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Monsieur Hilliard affirme que les connaissances approfondies et l'utilisation de solides pratiques d'enseignement sont la clé du succès des élèves

« Si quelqu'un continue à lui poser souvent les mêmes questions, selon diverses formulations, vous pouvez être sûr(e) qu'en fin de compte il les connaîtra aussi bien que n'importe qui ... Et si personne ne lui a enseigné et qu'il ne fait que poser les questions qui émergent en lui, il saura pourtant, puisqu'il aura puisé les connaissances nécessaires au fond de lui-même. »
Traduction libre
– Socrates in Meno

par Roderick Benns
Rédacteur en chef

Monsieur Asa Hilliard Il y a très peu d'éléments qui constituent la vision de monsieur Asa Hilliard, Ph.D., sur Les pratiques réussies axées sur l'éducation des élèves de la communauté noire, thème de sa récente présentation pour le Secrétariat de la littératie et de la numératie dans le cadre des séries « repas et approfondissement des connaissances ».

C'est parce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre qui est nécessaire, précise-t-il, mis à part d'avoir des enseignant(e)s ayant des connaissances approfondies, d'utiliser judicieusement la méthode socratique et d'autres pratiques ayant fait leur preuves, et aussi de s'assurer que tous les élèves se retrouvent dans le programme.

Par moment exigeant, mais toujours charmant, monsieur Hilliard a amené avec lui son mélange unique de sagesse géorgienne et de solides pratiques acquises à l'échelle internationale, à notre évènement intitulé « repas et approfondissement des connaissances ».

Pendant 90 minutes, l'éducateur né au Texas a présenté les éléments probants qui se trouvent à la base d'un apprentissage efficace des élèves, et il a insisté sur le fait qu'il existait des composantes communes à tous les élèves. « Tous les enfants sont les mêmes d'où qu'ils viennent – ce sont des génies. », a déclaré monsieur Hilliard.

Monsieur Asa G. Hilliard III, Ph.D., est le professeur de Fuller E. Callaway en éducation urbaine à la Georgia State University. C'est un professeur, psychologue et historien passionné. Il a participé au développement de plusieurs systèmes d'évaluations nationaux, comme l'évaluation des compétences des éducatrices et éducateurs professionnel(le)s et l'évaluation du développement des jeunes enfants et des nouveaux-nés.

Il précise que « Si on peut dire que les élèves sont des génies, alors on peut dire la même chose des enseignant(e)s. »

Un des arguments clés de monsieur Hilliard est que les enseignant(e)s peuvent recevoir de l'aide pour devenir des personnes ayant un pouvoir extraordinaire. Ces enseignant(e)s ont l'influence nécessaire pour effectuer des changements profonds et durables en ce qui a trait à la capacité d'apprentissage de leurs élèves, au-delà même de l'influence qu'ils ont aujourd'hui. Cependant, ce qui est nécessaire à un niveau concomitant, dit-il, est l'apprentissage égal en profondeur des enseignant(e)s au sein de leurs propres programmes.

« Si vous adoptez une loi et que vous commencez à tester les enseignant(e)s, rien ne se produira, précise-t-il. Vous devez investir dans la formation des enseignant(e)s. »

Il dit que cela concerne tous les enseignant(e)s, et non pas seulement les éducatrices et les éducateurs du secondaire ou du post-secondaire.

« Est-ce lorsque nous voyons un enseignant(e) de l'école élémentaire, nous voyons un mathématicien? Non. On le regarde et on se dit : « vous travaillez avec des petits, vous avez besoin de peu de connaissances en mathématiques. Il faut que cela change. »

Monsieur Hilliard dit qu'il est important de rassembler les « pratiques vraiment solides » qui participent à l'établissement d'un système d'éducation gagnant. Il précise qu’il est essentiel de trouver les éléments communs dans toutes les méthodes d'enseignement les plus solides. « Il n'est pas nécessaire de découvrir de nouvelles méthodes – ces méthodes existent déjà », précise monsieur Hilliard.

Les programmes qui embauchent de bons enseignant(e)s, mettent au défi les élèves, les traitent comme des érudits et respectent leur culture et leurs différences, ce qui est essentiel. Les programmes doivent instiller la fierté envers les ancêtres et les traditions, fait-il remarquer.

Comme modèle, il mentionne le projet SEED, un programme d'enseignement en mathématiques qui utilise une méthode socratique unique pour enseigner aux élèves des mathématiques de niveau avancé. Le projet SEED a été utilisé dans de nombreux districts scolaires aux États-Unis et au Canada. L'auditoire a regardé un court montage vidéo montrant des élèves de 6e année qui faisaient de l'algèbre avancé dans une école de Détroit.

Selon son site Web, la forme d'enseignement utilisée pour le projet SEED associe la non utilisation d'un cours magistral à une méthode de questionnement accompagnée de techniques visant à favoriser la rétroaction verbale et non verbale constante, à la mise en valeur de la participation des élèves, et à l'amélioration de la concentration. La méthode du projet SEED fait que la classe devient l'arbitre des connaissances, ce qui donne aux élèves une impression d'appartenance par rapport au matériel.

Les leçons comprennent des questions préparées avec précision qui mènent l'élève à découvrir les concepts de mathématiques. La rétroaction constante aide également à maintenir la concentration des élèves. Comme le précise monsieur Hilliard, en questionnant continuellement à l'aide de la méthode socratique, l'enseignant(e) spécialisé(e) montre aux élèves comment devenir des apprenant(e)s efficaces.

« Lorsque ces élèves quittent une classe du projet SEED et se rendent en cours d'anglais, croyez-moi, ils fanfaronnent. Ils sont sûrs d'eux-mêmes. Les élèves apprennent beaucoup, si on leur offre cette possibilité. »

Monsieur Hilliard fait remarquer comme il est important que tous les élèves se retrouvent dans le programme qu'ils suivent. « Dans de nombreux cours, le message donne l'impression que les classes entières et les groupes d'élèves ne font même pas partie de ce monde. Cependant, aucune population humaine ne se trouve à l'extérieur de la civilisation – toute civilisation possède une connaissance approfondie des mathématiques et les outils pour un apprentissage approfondi », dit-il.

« La créativité humaine est universelle. »