Rencontre des directrices et directeurs des conseils scolaires de district avec la ministre de l'Éducation et, à l'occasion, mot d'accueil du premier ministre

Kathleen Wynne, ministre de l'Éducation

Le 14 décembre 2006

Mesdames et messieurs, je vais profiter de cette occasion pour vous dire quelques mots; je sais que le déjeuner est la prochaine rubrique de l'ordre du jour, j'essaierai donc d'être brève. J'espère qu'après cette petite allocution, nous aurons la possibilité d'échanger, car c'est la raison pour laquelle je vous ai fait venir aujourd'hui, pour que vous puissiez nous parler et que nous puissions vous répondre du mieux possible. Je sais que vous avez eu une séance avec Avis et que vous allez pouvoir vous entretenir avec les autres personnes qui travaillent au ministère. Je sais que des séances de formation sont offertes aux conseillères et conseillers scolaires en ce moment, et d'après ce que j'ai entendu, elles sont très intéressantes, mais je voulais vraiment réunir les présidentes et présidents parce que vous assumez un rôle de leadership. Je voulais que vous ayez la possibilité de me rencontrer et de vous exprimer, car, selon mon expérience, le ministre n'a pas souvent l'occasion d'échanger avec les leaders politiques. Je voulais donc m'assurer que vous en auriez l'occasion aujourd'hui parce que vous avez un regard différent sur tous les problèmes traités que celui du président ou du personnel. Il y a quelques semaines, j'étais encore adjointe parlementaire, les choses semblent différentes à partir d'un fauteuil de ministre. La perspective change en fonction de la place qu'on occupe. Je sais que la perspective du président est différente de celle du personnel parce que votre nom figure sur le bulletin de vote et que vous rendez directement des comptes à vos électeurs; la discussion entre vous et moi diffère donc de celle entre les employés du ministère et les employés des conseils. Selon moi, je dois communiquer avec vous dans le cadre politique dans lequel nous travaillons parce que nous sommes dans un cadre politique. Je sais que nous allons vers une année où la politique jouera un rôle très important. Entre autres choses, notre gouvernement a établi des dates d'élection fixes, nous savons donc que les élections auront lieu le 4 octobre 2007. Tout le monde connaît la date des élections. L'opposition la connaît, tous les organismes la connaissent, et il en va de même des hôpitaux. Tout le monde s'organise et présente ses arguments par rapport à ce qui devrait ou ne devrait pas se passer l'année prochaine alors que nous nous apprêtons à préparer un budget et ensuite à établir notre programme politique à l'approche des élections. Il s'agira d'une année très spéciale. Vous entamez la première année de votre nouveau mandat. C'est la première année d'un mandat de quatre ans et je sais que certains d'entre vous sont réticents par rapport à ce mandat de quatre ans parce qu'ils ont l'impression qu'il leur a été imposé; d'autres en revanche pensent que c'était une bonne idée et nous pouvons en parler, mais c'est un fait accompli. Vous êtes dans la première année d'un mandat de quatre ans et cela va donc avoir un impact sur la conversation que nous allons avoir, vous et moi, au cours de l'année qui vient et j'ai pensé qu'il était important d'entamer le dialogue. J'ai déjà rencontré certains d'entre vous, je connais très bien plusieurs d'entre vous et d'autres, pas du tout. Je voulais vous donner l'occasion de me rencontrer personnellement afin que vous puissiez associer un visage et une voix à mon nom et que vous ayez une idée de la façon dont j'allais traiter les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présentent. Lorsqu'un problème se pose, j'essaie d'écouter les préoccupations du mieux que je peux. Parfois, cela signifie que des membres du personnel sont les premiers à être informés de la préoccupation, nous recevons un coup de téléphone, ou idéalement, nous avons une réunion en tête à tête. Cela n'est pas toujours possible, car il n'y a que tant d'heures dans une journée, mais j'essaie toujours si possible d'entendre les préoccupations de première main. Je pense qu'il y a très peu de problèmes insolubles dans la vie, c'est en quelque sorte la façon dont je vois la vie. Cette perspective a un impact sur ma politique : je pars du principe qu'il y a très peu de problèmes complètement insolubles en politique. Je pense que plus nous en savons sur un problème, plus nous dévoilons des perspectives et plus nous sommes en mesure de résoudre les problèmes qui se présentent. Je sais que dans bon nombre de conversations, on finira par dire « il nous faut plus d'argent ». C'est un thème qui revient dans tous les dialogues. Je ne suis pas naïve. Je ne suis pas Pollyanna, je sais que dans de nombreuses situations, il s'agit d'un problème de financement. Souvenez-vous que j'ai été conseillère scolaire à Toronto, mais avant ça, j'ai été porte-parole des parents. Mon premier enfant a pris le chemin de l'école en 1984 et nous avons commencé à parler de problèmes de dotation en personnel et de temps de préparation bien avant ça. Je suis tout à fait consciente du fait que tous nos débats tournent autour de la question du financement. Notre gouvernement a essayé au cours des trois (3) dernières années d'investir dans le système des ressources qui commencent à répondre aux préoccupations, surtout aux préoccupations qui ont été au centre des débats politiques au cours des huit (8) années précédentes. Quand j'étais conseillère scolaire à Toronto et quand nous avons participé à la campagne électorale en 2003, la confiance du public dans le système d'éducation public était vraiment basse. Nous ne constations pas un renforcement de la confiance, mais plutôt une sérieuse baisse. En fait, ce climat avait été instauré intentionnellement par le régime antérieur et nous avons dû parler avec les autres intervenants du secteur pour trouver des moyens d'y remédier. J'essaie de ne pas être partisane, mais c'est vraiment la situation à laquelle nous étions confrontés. La question de l'effectif des classes était au centre des débats. Je sais que ces débats durent depuis les  vingt (20) dernières années : faut-il mettre un plafond sur les effectifs ou non, comment établir des effectifs moyens, comment faire des comparaisons entre conseils et au sein des conseils. C'était la réalité à laquelle nous étions confrontés en raison d'un test de compétences linguistiques problématique, d'un curriculum très inapproprié dans certains cas. Nous avions été confrontés à un taux de décrochage inacceptable, à un taux d'obtention de diplôme d'une faiblesse inacceptable. Nous avons investi des ressources dans ces domaines. Nous avons investi dans la littératie et dans la numératie afin d'augmenter le taux d'obtention de diplôme et je vais faire un lien avec le travail de Avis, parce que son travail va en fin de compte nous aider à atteindre un taux d'obtention de diplôme de 85 % d'ici 2010, 2011. Nous devons cibler les enfants dès le début de leur scolarité pour s'assurer que leur niveau de littératie est adéquat et qu'ils seront en mesure d'obtenir leur diplôme d'études secondaires. La mise en place de programmes tels que les programmes phares, les programmes alternatifs, les programmes pilotes que nous avons introduits par le biais de la stratégie relative à la réussite des élèves et de l'apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ans, la désignation d'enseignantes et enseignants pour la réussite des élèves, toutes ces stratégies visent à augmenter le taux d'obtention de diplôme et à réduire le taux de décrochage. Vous savez que le projet de loi 52 a été adopté cette semaine et que l'on parle beaucoup de quelques-uns des irritants politiques contenus dans cette loi, comme la disposition sur les permis de conduire qui est une disposition de dernier recours selon la modification apportée. La signification exacte de la « double reconnaissance de crédit » a été source de préoccupations. Qu'entendons-nous exactement par « programmes alternatifs »? Nous sommes en pourparlers avec nos fédérations au sujet de ces préoccupations. Au bout du compte, ce que nous essayons de faire en désignant des enseignantes et enseignants pour la réussite des élèves, en mettant en place des projets qui impliquent les enseignants sur le terrain, c'est de dire « vous savez aussi bien que nous ce qu'il faut faire pour que les enfants ne décrochent pas de l'école ». Nous avons investi dans ces projets et nous obtenons des résultats. L'année dernière par exemple, six mille (6 000) élèves de plus ont obtenu leur diplôme du secondaire par rapport à l'année précédente. Pour ce qui est de l'effectif des classes au primaire dans la province, environ 64 % des classes de la maternelle à la troisième année ont vingt (20) élèves, ce qui est un accomplissement en soi. Cela sous-entend que les enseignants dans ces classes ont plus de temps pour s'occuper des jeunes enfants parce qu'ils sont moins nombreux par classe et c'est exactement ce que nous voulons. Que ces jeunes enfants passent plus de temps avec les enseignantes et enseignants et inversement, afin qu'ils aient un bon départ. Je sais que la mise en œuvre de l'effectif moyen des classes au primaire continue de poser des problèmes à en juger par les soumissions de certains conseils et d'autres organisations qui ont expliqué certains des problèmes que les gens rencontrent pour atteindre l'objectif de 90 % dans la province. Nous pouvons continuer à en parler, mais le principal n'est pas d'atteindre l'objectif cette année ou l'année prochaine; le plus important, c'est qu'il y ait déjà moins d'enfants dans les classes. Depuis que je suis en fonction, soit depuis neuf semaines, je me suis rendue dans des écoles et j'ai essayé de visiter autant de conseils que possible. Je pense que j'ai eu des contacts de vive voix ou par téléphone avec trente-cinq (35) ou trente-six (36) des soixante-douze (72) conseils depuis que je suis entrée en fonction le 18 septembre. J'entends bien continuer à le faire. Lorsque je me rends dans des écoles, les enseignantes et enseignants me disent que le climat a changé, ils sont satisfaits des ressources fournies, des possibilités de perfectionnement professionnel. J'ai l'impression que nous ne sommes plus en état de siège comme avant en ce qui a trait à l'éducation publique, que nos conversations ont changé de ton et c'est dans le but de consolider ce dialogue que je vous ai fait venir aujourd'hui. En tant que nouvelle ministre, je veux que vous sachiez que je serai la plus accessible possible, que nous allons résoudre les problèmes ensemble, car nous allons très certainement être confrontés à des problèmes cette année. Il y aura des défis, mais nous savons, je sais, que nous devons continuer à nous concentrer sur notre priorité. La priorité pour moi, c'est que les élèves obtiennent de meilleurs résultats, c'est de s'assurer que davantage d'élèves obtiennent leur diplôme l'année prochaine, que les enfants qui ont besoin de ressources les reçoivent; je parlais de cela ce matin à la radio avec des gens de Windsor et de Kitchener-Waterloo. Lorsque nous avons parlé du projet de loi 52, j'ai dit que lorsque des élèves sont à risque, on le sait de bonne heure. Les enseignantes et enseignants peuvent nous dire de bonne heure quels enfants se débattent, parce que ces enfants sont dans des circonstances qui dictent qu'à un moment donné, ils auront besoin de soutien. Nous devons récupérer ces enfants dès que possible. C'est la raison pour laquelle nous rationalisons nos processus administratifs en matière d'éducation de l'enfance en difficulté de façon à ce que ces enfants aient rapidement accès à des services et que les processus ne soient pas un obstacle. Nous essayons de faire en sorte qu'ils disposent des ressources appropriées. C'est dans ce domaine que vous et moi devons collaborer parce que ni Ben Levin, ni George Sigarett ni moi-même ne pouvons connaître les complexités de ce qui se passe dans vos conseils. Nos conversations, qui comporteront obligatoirement des connotations politiques, porteront sur les moyens à mettre en place pour s'assurer que ces personnes bénéficient de vos renseignements et de votre clairvoyance afin qu'au ministère, nous fassions en sorte que vous ayez les ressources nécessaires. Merci beaucoup d'être ici aujourd'hui; je me réjouis à l'idée de parler à plusieurs d'entre vous.

Intervenant : Madame la ministre, selon ma perspective et certainement celle des conseils, nous sommes encouragés par les initiatives relatives à l'effectif des classes au primaire, par les initiatives mises en place au secondaire, par toutes les initiatives visant à réduire le taux de décrochage et (fin abrupte).