Passeport pour la prospéritéLe Point : Printemps 2005
Cette publication est disponible en fichier Adobe Acrobat. (PDF, 274 Ko) La ministre Chambers appelle les employeurs à l'actionLe Conseil provincial de partenariat et l'honorable Mary Anne Chambers, ministre de la Formation et des Collèges et Universités, ont lancé un appel mettant au défi les employeurs de l'Ontario d'enrayer la pénurie de personnel qualifié en offrant une expérience de travail aux élèves du secondaire dans le cadre de la campagne Passeport pour la prospérité. Le Conseil est formé de chefs de file des secteurs privé, public et sans but lucratif travaillant ensemble à mobiliser les employeurs. « Je félicite les employeurs qui offrent déjà une expérience d'apprentissage en milieu de travail. C'est un investissement en éducation et en la main-d'œuvre de demain, mais il nous faut beaucoup plus d'employeurs. Je lance le défi à tous les employeurs ontariens de participer à cette campagne » déclare Chambers. « L'Ontario fera face à une grave pénurie d'ouvriers qualifiés dans les prochaines années » dit Len Crispino, président-directeur général de la Ontario Chamber of Commerce et partenaire du Passeport pour la prospérité. « Cela aura des conséquences graves pour notre économie et notre niveau de vie. En tant qu'employeurs, il importe de faire vivre une expérience en milieu de travail aux jeunes lorsqu'ils et elles prennent des décisions critiques à l'égard de leur carrière. » Will Galante, Directeur de la gestion des succursales, Ryder – Logistics and Transportation Solutions, témoigne son importance. Il a formé et embauché deux élèves dans le cadre du Programme d'apprentissage pour les jeunes de l'Ontario (PAJO) et en forme présentement un troisième. Reconnaissance des employeurs pour la formation des élèves
Des milliers d'employeurs en Ontario font leur part pour former la main-d'œuvre de demain. Certains ont fait preuve d'un engagement de longue haleine pour offrir des expériences d'apprentissage en milieu de travail aux élèves du secondaire à travers la province. À l'automne 2004, le Conseil provincial de partenariat a lancé un appel de nominations pour les prix d'excellence du Passeport pour la prospérité auprès des collectivités. Cinq employeurs exceptionnels ont été choisis pour ces prix et cinq autres ont reçu une mention de mérite. Ces employeurs ont été reconnus lors du forum Passeport pour la prospérité tenu le 26 avril à Toronto. Employeurs exceptionnels : Amazing Canadian Art Centre, Mississauga Bruce Power, Bruce County Les Suites Hotel, Ottawa Rector Machine Works Ltd, Sault Ste. Marie Shelley Machine and Marine, Sarnia Gagnants des prix du mérite:Aramark Canada – Services alimentaires, Mississauga
Les employeurs apprécient l'autonomie et l'ingéniositéWillie Nimijohn et Steve Parsons travaillent dans des professions différentes, mais ils apprécient tous deux les élèves qui ont à cour l'ouvrage, sont responsables et autonomes. Les deux employeurs prennent des élèves depuis des années parce qu'ils aiment leur enseigner de nouvelles compétences. M. Nimijohn est propriétaire d'une grande ferme à Ancaster. Il désire que tous ses fils prospèrent et aiment ce qu'ils font. Lorsque son plus jeune fils, James, a demandé de faire son stage en éducation coopérative à la ferme, il en a été ravi. Et M. Nimijohn a été tout aussi heureux lorsque James a choisi la soudure pour son stage suivant, car l'agro-alimentaire est un secteur difficile auquel il vaut mieux se préparer. En arrivant à la ferme au milieu de l'après-midi, James doit décider quelles tâches entreprendre. Ainsi que le dit M. Nimijohn, « Le reste d'entre nous étions à trente milles de là et James devait décider quoi faire – il n'y avait personne à qui demander et James s'en est vraiment bien tiré. » Grâce à son expérience de stage, M. Nimijohn a suffisamment confiance en James pour lui confier le travail d'un chef d'équipe, poste auxquels certains des stagiaires précédents ont aussi été promus. James apprécie le travail à la ferme mais il adore aussi la soudure. Il s'est familiarisé avec ce métier pendant plusieurs années à la ferme, mais c'est en classe de fabrication au secondaire qu'il a eu le coup de foudre. James effectue présentement un deuxième stage en éducation coopérative chez Parson's Welding. M. Parsons a enseigné à James la soudure, la coupe et le travail de préparation. Il déclare, « Lorsque nous prenons des élèves, nous ne nous attendons pas à ce qu'ils sachent ce que nous savons, mais nous nous attendons à ce qu'ils aient l'esprit ouvert et une bonne attitude. » M.âParsons croit que James possède les deux et que ces caractéristiques sont essentielles. « La soudure est un domaine qui demande plus que la lecture de tous les manuels à ce sujet; il faut le pratiquer afin d'y exceller. » James dit vouloir être soudeur, mais il aime quand même le travail de fermier et désire contribuer à l'entreprise familiale. La ferme de M. Nimijohn est si vaste qu'elle possède son propre atelier de soudure sur place; combiner les deux carrières est donc certainement possible. M. Parsons dit en plaisantant qu'il « forme la concurrence » mais il apprécie enseigner à James et continuera de recevoir d'autres élèves stagiaires. « Beaucoup des métiers spécialisés sont dédaignés. Il nous faudra des gens pour faire le travail. » Hôtel Delta Toronto Airport Westâ: Miser sur le programme en éducation coopérative pour recruter« Il est toujours difficile de trouver les bonnes personnes, mais nous avons vraiment commencé à changer notre approche face aux élèves en placement de stage en éducation coopérative après avoir participé au forum Passeport pour la prospérité à l'automne » déclare Karen Dobbie, généraliste en ressources humaines à l'hôtel Delta Toronto Airport West. L'hôtel offrait aux élèves des stages en éducation coopérative depuis plus de cinq ans. « Maintenant, nous collaborons étroitement avec les enseignantes et les enseignants pour offrir une expérience de travail plus en lien avec le curriculum. » « En suivant un système de rotation pour tous les services, les élèves obtiennent une vue de l'ensemble à partir de laquelle ils et elles peuvent décider leur domaine préféré. » Les élèves travaillent habituellement à la réception, aux ressources humaines, à la comptabilité, à l'entretien et à la cuisine. Mme Dobbie avise les autres employeurs encore sceptiques à l'idée de prendre des élèves « Vous décidez qui vous prenez. Tous les élèves stagiaires passent une entrevue au préalable. De plus, les enseignantes et les enseignants nous envoient les élèves les plus motivés grâce à notre relation plus étroite avec eux. » La créativité à l'œuvre : un propriétaire d'entreprise apporte du travail d'assemblage en salle de classeL'atelier de Tom Feeney n'était pas suffisamment grand pour recevoir un autre élève stagiaire, mais il voulait offrir une occasion d'alternance travail-études. Il a donc apporté les stages aux élèves. M. Feeney est propriétaire de Feeney Hardware Ltd., une entreprise de produits industriels située dans la région de North York, près de Toronto. Il visite chaque mardi la Maplewood High School – une école pour élèves ayant des besoins spéciaux – pendant quelques heures afin d'y simuler l'assemblage dans son atelier. Voilà sept ans, M. Feeney pensait que les élèves stagiaires venaient du collège ou de l'université uniquement. Il déclare, « Une personne allant au collège n'occuperait pas un poste d'employé dans un entrepôt. Je ne croyais pas que nous avions quoi que ce soit à offrir. » Aujourd'hui, un ancien élève de Maplewood est un des employés à plein temps pour M. Feeney depuis trois ans. Lorsque M. Feeney a témoigné lui-même du changement chez les élèves du secondaire suite à un stage en éducation coopérative, il a voulu en faire davantage. Quand Debra Malandrino, superviseure du programme en éducation coopérative à Maplewood, lui a demandé de prendre un de ses élèves ayant des besoins spéciaux cette année, il voulait vraiment aider. Ils ont discuté de possibilités d'échange, car il ne disposait pas de l'espace nécessaire pour recevoir un élève à l'atelier. Chaque semaine, M. Feeney apporte du travail d'assemblage dans la salle de classe de Maplewood. Il prépare des directives détaillées que les élèves peuvent facilement observer en plaçant les pièces sur les images dessinées sur des feuilles de papier. Du fait que plusieurs élèves ont de la difficulté à compter, M. Feeney apporte aussi des boîtiers comportant le même nombre d'ouvertures que celui des pièces à recevoir. Les élèves savent qu'ils ont terminé lorsque le boîtier est complet. M. Feeney dit sans hésitation que les élèves ont un effet positif sur les membres de son personnel. Il déclare, « Le personnel est content d'avoir un élève. Cela les aide à développer leurs habiletés de leadership. » Lorsqu'on lui demande pourquoi il fait cela, Tom parle de la confiance que les élèves acquièrent par cette expérience « Beaucoup d'entre eux tirent du plaisir de leur rendement; ils veulent vous dire ce qu'ils ont fait. Lorsque vous vous rendez compte de la confiance qu'ils ont acquise – la différence est géniale. » Mme Malandrino a remarqué que les enseignantes et les enseignants avaient tous été surpris de l'effet des visites de M. Feeney à tous les mardi:« Leurs enseignantes et enseignants titulaires avouent n'avoir jamais imaginé que leurs élèves pouvaient faire ce travail. Un grand changement s'est opéré chez les élèves – ils et elles sont plus autonomes; ils et elles ont maturé. » Mme Malandrino dit que ces occasions d'alternance travail-études ont amené les élèves bien au-delà de ce que leurs enseignantes et enseignants – et même leurs parents – envisageaient pour eux: « Qui l'aurait cru? Ils et elles obtiennent plus qu'une expérience, ils et elles obtiennent un emploi. » Beaucoup des élèves de Maplewood n'avaient même jamais envisagé l'idée de travailler à plein temps. Ces expériences travail-études leur donnent la formation et la confiance nécessaires pour croire en eux-mêmes et en leur avenir. M. Feeney a un message pour les employeurs hésitant:« Je vous recommande fortement d'investir dans des expériences d'alternance travail-études car votre personnel en bénéficiera et les élèves en tirent réellement avantage. Il s'agit tout simplement d'être créatif. Cela me fait me sentir bien. Ça en vaut la peine. »
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