Rencontre des directrices et directeurs des conseils scolaires de district avec la ministre de l'Éducation et, à l'occasion, mot d'accueil du premier ministre

M. Ben Levin, sous-ministre de l'Éducation

Le 14 décembre 2006

La ministre a mentionné que l'année 2007 serait bien entendu une année d'élection pour le gouvernement et donc une année importante sur le plan politique. D'après nous, le défi clé consiste à maintenir le cap sur les défis d'une importance cruciale relativement à l'amélioration des résultats des élèves, à la réduction des écarts dans les résultats et au renforcement de la confiance du public, et surtout, relativement à nos priorités en matière de littératie, de numératie, d'augmentation des taux d'obtention de diplôme d'études secondaires et d'effectif des classes à l'élémentaire. En même temps, vous savez bien que tout en essayant de gérer les priorités, nous ne pouvons pas ignorer les autres questions importantes aux yeux du public. Vous ne pouvez pas vous défiler en disant aux gens que vous vous occupez d'une autre question en particulier. Cela représente donc un défi de maintenir le cap sur quelques priorités clés, tout en réalisant que l'on doit aussi prêter attention à toute une gamme de questions qui préoccupent vraiment vos électeurs et nos électeurs. Au ministère, nous essayons de travailler ensemble. Je pense que l'on a observé beaucoup de progrès en Ontario au cours des dernières années en ce qui a trait à l'établissement de partenariats positifs et à la recherche de moyens de surmonter les différences, comme l'a dit la ministre, en poursuivant le dialogue jusqu'à ce que nous parvenions à une forme d'entente. Cela n'a pas toujours été le climat politique qui prévalait, et ça exige donc d'adopter de nouvelles habitudes et façons de faire. Personnellement, je suis satisfait de l'évolution et de la façon dont les relations de travail se sont consolidées au niveau du personnel du ministère, et d'après ce que je peux constater dans le cadre de mon rôle de bureaucrate, au niveau politique également. Il y a énormément d'échanges et de recherche de solutions communes et si nous voulons obtenir la confiance du public, moins nous nous critiquons en public, mieux c'est pour tout le monde si nous voulons que l'éducation financée par les fonds publics corresponde aux attentes du public pour les deux (2) millions d'enfants qu'il nous envoie chaque jour. J'en arrive ainsi à l'importance de bonnes communications avec le public. Bien sûr, vous le savez tous. J'ai eu l'occasion de voir la plupart des rapports annuels des conseils depuis une année ou deux. Je pense que le ministère et les conseils ont des progrès à faire relativement à la façon dont nous communiquons avec le public. Parmi les commentaires entendus ce matin, quelqu'un a souligné l'importance de célébrer nos réussites et de parler publiquement de nos réussites, et je ne peux qu'acquiescer. Mais nous devons aussi être honnêtes avec le public et lui expliquer quels sont nos défis. Quand on a affaire à une population plus éduquée, on ne peut pas simplement dire « tout va bien, faites-nous confiance », car les gens ne vont pas nous croire. Étant donné que les gens sont mieux informés, ce qui est difficile, c'est de trouver un équilibre entre toutes les choses qui vont bien dans le domaine de l'éducation en Ontario et qui sont source de fierté et celles qui restent à faire, c'est-à-dire les défis auxquels nous sommes confrontés. Il ne s'agit pas de présenter ces défis de façon négative, mais d'expliquer qu'il s'agit de hausser la barre de façon positive, de prendre les initiatives requises pour y parvenir. Tout ceci exige un leadership solide, et c'est là où vous intervenez en tant que présidente ou président de conseil. J'ai également parlé aux directrices et directeurs de l'éducation de l'important rôle de leadership qu'ils jouent non seulement au sein du conseil, mais dans toute la province, aux agentes et agents de supervision et aux directrices et directeurs d'école. Vous savez, nous savons tous que nous exigeons plus de nos chefs à tous les niveaux que jamais auparavant. Nous exigeons plus de vous; nous, le public, exigeons plus de vous, les présidentes et présidents de conseil, que jamais auparavant et il en va de même pour votre personnel. La barre du leadership est en hausse, ce qui signifie que nous devons veiller à trouver des personnes qui soient à la hauteur de leurs tâches, mais aussi à offrir des possibilités de perfectionnement et d'apprentissage appropriées pour les chefs à tous les niveaux de notre système, y compris les gens qui occupent un poste de leadership dans les syndicats et fédérations d'enseignants et jouent un rôle clé, et à trouver des façons d'aider les gens à mieux travailler pour soutenir l'éducation publique. Donc, je pense que c'est le principal défi qui nous attend l'année prochaine et je vais m'arrêter ici, car j'aimerais inviter les personnes qui ont des commentaires sur ces points à le faire; vous pouvez aussi nous donner vos commentaires sur la rencontre d'aujourd'hui ou tout autre commentaire qui pourrait nous faire avancer et garantir de bonnes relations de travail entre le ministère et vous et votre conseil.

Intervenant : Je voulais simplement vous remercier de nous avoir fourni l'occasion de rencontrer les présidents et présidents de conseil. Il s'agit d'une première, et tout le monde se demandait pourquoi il était là. À la fin de la rencontre, tout le monde était emballé et avait hâte de renouveler l'expérience. Cela nous a permis de discuter de plusieurs choses, entre autres des défis auxquels sont confrontés les conseils dans leur secteur. Cela ne fait que renforcer quelque chose dont je suis intimement convaincu, l'importance des bonnes communications pour la réussite, quel que soit le domaine. Merci beaucoup de nous avoir fourni cette occasion.

Intervenant 2 : J'aimerais vous remercier de m'avoir donné la possibilité de participer à cette réunion; je suis venu avec une liste de choses. Je viens d'un conseil de milieu rural; nous avons nos problèmes, les conseils situés dans le centre des villes et les conseils à croissance élevée ont aussi leurs problèmes. Je pense que le message que j'aimerais transmettre, c'est essayez d'être justes et de nous aider à résoudre nos problèmes. D'après toutes ces diapos, vous faites beaucoup de bonnes choses et vous planifiez d'en faire encore plus. Je pense que nous devrions avoir une autre rencontre dans un an pour que nous puissions vous donner un bulletin scolaire (rires) et vous noter par rapport à tout ce que vous aviez promis de faire.

Intervenante : Dans les conseils du nord, lorsqu'une industrie est la principale source d'emplois d'une ville et qu'elle ferme, le déclin démographique dû à la perte d'emplois entraîne un déclin des effectifs d'élèves. Je pense que si le gouvernement reconnaissait les défis auxquels les communautés du nord de l'Ontario sont confrontées en ce moment et offrait un financement supplémentaire pas seulement pour les enfants de nos écoles élémentaires et secondaires, mais aussi pour soutenir l'éducation permanente, cela renforcerait la confiance du public dans ma région.

Intervenante 2 : Ce que vous avez fait ici et au cours de l'année dernière montre que vous avez commencé à établir des relations directement avec les conseils et à reconnaître leur importance. C'est ce que l'on observe en parlant avec nos collègues, nous avons le sentiment d'être appréciés. Nous avons fait du chemin en ce qui a trait au renforcement de la confiance du public et cela vient de la stabilité que nous avons, il n'y a pas d'animosité entre les fédérations et les enseignantes et enseignants. Nous ne connaissons pas les tensions provoquées par un désaccord constant entre la bureaucratie, le gouvernement élu et les conseillers élus et ceci en soi crée un climat bien plus positif dans de nombreux conseils, dans le nôtre très certainement, indépendamment des combats que nous devons mener. Beaucoup de bonnes choses ont été mises en place. Les conseils prennent des décisions éclairées lorsqu'ils sont bien informés et dans cette salle, se trouve réunie une mine d'expérience dans laquelle nous pourrons continuer à puiser au cours des quatre (4) prochaines années. Merci.

M. Ben Levin : Il me semble qu'il s'agit d'une façon parfaite de conclure sur une note positive. Je pense que c'est important de terminer sur une note optimiste; alors, à moins qu'il y ait une autre question urgente à traiter, je vais remercier tous ceux qui ont participé à cette rencontre aujourd'hui et formuler des vœux pour que le dialogue se poursuive. Je sais que la ministre va s'entretenir avec bon nombre d'entre vous dans les semaines et les mois à venir.