Trouver des écoles
Inscrivez-vous au réseau ACCES
 

Réussite des élèves/Apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ans


Sophie – Les métiers spécialisés

« Sophie est arrivée en 9e année. Elle était très consciente qu'elle suivait un plan d'enseignement individualisé. Elle avait surtout des problèmes d'apprentissage en littératie. »

 « Lorsqu'elle est arrivée en 9e année, c'était une personne renfermée sur elle-même. Elle n'avait pas encore décrochée de l'école élémentaire. La transition ne s'était pas faite. »

« Au commencent, elle était très négative. Elle avait beaucoup de difficulté à l'école. »

« Comme d'autres élèves de notre école, elle se dirige vers les métiers. Pour lui permettre de réussir, on a mis en place des cours à l'échelon local. »

« C'est un besoin qu'avait les jeunes de notre école et quelque chose, je pense, que le ministère de l'Éducation voulait intégrer dans nos écoles. Nous avons été parmi ceux qui ont été sélectionnés. »

« Maintenant, Sophie est en 11e année. Elle s'est inscrite dans la Majeure Haute Spécialisation en construction. Nous l'avons vu s'épanouir depuis 2 ans. Ce n'est plus la même Sophie telle qui nous est arrivée en 9e année »

« S'il y a une personne qui a eu une grande influence sur elle, c'est Monsieur Larochelle. »

« J'ai vu entré Sophie dans mon atelier de construction. Elle était toute petite, très gênée, toujours en arrière-plan. Elle ne suivait pas les autres jeunes. Elle restait toujours silencieuse. J'ai senti qu'elle avait quelque chose en elle qu'elle pouvait donner aux autres. »

« Pour lui permettre de suivre la Majeure Haute Spécialisation en construction, nous avons adopté un horaire plus flexible qui lui permet de suivre son cours de 10e année avec les 11e. Elle peut ainsi récupérer les crédits qu'elle a manqués. »

« J'ai un cours de construction de 2 périodes à chaque jour. C'est le cours de la Majeure Haute Spécialisation. Dès mon arrivée, tous les matins, je revois des projets de construction; c'est comme ça que je passe mes matinées. »

« Sophie n'avait que 5 ans, je pense, et mon mari faisait des travaux sur la toiture de la maison. La première chose que nous savions, c'est qu'elle était à côté de lui, sur le toit. »

« Avant de rentrer au secondaire, mon rêve était de devenir policière, puis en 9e année j'ai choisi le cours de construction. J'ai adoré ça! Tellement que j'ai pris le cours de 10e année et j'ai repris la même spécialisation en 11e année.

Ce qui me plaît dans la construction, c'est l'odeur du bois… travailler le bois. Je veux continuer dans le même domaine. »

« Pour ce projet-ci, c'est moi qui suis en charge. J'ai eu l'aide de Shane. Je suis allée le voir pour qu'il m'aide à le dessiner. Quand il s'agit d'un projet qui a rapport à la religion, la pièce doit pouvoir tenir au bout de l'estrade, en arrière-scène. »

« Nous sommes appelés à travailler en partenariat avec les enseignants en salle de classe pour assurer la réussite des élèves; surtout les élèves qui ont un plan d'enseignement individualisé. »

« Souvent le problème des jeunes comme Sophie, c'est un manque d'encouragement parce qu'ils n'ont pas de confiance en soi. Juste à leur répéter : “Oui, tu es capable!”, on fait un grand pas avec ces jeunes-là. »

« La relation que j'ai avec mes professeurs est comme celle que j'ai avec des amies. »

« Je pense que nous avons démontré une disponibilité. On l'accueille à l'heure du midi, elle vient manger avec nous. Nous avons formé une belle amitié. »

« Quand j'ai commencé à faire des projets, j'étais un peu négative. Monsieur Larochelle m'a dit : “Non, c'est vraiment beau, Sophie! Continue…” J'ai retrouvé mon moral et j'étais fière de mon projet. J'étais toujours incertaine de mes projets. Je m'inquiétais toujours de ce que les autres allaient penser de mon projet. La plus importante leçon que j'ai apprise, c'est de me fier à ce que je pense. »

« Depuis que je la connais, j'ai vu un changement dans sa personnalité. Elle est devenue plus sûre d'elle. Elle a confiance en ses capacités et le fait de découvrir quelque chose qui la passionnait… ce fut une révélation. C'est quand même assez rare de rencontrer qu'une fille de cet âge sache exactement ce qu'elle veut faire. »

« Avec Sophie, l'élément déclencheur c'est que nous avons découvert tout de suite sa faiblesse et ce que nous pouvions faire pour y remédier. On a alors fait du travail un à un. On a travaillé la méthodologie, la planification, ses goûts. À partir de ce moment, il y a eu une explosion au niveau de l'enthousiasme de Sophie. Elle est arrivée à cheminer et à grandir à travers ce processus pas toujours évident qu'est  le secondaire. »

« Le travail scolaire c'est un peu plate tandis qu'en construction, tu es toujours en train de bouger ou de couper des pièces. Il y a toujours quelque chose à faire tandis qu'à l'école, tu es assis et tu écoutes. »

« J'aimerais devenir architecte, aller à l'université ou bien bâtir des scènes pour  ceux qui font des films. »

« J'ai conçu cette maquette. On l'a construit à une échelle 8 fois plus petite. C'est pour un professeur. Il a tellement d'oiseaux, il y a 230 oiseaux. »

« Chaque petit projet que je lui donnais, elle le faisait tandis que les autres jouaient. Elle était toujours la première à finir son projet et elle en demandait un autre. Je trouve que cela a fait grandir son leadership. »

« Je travaille plus en équipe, je ne me prends pas pour le chef qui se contente de pointer les choses à faire. »

« Quand on parle de leader, on pense vraiment à une personne capable d'exprimer clairement et fortement les besoins de l'école pour amener les membres du personnel à visualiser ce que l'école pourrait être. »

« Sophie a découvert qu'elle pouvait donner beaucoup plus que ce qu'elle pensait. J'ai un petit mot que je lui dis souvent : “Pas capable est mort.” Je le lui répète souvent. Quand elle me dit : « Monsieur, je ne suis pas capable! », je lui réponds : “Sophie, pas capable est mort.” Elle sourit et elle continue. Je l'admire beaucoup. »

« Sophie est notre gardienne de but depuis 3 ans. Elle voulait contribuer à l'équipe. Elle s'est donnée comme défi d'augmenter le pourcentage des parties gagnées. Elle s'est attaquée à son défi. À sa première année, elle a reçu plusieurs lancers au but; sur 387 lancers, elle n'a laissé passer que 47 buts. »

« J'adore garder les buts. Ce qui me motive le plus, c'est de me fixer un but avant la partie, d'essayer d'arrêter la rondelle le plus possible et de donner mon 100 % à chaque fois. »

« Elle est très autonome. Je crois que le leadership lui apporte cette qualité d'être autonome et de poursuivre son rêve de devenir une architecte. »

« En 9e année, j'avais mon cours de mathématiques avec les mêmes garçons qu'en classe de construction. Ils riaient de moi un peu mais je les laissais parler. »

« Je suis très fier de Sophie. Elle a été très persévérante. Je l'ai vu passer des moments difficiles avec les garçons, mais Sophie a toujours su garder sa place avec patience. Même si on rit d'elle, Sophie ne s'est pas laissée abattre, elle n'a pas reculé, elle a continué d'avancer alors, aujourd'hui, ils la respectent beaucoup. Elle entre dans un milieu d'hommes – ce qui sera très difficile – et je pense qu'elle a déjà fait sa marque parmi les garçons. Je pense qu'elle va faire du chemin. »

« C'est une petite fille qui, de prime abord, va toujours parler français. »

« J'adore cette école. J'adore la langue. C'est plus facile, je suis née francophone. »

« Sophie va se retrouver avec des anglophones. Donc, il est très important qu'elle puisse bien se présenter, qu'elle puisse bien fonctionner oralement en anglais, qu'elle puisse lire les consignes et les suivre. »

« Je dirais que Sophie est un exemple dans lequel on peut dire “Mission accomplie!” »

« Il y a un dicton qui dit que ça prend tout un village pour éduquer un enfant. »

« Surtout ne pas avoir peur d'être dans l'action et de dire “On y va, on met les programmes en place puis on mesure ce qu'on a réussi à atteindre. »

« On travaille tous ensemble pour voir les élèves s'épanouir et les aider à trouver leur niche. »

« Ce n'est pas tout le monde qui DOIT se rendre à l'université, qui DOIT se rendre au collège. Dans le marché du travail, il y a des boulots forts intéressants qui sont appréciés par plusieurs. »

« Ne laissez pas les embûches que vous rencontrerez sur votre chemin vous arrêter. Il y a toujours quelqu'un qui va vous aider ou quelque chose qui vous arrivera pour vous faire passer au travers de cette embûche-là et vous permettre d'atteindre ce que vous voulez. Je dis aux jeunes : “Lâchez pas! Continuez…” »

« Continue, fais ce que tu veux. »