InspireUne enseignante passionnée affirme que le bilinguisme du Canada « n'est pas rien »Madame Paiement fait la promotion de l'épanouissement personnel des francophones de l'Ontariopar Roderick Benns Récemment, alors que madame Lise Paiement commandait un café quelque part dans la capitale du pays, elle dit « Un café, s'il vous plaît », mais elle fut très surprise lorsque la jeune femme qui se trouvait à la caisse répondit immédiatement avec dédain qu'elle ne savait pas parler français. Madame Paiement précisa que la jeune femme aurait pu puiser dans ses connaissances de français de la 4e année et au-delà, pour établir le lien avec « Un Café, s'il vous plaît. » Elle aurait pu essayer de rendre un service, même avec sa connaissance rudimentaire de la langue. Très rapidement, j'ai réalisé, précise madame Paiement, « qu'elle avait appris la langue, mais pas l'attitude. » Voilà des années que madame Paiement se bat inlassablement et avec passion contre cette attitude négative à propos de l'utilisation du français en Ontario. Un produit du pittoresque village bilingue de Sturgeon Falls dans le nord-est de l'Ontario, l'identité de madame Paiement est solidement fondue dans le moule d'une franco-ontarienne de troisième génération. Madame Paiement a été la conférencière invitée au dîner-causerie du mois d'avril, présenté par le Secrétariat de la littératie et de la numératie du ministère de l'Éducation de l'Ontario, dans le cadre de la série de dîner-causerie mensuel. Cette série de conférences a été mise sur pied pour favoriser le dialogue entre les différents employés du ministère qui travaillent à appuyer l'équité des résultats pour tous les élèves, un des domaines de concentration du Secrétariat. Les membres de l'auditoire ont été invités à apporter leur dîner et à participer à la discussion, qui ce mois-ci traitait de La pédagogie culturelle : nouveau regard sur l'équité à travers le système d'éducation de langue française. En tant que championne soutenant fermement la langue française et la culture franco-ontarienne, madame Paiement était déterminée à faire plus que de simplement informer l'auditoire, et elle a réussi à toucher tout le monde en faisant un lien émotionnel, en faisant appel à la compréhension de l'auditoire en ce qui a trait aux droits de la personne envers l'épanouissement personnel. En ayant l'occasion d'aider à inculquer un sens durable de but culturel à ses élèves, madame Paiement sait que cela sera primordial pour la préservation florissante de la langue française en Ontario. « Pour moi, ce n'est pas rien d'appartenir à une nation bilingue. C'est ça le Canada. Et nous avons le devoir de protéger son bilinguisme », précise-elle. Madame Paiement a fait remarquer que les valeurs partagées par tous les parents, qu'ils soient francophones, anglophones ou autres, est « qu'ils veulent tous que leurs enfants réussissent. » « Nous voulons qu'ils fassent partie du monde dans lequel ils vivent et il est important qu'ils aient les outils pour mieux se connaître les uns les autres. » Madame Paiement a précisé que le français, en tant que langue officielle, doit être respecté et pas seulement toléré. Il existe une différence fondamentale entre les deux façons de voir les choses. « Je ne veux pas qu'on me tolère. Je sais qu'il faut gagner et inspirer le respect, mais c'est aussi quelque chose auquel on s'attend » en tant que personne parlant une des langues officielles. |
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