Rencontre des directrices et directeurs des conseils scolaires de district avec la ministre de l'Éducation et, à l'occasion, mot d'accueil du premier ministre

Liz Sandals, adjointe parlementaire à la ministre de l'Éducation

Le 14 décembre 2006

L'une des responsabilités les plus importantes que vous avez en tant que conseil et donc, en tant que présidente ou président de conseil, consiste en fait dans l'établissement du budget du conseil. À de nombreux égards, c'était bien plus difficile lorsque j'étais présidente de conseil, ce qui remonte au début des années 90. Et vous allez penser que je veux faire allusion à la disponibilité d'argent, mais en fait ce n'est pas exactement ce que j'allais dire, parce que lorsque l'on se replace dans le contexte du début des années 90, nous étions en pleine récession, en période d'application du contrat social, ce qui veut dire que les dotations en personnel étaient en baisse. C'était nécessairement une situation financière facile, mais l'avantage que j'avais quand j'étais présidente de conseil ou quand je faisais partie d'un comité du budget du conseil à cette époque, c'est que d'un côté de la salle, j'avais les gens qui me disaient de dépenser plus. Les syndicats et les représentants de parents disaient toujours « vous devez investir davantage dans ceci ». Et de l'autre côté de la salle, se trouvaient des gens de la coalition des contribuables et comme nous traversions une récession, ils disaient « je viens de perdre mon emploi, mon entreprise va faire faillite ». J'avais donc devant moi l'éventail complet d'attitudes par rapport à la façon dont nous devions dépenser les deniers publics. Après tout, cela correspond à l'éventail des électeurs. Aujourd'hui cependant, la situation est différente; dans la salle du conseil, il y a uniquement des gens qui veulent être sûrs que les programmes offerts sont vraiment bien financés et servent vraiment les élèves. Les gens qui veulent exercer des pressions pour contenir les dépenses se trouvent toujours dans mon bureau, mais à présent, ils le sont à titre de député. À bien des égards, cela devient beaucoup plus difficile d'équilibrer le budget. Pas dans le sens de faire en sorte que « les dépenses correspondent aux revenus », mais plutôt dans le sens que nous n'entendons plus tous les points de vue.

Examinons ce qui s'est vraiment passé au cours des dernières années. Le financement a de fait augmenté de 2,8 milliards de dollars depuis 2002-2003, ce qui représente une hausse de 19 % et se situe incontestablement au-dessus du niveau de l'inflation. Du côté du financement par élève, vous verrez qu'il a également augmenté de façon importante et se trouve encore plus nettement au-dessus du niveau de l'inflation. Le financement par élève a en moyenne augmenté de 21 % au cours de la même période. Si vous regardez à quoi ces investissements ont servi, certains d'entre eux ont été affectés à des priorités du gouvernement, mais une bonne partie a en fait déjà servi à restructurer le modèle de financement. À nouveau, je pense que l'on voit souvent cette attitude selon laquelle le modèle de financement n'a pas changé par rapport à 2002-2003. En fait, ce n'est pas vrai. Il y a eu des modifications successives dans la manière dont le modèle de financement est structuré. Je crois que chaque conseil ici présent est d'accord pour dire que les salaires des enseignantes et enseignants étaient le seul domaine où l'on observait pas mal d'uniformité dans la province. Il y a encore plus d'uniformité grâce à la mise en place du cadre d'unités. Nous avons mis à jour les salaires repères des enseignantes et enseignants afin qu'ils reflètent vraiment ce que les conseils versent au personnel enseignant, et c'est une première. Par le passé, nous avons reçu un certain nombre de commentaires des conseils, surtout les conseils qui ont beaucoup de petites écoles, par rapport au fait qu'il y a certaines choses à payer par école, et non par élève. La Subvention de base pour les écoles a été introduite pour reconnaître les choses que vous payez par école. La structure de subventions d'immobilisations qui était en place auparavant et qui a fait l'objet de nombreuses critiques a été complètement remaniée. Encore une fois, nous avons déjà parlé de l'éducation de l'enfance en difficulté et du fait qu'elle a été complètement restructurée pour éliminer le processus d'identification vraiment exigeant en main-d'œuvre. L'un des plus gros problèmes de l'éducation élémentaire et secondaire, c'est le déclin des effectifs. C'est la tendance que l'on a observée au cours des dernières années. Comme je l'ai dit plus tôt, la grande majorité des conseils dans la province se trouvent aujourd'hui dans une situation où les effectifs sont en déclin, et cette tendance va se poursuivre. C'est tout simplement une question de démographie, mesdames et messieurs; il y a moins d'enfants qu'avant. Alors, à moins de pouvoir faire des bébés de façon rétroactive, les effectifs vont continuer à baisser. À moins que vous vous trouviez dans un secteur de croissance extraordinairement élevée, c'est-à-dire probablement dans certaines parties de la région de Peel, York, et peut-être Durham, qui échappent à cette norme. L'importance du déclin varie d'un conseil à l'autre, mais ce qui est sûr, c'est que certains conseils du nord et de zones rurales ont connu des baisses vraiment significatives. Cependant, en même temps, les dotations en personnel ont augmenté; il faut donc vraiment réfléchir à la façon dont nous allons gérer ce déclin des effectifs. En fait, si nous apprenons à bien gérer ce déclin (si le déclin des effectifs est une nouvelle donne et si l'on parvient à concentrer nos ressources sur les enfants), cela nous donne la possibilité de dépenser davantage par enfant, et d'une façon plus efficace, qui soutient davantage les élèves. Ce qui serait préoccupant, c'est que cela ne soit pas toujours le cas. En fait, nous allons peut-être parfois investir des ressources dans le maintien du statu quo, c'est-à-dire de la situation telle qu'elle était avant le déclin des effectifs, au lieu d'aborder la situation d'une manière qui nous permet vraiment d'offrir de meilleurs services aux enfants. Je pense que c'est une situation à laquelle nous allons être confrontés au cours des prochaines années et à laquelle nous devons répondre de façon collective. Les microphones sont là, et j'aimerais, nous aimerions, beaucoup savoir ce que vous en pensez.

Intervenant : Il s'agit de mon deuxième mandat; lorsque j'ai commencé mon premier mandat, le tout premier problème auquel j'ai été confronté a été celui du déclin des effectifs. Notre conseil a été très proactif face à ce problème et j'aimerais simplement mentionner plusieurs choses que nous avons faites afin de nous préparer en vue du prochain mandat. Premièrement, nous avons établi des projections démographiques pas seulement à l'échelle du conseil, mais par école pour avoir une idée des effectifs des écoles en 2020. Deuxièmement, nous avons restructuré la façon dont les surintendantes et surintendants sont affectés, parce que certaines écoles relevant de notre conseil connaissent une croissance, et d'autres, non. Troisièmement, nous avons commencé à organiser nos conseils d'école en familles d'écoles et les avons encouragés à travailler ensemble, de façon à avoir en place des groupes auxquels nous pouvons nous adresser pour expliquer les changements imminents qui découleront du déclin des effectifs. Quatrièmement, à chaque fois que nous nous trouvons devant un public et que nous présentons de l'information, nous parlons de projections démographiques et d'effectifs. À présent, tout le monde dans le conseil est au courant de la situation. Nous avons ensuite lancé deux initiatives séparées : la première appelée « Quest 2020 », qui consistait à aligner nos dotations en personnel sur les changements démographiques, et la deuxième, davantage à long terme, appelée « Boundary 2020 ». Cette dernière cible spécifiquement le problème du déclin des effectifs et elle comporte tous les éléments relatifs à l'éducation que j'ai mentionnés, tout en s'assurant que les conseillères et conseillers, tout le personnel, qu'il s'agisse des enseignantes et enseignants, du personnel administratif ou du personnel d'entretien, soient bien conscients des changements démographiques à venir.