alors que mes amis recevaient un chiot pour Noël, moi, je recevais un petit frère ou une petite sœur. (Rires) À chaque fois que je vois mon plus jeune frère Brendan je pense tristement en moi-même : « Tu aurais dû être un chiot! » (Rires) Je tiens à vous remercier pour votre engagement et votre dévouement envers l'éducation publique. Nous essayons de faire un certain nombre de choses pour offrir la meilleure éducation publique possible, mais avant de commencer à décrire nos idéaux, j'aimerais préciser qu'à tous les âges ce qui compte le plus, ce sont les idéaux qui motivent nos efforts et assurent l'intégrité de ces efforts. Il y aura toujours des défis à relever, toujours des obstacles à surmonter, toujours des demandes de financement supplémentaire, toujours beaucoup de concurrence avec le secteur de la santé et ses besoins en nouveaux médicaments, nouvelles technologies, docteurs et infirmières – cela fait tout simplement partie de la lutte entre les secteurs. Mais j'espère, j'espère vraiment que vous retirerez une très grande satisfaction du travail que vous faites. Dans l'un de ses poèmes, Robert Frost décrit un personnage qui se trouvait très chanceux de pouvoir associer son travail à sa passion. Frost nous dit que nous avons vraiment de la chance si nous pouvons nous faire du bien. Réussissez tout en faisant du bien aux autres. Ce que je vous souhaite le soir quand vous allez vous coucher, que la maison est calme et que, la tête sur l'oreiller, vous réfléchissez tranquillement, c'est de ressentir une immense satisfaction sachant que vous avez un impact positif sur la vie d'un grand nombre de personnes. Parlons maintenant de nos idéaux pour l'éducation publique, idéaux que je vous invite à partager.

Tout d'abord, la meilleure éducation publique nous fournit les meilleurs travailleurs qui obtiennent les meilleurs emplois et jouissent du niveau de vie le plus élevé ; ils nous permettent aussi de faire concurrence aux puissantes classes moyennes qui émergent en Inde et en Chine, par exemple. Tom Freedman, l'auteur du livre « The World is flat », rédige une rubrique dans le New York Times. Récemment, il a écrit : « il est intéressant de noter que pendant que les Français discutent du mérite des trente-cinq (35) heures de travail par semaine, les jeunes Indiens et les jeunes Chinois sont prêts à travailler trente-cinq heures (35) par jour » ; ils désirent toutes les choses que vous et moi trouvons naturelles dans notre quotidien, les petites choses qui rendent notre vie agréable. Il est donc important que nous ayons des travailleurs performants, productifs et compétents. Mais ce n'est pas tout ce que nous voulons, bien sûr. Nous ne souhaitons pas seulement avoir de bons travailleurs. Nous voulons les meilleurs citoyens, nous voulons des jeunes qui aient envie de s'engager, qui comprennent que, fondamentalement, nous sommes liés les uns aux autres, que nous partageons la même condition, que nous faisons partie d'une toile humaine, que nos vies se touchent, que nous avons besoin les uns des autres, et que nous saisissons quelque chose de ce que les grands sages des grandes religions du monde nous disent depuis des milliers d'années, à savoir que c'est fondamentalement bien d'aider les autres, de se préoccuper des autres, de travailler ensemble, de bâtir ensemble et de rêver ensemble à l'amélioration de la société à laquelle nous pouvons contribuer. Tels sont les idéaux qui soutiennent nos efforts et éclairent notre réflexion. Mais pour être franc, les personnes qui sont devant dans la salle travaillent à 30 000 pieds du sol, tandis que vous, vous travaillez au niveau du sol. Nous ne pouvons pas réaliser nos objectifs sans votre bonne volonté, sans votre engagement et sans votre dévouement envers l'éducation publique. Merci beaucoup d'assumer cette responsabilité. Mon père a été conseiller scolaire pendant seize (16) ans. Il disait que cela n'allait pas le rendre riche, mais que ça pourrait le rapprocher du paradis. (Rires) Encore une fois, merci beaucoup pour les responsabilités que vous assumez, pour votre dévouement envers nos jeunes et pour votre engagement à bâtir non seulement une économie plus forte – nous aspirons tous à plus que cela – mais aussi une société plus forte et plus humaine. Merci de votre attention.