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Trouver de nouvelles perspectives pour le rendement des élèves en Ontario

par Joel Clodman

Si on regarde les données qui sont disponibles sous différents angles, on peut saisir l'occasion pour partager des perspectives pas encore envisagées en ce qui concerne le statut actuel du rendement des élèves en Ontario. Ces perspectives ont été obtenues à partir d'une base de données sur le niveau de chaque élève, en se fondant sur les données démographiques de base et sur les résultats du rendement (brut et par catégoriel) obtenus lors des évaluations de l'OQRE de 2004 à 2005. Le progrès de chaque élève dans les trois domaines d'évaluation :

En 3e et en 6e année, environ 45 pour cent de tous les élèves ont obtenu un niveau 3 ou plus dans les trois évaluations. Si on répartit les résultats par sexe, on s'aperçoit qu'environ 50 pour cent de toutes les filles de ces deux années d'études ont eu des résultats de niveau 3 ou plus dans toutes les évaluations. La langue officielle de l'élève est aussi un facteur important dont il faut tenir compte ici. Dans les écoles de langue anglaise, environ 45 pour cent des élèves de 3e année correspondaient à la norme dans les trois évaluations, par rapport à 40 pour cent chez les élèves de 3e année des écoles de langue française. En 6e année, la tendance est inversée. Environ 44 pour cent des élèves de 6e année des écoles de langue anglaise sont dans cette catégorie, par rapport à 55 pour cent chez les élèves de 6e année des écoles de langue française.

L'examen des progrès d'un élève dans les trois domaines d'évaluation nous fournit aussi un indicateur riche en enseignement pour identifier le statut de rendement d'une école. Il y a plus de 100 écoles en Ontario où 75 pour cent ou plus de la population combinée de 3e et 6e année de ces écoles correspondent aux normes provinciales pour les trois évaluations. Il est clair que cet indicateur s'applique à un grand nombre de nos programmes : écoles d'excellence, etc.

Il est intéressant de noter que dans notre groupe d'élèves de 3e et 6e année qui ont excellé dans tous les sujets des domaines d'évaluation, il y avait plus de 1600 élèves ayant un besoin identifié (mis à part la douance). Il serait sans doute intéressant d'examiner ce groupe d'élèves ayant des besoins particuliers de façon plus précise.

Élèves à la limite du succès

Il y a plus de 7000 élèves (en combinant la 3e et la 6e année) qui ont des résultats se situant entre 2,7 et 2,9 (le plus haut point du niveau 2) dans les trois évaluations. La taille de ce groupe hautement consistant est assez surprenante. Il est aussi assez étonnant de noter que si tous ces élèves augmentaient leurs résultats de façon marginale pour atteindre le niveau 3, le groupe d'élèves correspondant actuellement aux normes de chacun des domaines d'évaluation augmenterait alors d'environ trois points de pourcentage.

Les chiffres deviennent plus étalés et plus encourageants lorsqu'on tient compte des élèves qui se trouvent à la limite du succès pour la lecture de 6e année seulement. Il y a plus de 19 000 élèves en 6e année qui ont actuellement des résultats se situant entre 2,7 et 2,9 (le plus haut point du niveau 2) pour la lecture de 6e année. Si chacun de ces élèves augmentait son résultat de façon marginale pour atteindre le niveau 3 ou plus, et que nous conservions notre groupe actuel d'élèves qui se trouvent aux niveaux 3 et 4 pour la lecture de 6e année, nous aurions atteint notre cible provinciale de 75 pour cent pour la lecture en 6e année!

Les chiffres pour les élèves se situant à la limite du succès (résultats entre 2,7 et 2,9) pour l'écriture en 6e année sont encore plus intéressants : nous avons plus de 13 000 élèves de 6e année qui obtiennent un résultat de 2,7 et 17 000 autres élèves qui obtiennent 2,9, pour un total de plus de 30 000 élèves qui se trouvent à la limite du succès!

Enfin, examinons la situation pour les mathématiques de 6e année. Nous avons plus de 10 000 élèves de 6e année qui obtiennent des résultats de 2,7 et 11 500 autres élèves qui obtiennent 2,9, pour un total de plus de 21 500 élèves de 6e année qui se trouvent à la limite du succès.

La base de données de chaque niveau pour les résultats de chaque élève et les données démographiques fournissent aux équipes du SLN un solide outil pour pouvoir mieux cibler le rendement des élèves. Dans de nombreux cas, cela offre également à l'équipe, et aux éducatrices et aux éducateurs sur le terrain, des renseignements qui les motivent et qui les encouragent.