Pour l'amour d'apprendre

Recommandations

Voici les recommandations de tout le rapport.

Retour au menu de CRE


Chapitre 7 - Apprendre de la naissance à 6 ans : La transition du foyer à l'école

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que l'éducation de la petite enfance soit offerte par tous les conseils scolaires à tous les enfants de trois à cinq ans que les parents ou tutrices ou tuteurs désirent inscrire. L'éducation de la petite enfance remplacerait progressivement les programmes de prématernelle et de maternelle ou jardin d'enfants et deviendrait ainsi une partie intégrant du système d'éducation publique.
  2. Nous recommandons que le programme d'éducation de la petite enfance soit introduit à mesure que l'espace devient disponible.
  3. Nous recommandons que, dans la mise en oeuvre du programme d'éducation de la petite enfance, le gouvernement provincial accorde un financement prioritaire aux modules scolaires de langue français.
  4. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation rédigé un guide s'adressant aux parents, aux enseignantes et aux enseignants et aux autres intervenants de la petite enfance, décrivant les étapes de l'apprentissage et ses résultats souhaitables et possibles à partir de la naissance, et que ce programme soit relié au programme d'études commun qui commence en 1re année. Ce guide, comprenant aussi les objectifs d'apprentissage spécifiques pour l'âge de six ans, servirait dans l'élaboration du programme d'études de l'éducation de la petite enfance.

Chapitre 8 - Apprendre : de 6 à 15 ans - Notre programme d'études commun

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation décrive clairement les résultats attendus en ce qui concerne l'apprentissage de la langue, des mathématiques, des sciences, de l'informatique, de l'apprentissage en groupe, des relations interpersonnelles et du sens des valeurs, depuis la maternelle jusqu'à la fin de l'école secondaire, et qu'un lien soit établi entre ces résultats et les travaux du Conseil des normes et de l'agrément des programmes collégiaux et les universités. Nous recommandons aussi qu'il élabore des normes précises semblables à celles qui existent dans le domaine des mathématiques et de la langue (connaissance de la lecture, de l'écriture et du calcul) pour les trois autres domaines.
  2. Nous recommandons que l'acquisition d'une troisième langue fasse partie intégrant du programme d'études commun dès un très jeune age et jusqu'à la 9e année inclusivement, étant entendu que le choix de la langue ou des langues enseignées ou acquises sera déterminé à l'échelle locale. Nous recommandons en outre que l'acquisition d'une troisième langue en dehors de l'école soit reconnue comme l'équivalent d'un cours, cette équivalence étant sanctionnée par un examen semblable à l'examen d'exemption que nous proposons dans le système de crédits scolaires au cours secondaire.
  3. Nous recommandons que toutes les écoles élémentaires incorporent à leurs programmes quotidiens une période d'exercice physique régulier d'au moins 30 minutes. Cette période d'exercice quotidienne est un élément essentiel d'un environnement scolaire sain. Les écoles qui ne sont pas en mesure de dégager des périodes quotidiennes pour l'exercice physique devraient au moins prévoir trois périodes d'exercice par semaine.
  4. Nous recommandons que, dès la 1re et jusqu'à la 5e ou la 6e année, une même éducatrice ou un même éducateur suive les progrès de chaque élève pendant toutes les années que l'élève passe à l'école et ait la responsabilité de tenir à jour le dossier scolaire de l'élève.
  5. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation et les conseils scolaires locaux prennent des mesures d'incitation favorisant la création d'unîtes d'apprentissage plus petites (comme le système des "écoles dans l'école" ou le système d'"académies") au sein des grandes écoles du cycle intermédiaire et des grandes écoles secondaires.
  6. Nous recommandons qu'un "Dossier cumulatif de l'élève" soit établi pour chaque élève à compter de la 7e année. Ce dossier consignera les résultats scolaires et les autres expériences d'apprentissage de l'élève et sera considéré comme le principal outil de planification de ses études secondaires et postsecondaires. Enfin, il sera revu deux fois par année par l'élève, les parents et l'enseignante ou l'enseignant qui a des rapports constants avec l'élève et qui a la responsabilité de la suivre ou de le suivre tout au long de son séjour dans l'école.
  7. Nous recommandons l'élaboration d'un programme-cadre pour chaque matière enseignée dans le programme d'études commun. Ce programme-cadre guiderait les enseignantes et enseignants dans la préparation de programmes qui aideront les élèves à atteindre les résultats d'apprentissage énoncés dans Le programme d'études commun. Ce programme-cadre devrait comporter pour les enseignantes et les enseignants des conseils pratiques sur les façons dont les parents peuvent aider leurs enfants à la maison.
  8. Nous recommandons que le ministre de l'Éducation et de la Formation modifie les réglements de manière à permettre aux conseils scolaires de prolonger la durée de la journée d'école et de l'année scolaire.
  9. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation mette au point, de concert avec des spécialistes des programmes scolaires et de l'apprentissage, des stratégie fondées sur une théorie et une pratique solides et assorties d'exemples détaillés visant à moduler davantage le temps dont dispose chaque élève pour maîtriser les matières au programme.
  10. Nous recommandons que chaque école et chaque conseil scolaire qui le souhaite soit autorisé à élaborer et à offrir des programmes qui s'ajoutent à ceux du Programme d'études commun, à condition que ces programmes supplémentaires respectent des critères élaborés par la province et à condition qu'au moins 90 p. 100 du temps d'enseignement soit consacré au Programme d'études commun, de la 1re à la 9e année.

Chapitre 9 - Apprendre : de 15 à 18 ans : Les années de spécialisation

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation examine l'éducation offerte par les collèges communautaires, son mandat, son financement, sa cohérence et sa place dans le "système" d'éducation en Ontario, et que les chemins qui mènent de l'école secondaire au collège soient précises, en accordant une attention particulière aux élèves qui ne se dirigent pas vers l'université.
  2. Nous recommandons par conséquent que les études secondaires soient définies comme un programme de trois ans, commençant après la 9e année, et que les élèves ne soient autorisés à prendre qu'un maximum de trois cours, en sus des 21 cours obligatoires, pour un total ne dépassant pas 24 crédits. Nous recommandons en outre que tous les cours auxquels l'élève s'est inscrit, qu'il les ait terminés ou pas, réussis ou échoués, figurent dans son relève de notes.
  3. Nous recommandons qu'il n'y ait que deux, et non pas trois, types ("niveaux") différents de cours.
  4. Nous recommandons que certains cours (appellés Cours académiques de l'Ontario ou CAcO) soient offerts et mettent l'accent sur des connaissances plus générales; et que d'autres cours (appellés Cours appliqués de l'Ontario ou CApO) soient offerts et mettent l'accent sur les applications pratiques; et que d'autres cours encore soient offerts sous forme de cours communs reposant à la fois sur des approches générales et appliquées, et qu'ils n'aient pas de désignation particulière.
  5. Nous recommandons que les grandes écoles secondaires soient réorganisées en "écoles dans l'école" ou "académies", ou les élèves cotoient le même noyau d'enseignantes, d'enseignants et d'élèves pendant la majeure partie de leur programme. Ces unîtes pourraient être axées sur des matières, des disciplines ou des intérêts.
  6. Nous recommandons premièrement, que les élèves participent à un exercice physique au moins trois fois par semaine, pour une durée minimale de 30 minutes, à l'intérieur ou à l'extérieur des classes d'éducation physique.
  7. Nous recommandons deuxièmement, que les élèves participent pendant au moins 20 heures par année (deux heures par mois) à des activités de service communautaire, organisées et contrôlées par l'école, à l'intérieur ou à l'extérieur de celle-ci.
  8. Nous recommandons que les mêmes efforts consacrés à élaborer centralement des stratégie et des idées pour accroître la souplesse et la personnalisation de l'apprentissage, que nous avons recommandés pour le programme d'études commun, soient appliqués aussi aux années de spécialisation.
  9. Nous recommandons d'établir un ensemble de résultats à atteindre à la fin de la 12e année, en fonction des matières et des compétences, et que ces résultats soient énoncés brièvement. Nous recommandons en outre que certains résultats attendus s'appliquent à tous les apprenants et apprenantes, et que des résultats additionnels s'appliquent au programme de CAcO et au programme de CApO.
  10. Nous recommandons que les élèves aient la possibilité d'accumuler jusqu'à deux crédits en langues étrangères envue de l'obtention de leur diplôme, peu importe la façon dont ils ont acquis leur formation ou la connaissance de cette langue, s'ils peuvent démontrer par un examen qu'ils maîtrisent la langue suffisamment bien.
  11. Nous recommandons que le Conseil ontarien de la formation et de l'adaptation de la main-d'oeuvre (COFAM)soit investi du mandat d'établir, en partenariat avec les conseils scolaires, les collèges communautaires et d'autres partenaires de la collectivité, des programmes qui aideront les diplômes d'écoles secondaires et les décrocheurs a réussir leur intégration au marché du travail, ce qui inclut des possibilités accrues de stages d'apprentissage et d'autres types de formation, ainsi que du counseling d'emploi.
  12. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation rédigé un document bref et clair expliquant aux parents ce que leurs enfants devraient apprendre et savoir à toutes les étapes de développement décrites dans Le Programme d'études commun, ainsi que les résultats attendus au niveau secondaire. Ce document devrait également renfermer des renseignements succincts sur les programmes d'études collégiaux et universitaires.
  13. Nous recommandons que, pour permettre à tous les résidents et résidentes de l'Ontario, peu importe leur âge, d'obtenir un diplôme d'études secondaires, les conseils scolaires financés par les fonds publics aient le mandat et les ressources financières nécessaires pour offrir des programmes d'éducation des adultes.
  14. Nous recommandons qu'un processus cohérent d'évaluation des acquis soit établi pour les élèves adultes en Ontario, et que dans ce processus soit inclus un examen en vue d'obtenir un diplôme équivalent au diplôme d'études secondaires.
  15. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation, dans le cadre de son mandat qui comprend aussi l'enseignement postsecondaire, exige des universités et des collèges qu'ils élaborent des examens d'exemption ou d'autres formes appropriées d'évaluation des acquis, pour toutes les années universitaires y compris l'octroi de diplômes et de grades universitaires.
  16. Nous recommandons que le droit des adultes de parfaire leur éducation soit protégé, peu importe leur situation sur le marché de l'emploi ou leurs intentions à cet égard.
  17. Nous recommandons que le COFAM définisse et prévoie immédiatement dans le programme d'alphabétisation des adultes à court terme et à moyen terme, une composante en français qui ne soit pas liée à la participation au marché du travail, et qui vienne s'ajouter aux programmes en français liés à la participation réelle ou possible au marché du travail.

Chapitre 10 - L'aide à l'apprentissage : Besoins particuliers et mesures spéciales

Voici les recommandations de la Commission :

  1. En conséquence, la Commission recommande que le Ministère rende obligatoires les programmes d'ELS/ESD dans les écoles de langue anglaise et les programmes d'ALF/PDFdans les modules scolaires de langue français, pour que les élèves immigrants qui parlent peu ou pas l'anglais ou le français, de même que les ayants droit visés par la Charte qui parlent peu ou pas le français, reçoivent le soutien dont ils ont besoin, par le biais de modèles de prestation choisis localement. Dans les subventions qu'il octroie à titre de financement global, le Ministère devrait également prévoir les suppléments budgétaires nécessaires pour permettre aux écoles d'offrir de tels programmes chaque fois que, de l'avis de la collectivité, ils sont nécessaires.
  2. Nous recommandons qu'aucun enfant présentant des difficultés dans l'apprentissage de la lecture ou du retard par rapport à ses camarades ne se voit accoler l'étiquette "en difficulté d'apprentissage", à moins d'avoir reçu une aide individuelle intensive pour l'apprentissage de la lecture et que cette aide n'ait pas donné lieu à une amélioration concrète de son rendement scolaire.
  3. Nous recommandons que, parallèlement aux programmes destinés aux élèves surdoués, des programmes d'accélération soient offerts systématiquement à l'intention d'élèves rapides dont la rapidité d'apprentissage est établie par des évaluations menées par les enseignantes et enseignants, par des examens d'exemption ou par d'autres méthodes appropriées.
  4. Nous recommandons, lorsque les parents et le personnel enseignant s'entendent sur la meilleure solution pour aider l'élève, et que le consentement parental éclairé a été donné par écrit, que l'on ne convoque pas le CIPR.
  5. Nous recommandons, lorsque les parents et le personnel enseignant ne s'entendent pas et que le CIPR doit être convoqué, qu'un animateur/médiateur soit choisi, selon les besoins, pour faciliter les discussions et en arriver à un compromis, afin de réduire les risques d'appel devant les tribunaux; et nous recommandons que la législation soit modifiée pour prévoir cette médiation préalable.
  6. Nous recommandons, lorsque l'élève a été formellement identifié(e) et placé(e), que la révision annuelle soit remplacée par des évaluations individuelles semestrielles qui montreront si l'élève a progressé et quelle est l'ampleur de ses progrès sur une période de cinq mois; nous recommandons également que la décision de poursuivre le programme se fonde sur des données objectives de même que sur le jugement du personnel enseignant et des parents à l'égard des progrès de l'élève.
  7. Nous recommandons que les conseils scolaires cherchent des moyens d'offrir une aide spéciale aux élèves qui en ont besoin pour apprendre au même rythme que leurs camarades sans avoir recours à un processus d'identification formel comme le CIPR.
  8. Nous recommandons que, même, si l'intégration est la norme, les conseils scolaires continuent d'offrir toute une gamme de services à l'intention des élèves dont les besoins seraient mieux satisfaits dans d'autres milieux, de l'avis des parents et de l'avis du personnel enseignant.
  9. Nous recommandons que tout le personnel enseignant des écoles élémentaires ait régulièrement accès à une coordonnatrice ou un coordinateur communautaire qui serait chargé notamment de la coordination du programme de sensibilisation au choix de carrière offert à l'école, et qui travaillerait en collaboration avec le personnel enseignant et les membres de la collectivité pour mettre sur pied et soutenir le programme.
  10. Nous recommandons qu'à partir de la 6e ou de la7e année et jusqu'à la fin de la 12e année, toutes les écoles offrent les services de personnes spécialisées ou qualifiées en formation au choix d'une carrière pour offrir les services d'orientation professionnelle.
  11. Nous recommandons que le Ministère, de concert avec des groupes professionnels de spécialistes de la formation au choix d'une carrière, l'Association des conseillers en orientation scolaire de l'Ontario et l'Association of Career Centres in Educational Settings, et en consultation avec les collèges, les universités, le monde des affaires et les syndicats, établisse un continuum des résultats que les élèves doivent atteindre sur les plans de la sensibilisation et de la formation au choix d'une carrière, et ce, pour toutes les années, depuis la première jusqu'à la douzième.
  12. Pour répondre aux besoins des élèves en matière d'orientation et de counseling personnel : Nous recommandons premièrement que le ministère del 'Éducation et de la Formation assume la responsabilité de communiquer avec le ministère de la Santé et définisse, de concert avec lui, les programmes et les services essentiels de promotion de la santé mentale qu'il y a lieu d'offrir dans les écoles; la formation professionnelle nécessaire pour celles et ceux qui les offriront; les services qui devraient être offerts aux élèves à l'extérieur des écoles et par qui; et les structures de partage des responsabilités à l'égard de ces services entre les deux ministères.
  13. Nous recommandons deuxièmement que le ministère de l'Éducation et de la Formation clarifie la nature et la fonction du counseling personnel et social dans les écoles, et notamment :
    a) qu'il redéfinisse la formation appropriée que doivent recevoir les orienteurs ou les conseillers en counseling personnel, et qu'il établisse et mette en oeuvre un plan pour la formation ou le recyclage des personnes qui offrent actuellement ces services ou qui devraient les offrir; et ce, en collaboration avec l'Association des conseillers en orientation scolaire de l'Ontario et des représentants des collèges et des universités. Cette formation devrait également être accessible par le biais d'autres programmes que celui de la formation des enseignantes et des enseignants;
    b) qu'il s'assure que de tels services soient offerts par les personnes qui, après une date déterminée, auront reçu la formation ainsi définie.
  14. Nous recommandons troisièmement que le ministère de l'Éducation et de la Formation élabore un nouveau programme-cadre en matière d'orientation personnelle et sociale qui remplacerait Orientations : Programme-cadre - cycles intermédiaire et supérieur, 1984, et qui comporterait une description du type de dotation différenciée nécessaire à la prestation de services d'orientation et de counseling dans les écoles élémentaires et secondaires.

Chapitre 11 - L'évaluation du rendement

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que, pendant la formation initiale et le perfectionnement professionnel continu, on consacre beaucoup plus de temps à apprendre aux enseignantes et aux enseignants comment évaluer les progrès des élèves de façon à aider ces derniers à améliorer leur rendement, et nous favorisons à cette fin un mécanisme de pratique et d'orientation dirigées pour faciliter l'enseignement et l'apprentissage.
  2. Nous recommandons au ministère de l'Éducation et de la Formation de mettre au point, sans tarder, les ressources pédagogiques nécessaires pour que les enseignantes et les enseignants puissent évaluer le travail des élèves avec exactitude et cohérence, en se réferant aux résultats d'apprentissage qui serviront de base à des évaluations et des bulletins normalisés.
  3. Nous recommandons au ministère de l'Éducation et de la Formation de concevoir, en association avec des éducateurs et éducatrices de profession, des experts en évaluation, des parents, des élèves et des représentants du grand public, un bulletin scolaire unique adapté à chaque classe. Appelé Rapport des progrès de l'élève, il sera directement lié aux résultats et aux normes de l'année ou du cours en question et, toutes années confondues, il constituera le principal outil utilisé pour communiquer aux parents et aux élèves les progrès réalisés. Les conseils scolaires ne pourront en supprimer aucune partie, mais ils pourront demander au Ministère l'autorisation d'y ajouter des données.
  4. Nous recommandons au Ministère de vérifier l'objectivité de ses propres instruments d'évaluation, et de contrôler en collaboration avec les conseils scolaires et les organismes professionnels d'autres outils d'évaluation; de permettre aux enseignantes et enseignants d'approfondir leurs connaissances et leur formation pour les aider à dépister et à éliminer les préjuges dans tous les volets des évaluations; et de vérifier les effets des évaluations sur divers groupes.
  5. Nous recommandons donc de soumettre tous les élèves à deux évaluations uniformes à la fin de la 3e année, l'une en lecture et écriture, l'autre en calcul, en fonction de normes et de résultats d'apprentissage à atteindre bien définis et parfaitement connus des enseignantes et enseignants, des parents et des élèves.
  6. Nous recommandons que l'élaboration, l'administration, la notation et la communication des résultats de ces évaluations soient confiées à un petit organisme de compétence supérieur, indépendant du ministère de l'Éducation et de la Formation, que l'on appellera "Office de la redevabilité et du rendement de l'apprentissage".
  7. Nous recommandons que pour obtenir le diplôme d'études secondaires, les élèves doivent réussir le test de lecture et d'écriture.
  8. Nous recommandons que le Ministère continue à participer et à apporter son soutien à des évaluations nationales et internationales, et à s'efforcer de les améliorer.
  9. Nous recommandons que le Ministère élabore des plans pluriannuels détaillés en prévision d'évaluations à grande échelle (enquêtes sur les programmes, contrôlé des examens), qui précisent les données à recueillir et la façon dont la mise en oeuvre sera surveillée, et qu'il communique les résultats au public et informe les éducatrices et éducateurs et le public sur la façon d'interpréter et d'utiliser les résultats.
  10. Nous recommandons que, pour commencer, et durant cinq à sept ans, jusqu'à ce que le mécanisme soit bien ancré dans le système scolaire et dans l'esprit du public, on charge un organisme indépendant de mettre en oeuvre les évaluations provinciales à grande échelle dans les classes de 3e et 11e année et d'en communiquer les résultats. Les rapports et recommandations de l'Office de la redevabilité et du rendement de l'apprentissage seront directement transmis au Ministre, à l'Ordre des enseignantes et des enseignants et à la population.
  11. Nous recommandons au ministère de l'Éducation et de la Formation de mettre au point, en collaboration avec des membres de la collectivité et des chercheures et chercheurs, des modalités précises pour recueillir et communiquer des données provinciales sur le rendement des élèves (notes et résultats des tests de "litteratie" dans les classes de 3e et de 11e année) de groupes designés, en fonction du sexe, de la race, de l'identité ethnoculturelle et de la situation socio-économique.

Chapitre 12 - Les éducateurs, les éducatrices

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que la Loi sur l'éducation soit amendée afin de permettre aux instructrices et instructeurs non certifiés de superviser les élèves, dans des conditions et des circonstances précises, et d'offrir certains programmes non-académiques. Les instructrices et instructeurs, designés par la directrice ou le directeur de l'école, proviendraient des secteurs de la santé, des loisirs et de l'assistance sociale, ou d'autres secteurs de la communauté.
  2. Nous recommandons que soit établi un corps professionnel à réglementation autonome pour les enseignantes et les enseignants, l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, et que ses pouvoirs, ses responsabilités de même que l'adhésion à l'Ordre soient prescrits par la loi. L'Ordre devrait avoir la responsabilité de fixer les normes de la profession, de délivrer le brevet d'enseignement et d'approuver les programmes d'éducation des enseignantes et enseignants. Les éducatrices et éducateurs professionnels devraient constituer la majorité des membres de l'Ordre, mais la communauté dans son ensemble devrait être bien représentée par des personnes extérieurs au monde de l'éducation.
  3. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants, en étroite collaboration avec les facultés d'éducation, élabore un processus de reconnaissance officielle ("d'agrément") des programmes de préparation à l'enseignement offerts par les facultés d'éducation de l'Ontario, et que l'Ordre soit responsable de la mise en oeuvre de ce processus d'approbation.
  4. Nous recommandons que les facultés d'éducation et le personnel scolaire qui supervise les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants aient la responsabilité de s'assurer que celles et ceux dont la candidature est recommandée pour le brevet d'enseignement de l'Ontario possèdent les qualités personnelles requises pour entrer dans la profession, et que les candidates et candidats qui ne possèdent pas ces qualités soient detournés des programmes de préparation à l'enseignement.
  5. Nous recommandons que les facultés d'éducation augmentent leurs efforts pour admettre plus d'étudiantes-enseignantes et d'étudiants-enseignants provenant de groupes précédemment sous-représentés, notamment les minorités ethnoculturelles et raciales, les groupes autochtones et les personnes handicapées, et qu'elles soient responsables de montrer à l'Ordre des enseignantes et des enseignants que des progrès notables sont réalisés dans l'atteinte de cet objectif.
  6. Nous recommandons que les facultés d'éducation, les conseils scolaires et les fédérations d'enseignantes et d'enseignants mettent sur pied des programmes conjoints pour encourager un plus grand nombre de jeunes gens appartenant aux groupes minoritaires à songer à l'enseignement comme carrière, et pour s'assurer que les personnes minoritaires, jeunes et adultes, qui s'intéressent à l'enseignement aient des occasions d'acquérir l'expérience nécessaire auprès des enfants et des adolescentes et adolescents.
  7. Nous recommandons que les facultés d'éducation établissent des partenariats avec des écoles et des conseils scolaires public, catholique et de langue français sélectionnés qui acceptent de former les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants en collaboration avec les facultés. Dans de tels établissements, designés comme "écoles de perfectionnement professionnel", professeurs et personnel enseignant seraient chargés d'élaborer en commun le programme et de guider les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants dans leur apprentissage.
  8. Nous recommandons que le personnel scolaire responsable des étudiantes-enseignantes et des étudiants-enseignants soit choisi conjointement par la faculté d'éducation et la direction de l'école, et qu'il participe lui-même à un programme de préparation en bonne et due forme, afin de s'assurer qu'il comprenne à fond le processus d'apprentissage de l'enseignement, et qu'il s'entende sur les habiletés, connaissances, compétences et valeurs que devraient avoir les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants.
  9. Nous recommandons que le personnel scolaire qui supervise les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants contribue de manière significative aux recommandations concernant la délivrance du brevet d'enseignement.
  10. Nous recommandons qu'un ensemble de cours préalables communs soit établi au premier cycle en vue de l'inscription dans les programmes de formation initiale des enseignantes et enseignants, les décisions quant aux cours préalables étant prises par l'Ordre des enseignantes et desenseignants, en tenant compte des recommandations des facultés d'éducation et des conseils scolaires.
  11. Nous recommandons que les facultés de lettres et de sciences soient encouragées à collaborer avec les facultés d'éducation à la préparation de cours appropriés au premier cycle, lorsque ceux-ci font défaut, dans des matières qui sont des prérequis à l'inscription dans les facultés d'éducation.
  12. Nous recommandons que le programme consécutif de préparation initiale à l'enseignement soit prolongé d'un an, et que l'on ajoute une année au programme simultané. Nous recommandons que le baccalauréat en éducation soit décerné une fois que la candidate ou le candidat a terminé avec succès le programme de deux ans ou, dans le cas du programme simultané, a réussi l'équivalent du programme de deux ans en éducation.
  13. Nous recommandons qu'au lieu des 40 journées de stage pédagogique exigées actuellement des étudiantes-enseignantes et étudiants-enseignants, elles ou ils fassent des stages d'observation et de pratique pédagogique d'une durée au moins équivalente dans les écoles désignées comme établissements de perfectionnement professionnel, pendant la première année du programme de baccalauréat en éducation, et qu'elles ou ils passent une bonne partie (au moins trois mois) de la deuxième année à travailler dans les écoles, sous la surveillance du personnel scolaire. Nous recommandons que les étudiantes et étudiants inscrits dans les programmes simultanés aient à remplir les mêmes exigences, au cours de la durée du programme de formation initiale.
  14. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants, sur la recommandation des facultés d'éducation, délivré un brevet d'enseignement de l'Ontario provisoire à celles et ceux qui obtiennent un baccalauréat en éducation.
  15. Nous recommandons que le brevet d'enseignement de l'Ontario devienne permanent après une année d'enseignement en Ontario, sur la recommandation d'une directrice ou d'un directeur d'école ou d'une agente ou d'un agent de supervision qualifié. Toutefois, le processus d'obtention du brevet d'enseignement serait tout à fait distinct de l'octroi de contrats d'enseignante et d'enseignant, stagiaire ou permanent, par le conseil employeur.
  16. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants établisse des critères pour la certification à l'enseignement préscolaire, et que, quelles que soient les exigences adoptées en matière de préparation et d'obtention du brevet, les enseignantes et les enseignants en éducation de la petite enfance aient des qualifications équivalentes à celles des autres membres du personnel enseignant, et jouissent d'un statut égal.
  17. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants se penche sur la question de la reconnaissance de celles et ceux qui ont actuellement un diplôme de niveau collégial en éducation de la petite enfance ou un brevet d'enseignement au cycle primaire et qui seront touchés par la création de programmes d'éducation préscolaire pour les enfants de trois ans dans les écoles publiques.
  18. Nous recommandons que les conseils scolaires soient tenus d'offrir un appui professionnel convenable et soutenu à toutes les enseignantes et à tous les enseignants pendant leur première année d'exercice, afin de faciliter leur passage à l'enseignement à temps plein.
  19. Nous recommandons que le perfectionnement professionnel soit obligatoire pour toutes les éducatrices et tous les éducateurs du système d'éducation publique, avec un renouvellement du brevet d'enseignement tous les cinq ans, qui dépendrait d'un rendement satisfaisant et d'une participation à des activités de perfectionnement professionnel reconnues par l'Ordre des enseignantes et des enseignants.
  20. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation, les conseils scolaires et les fédérations, en collaboration avec l'Ordre des enseignantes et des enseignants, étudient et favorisent divers moyens d'offrir des possibilités de ressourcement professionnel au personnel enseignant et aux responsables de l'administration scolaire.
  21. Nous recommandons que tous les conseils scolaires mettent à la disposition du public des renseignements sur leurs systèmes d'évaluation du rendement, à l'aide de bulletins d'information ou d'autres moyens, de manière à informer les élèves, les parents, le personnel enseignant et le public des principes essentiels de l'évaluation du rendement et des lignes directrices suivies.
  22. Nous recommandons que tous les systèmes d'évaluation du rendement des conseils scolaires prévoient une disposition pour solliciter systématiquement et régulièrement les commentaires des élèves et des parents concernant l'enseignement, la salle de classe, le climat à l'école, et les questions pour lesquelles elles et ils ont des suggestions ou des préoccupations.
  23. Nous recommandons que le personnel enseignant débutant ait la possibilité d'obtenir une rétroaction utile auprès des collegues autres que la directrice ou le directeur d'école, ou la directrice adjointe ou le directeur adjoint, étant entendu que cette information ne sera pas utilisée pour prendre des décisions visant le contrat d'enseignante ou d'enseignant permanent. Des mentors designés ou, dans les écoles secondaires, des chefs de département, pourraient prêter leur aide sur ce plan.
  24. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants, le Ministère et les conseils scolaires soulignent clairement que les directrices et les directeurs d'école ont la responsabilité d'exiger un rendement satisfaisant du personnel enseignant de leurs écoles, et qu'il incombe aux agentes et agents de supervision d'exiger que la direction de l'école applique les mesures qui s'imposent à l'égard des enseignantes et enseignants dont le rendement est jugé insatisfaisant.
  25. Nous recommandons que le Ministère, les fédérations d'enseignantes et d'enseignants, ainsi que les conseils scolaires concluent une entente sur tous les changements à apporter pour s'assurer que la politique et les pratiques relatives au congédiement assurent un équilibre réel entre les droits du personnel enseignant et les droits des élèves.
  26. Nous recommandons qu'une maîtrise en éducation soit une condition à remplir pour être nommé au poste de directrice ou de directeur d'école, ainsi qu'au poste de directrice adjointe ou de directeur adjoint.
  27. Nous recommandons que les cours de formation que la province offre aux candidates et candidats à la direction d'école se poursuivent, mais qu'ils soient régulièrement évalués, dès maintenant, par un comité d'évaluationin dépendant formé de directrices et de directeurs d'école, d'agentes et d'agents de supervision en exercice, de spécialistes de l'administration scolaire, et d'au moins une personne de l'extérieur de l'Ontario. L'évaluation devrait être rigoureuse et indiquer dans quelle mesure le cours parvient à conférer les compétences et connaissances requises, de même qu'à répondre aux besoins du système. La poursuite de tout cours dépendrait d'une évaluation satisfaisante.
  28. Nous recommandons que les conseils scolaires créent diverses expériences structurées permettant aux personnes qui aspirent à un poste d'administratrice ou d'administrateur et à celles qui commencent à exercer dans ce métier de développer des compétences en leadership. De telles expériences comprendraient des internats ou des observations au poste de travail, des échanges à l'extérieur du secteur de l'éducation, des détachement dans différents cadres éducationnels et une rotation organisée des directrices adjointes et directeurs adjoints pour leur permettre de travailler dans différentes écoles et d'occuper différents postes.
  29. Nous recommandons que la nomination à un poste de directrice ou directeur d'école, ou à un poste de directrice adjointe ou directeur adjoint, soit d'une durée de cinq ans et que, pour conserver ces fonctions, la ou le titulaire soit tenu de participer à des programmes de perfectionnement professionnel jugés satisfaisants par le conseil scolaire employeur, de réussir ces programmes et de fournir un rendement satisfaisant.
  30. Nous recommandons que, à la lumière des changements récents et des changements proposés quant à la nature et à l'organisation des programmes des écoles secondaires;
    a) le rôle des chefs de département soit révisé, en vue de réduire, le cas échéant, le nombre de personnes qui exercent cette fonction;
    b) les responsabilités des chefs de département comprennent la supervision et l'évaluation du personnel enseignant qui travaille dans leurs départements respectifs; et
    c) des possibilités de perfectionnement professionnel satisfaisant soient offertes aux chefs de département.
  31. Nous recommandons que les conseils scolaires passent en revue les responsabilités des agentes et agents de supervision à la lumière des changements recommandés dans ce rapport sur le plan de la gestion et de l'organisation, en vue de réduire le nombre de postes d'agentes ou d'agents de supervision, de manière opportune, à mesure que les titulaires prennent leur retraite et, s'il y a lieu, de modifier les fonctions des agentes et agents de supervision afin de les adapter aux nouveaux besoins organisationnels.
  32. Nous recommandons que le programme préparant à la qualification d'agente ou d'agent de supervision se poursuive mais qu'il soit régulièrement évalué, en commençant des maintenant, par un comité d'évaluationin dépendant, qui serait formé notamment d'agentes etd'agents de supervision et de spécialistes de l'administration scolaire, et comprendrait des membres venant de l'extérieur de l'Ontario. La continuation du programme devrait dépendre d'une évaluation satisfaisante faite par ce comité.
  33. Nous recommandons que les conditions d'admissibilité au Programme préparant à la qualification d'agente ou d'agent de supervision soient rajustées, afin de permettre aux conseils scolaires de nommer des administratrices et des administrateurs venant de l'extérieur de l'Ontario au poste d'agente ou agent de supervision.
  34. Nous recommandons que les conseils scolaires offrent aux agentes et agents de supervision en exercice, ainsi qu'aux personnes qui aspirent à occuper ce poste, une plus grande possibilité de vivre des expériences variées, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du système d'éducation, notamment par le biais de programmes d'échanges avec le gouvernement et le milieu des affaires.
  35. Nous recommandons que les personnes nouvellement nommées au poste d'agente ou d'agent de supervision bénéficient d'un congé d'au moins 15 jours pendant leur première année d'exercice, pour participer à des activités structurées de perfectionnement, notamment :
    a) en travaillant avec d'autres agentes et agents de supervision afin de mieux comprendre leurs nouvelles fonctions;
    b) en participant à des groupes d'études ou à une série d'ateliers avec d'autres personnes nouvellement nommées au poste d'agente ou d'agent de supervision.
  36. Nous recommandons que les agentes ou agents de supervision soient nommés pour une période de cinq ans, et qu'elles ou ils doivent participer de manière réussie à des activités de perfectionnement professionnel reconnues par le conseil employeur, et faire preuve d'un rendement satisfaisant, pour continuer à pouvoir exercer leurs fonctions.

Chapitre 13 - Les technologies de l'information

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons donc que le Ministère soit chargé du contrôle de l'utilisation accrue et efficace des technologies de l'information dans les écoles de la province, et que son rôle consiste à :
    a) déterminer la portée et la nature des ressources informatiques actuellement utilisées dans les écoles de l'Ontario;
    b) remplir le rôle de centre d'information sur ces ressources afin de garantir que tous les conseils scolaires soient au courant de cette information et d'empêcher le dédoublement inutile des efforts;
    c) faciliter la formation des alliances entre le Ministère, les conseils scolaires, les fabricants de logiciels et de matériel et le secteur privé;
    d) élaborer des normes communes, conjointement avec les partenaires du système d'éducation, concernant la production et l'acquisition de technologie;
    e) élaborer des protocoles de licence relatifs à l'utilisation à distance par de nombreuses personnes de logiciels se trouvant dans un endroit central, que ce soit dans un réseau local ou un réseau à grande distance;
    f) coordonner les efforts, y compris les projets de recherche et les projets spéciaux, visant à perfectionner les programmes efficaces d'évaluation du rendement des élèves.
  2. Nous recommandons donc que les conseils scolaires, en collaboration avec le Ministère, le secteur privé, les universités et les collèges, entreprennent plusieurs projets ambitieux sur les ordinateurs et l'apprentissage dans les écoles, des projets nécessitant un important matériel et de nombreux logiciels. Ces projets devraient refléter la diversité de l'Ontario, inclure une composante d'évaluation distincte et complète et servir au perfectionnement professionnel, à la conception de logiciels et à l'analyse des politiques.
  3. Nous recommandons que le ministre communique avec ses homologues des autres provinces par l'entremise du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada afin de créer un réseau national de projets sur les ordinateurs et l'apprentissage qui informerait les enseignantes et enseignants et les élèves d'un océan à l'autre.
  4. Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des enseignants propose exige que les facultés d'éducation incluent l'acquisition de connaissances et de compétences en informatique appliquée à l'éducation dans leurs programmes d'études pour tous les nouveaux enseignants et enseignantes.
  5. Nous recommandons que les enseignantes et les enseignants puissent suivre des cours de perfectionnement qui leur donnent les connaissances et les compétences dont elles et ils ont besoin pour bien utiliser les technologies de l'information en classe, qu'elles et ils suivent ces cours de perfectionnement et que l'acquisition de telles connaissances devienne une condition de renouvellement du brevet d'enseignement.
  6. Nous recommandons donc que le ministère de l'Éducation et de la Formation et le ministère du Développement économique et du Commerce, par l'entremise de consortiums éducatifs et des programmes fédéraux existants, coordonnent leurs efforts avec ceux de la communauté des affaires ontarienne afin de distribuer les ordinateurs excédentaires par le biais des conseils scolaires de l'Ontario et que, à mesure que les ordinateurs seront plus nombreux dans les ystème scolaire, on accorde la priorité aux écoles des communautés à faible revenu et des communautés franco-ontariennes.
  7. Nous recommandons que le Ministère augmente le budget réservé à l'achat de logiciels au nom des conseils scolaires de l'Ontario et qu'il donne aux conseils scolaires plus de souplesse dans l'utilisation des fonds pour qu'ils puissent obtenir de l'équipement informatique au moyen d'achats, d'ententes de location ou d'autres ententes de partage des frais.
  8. Nous recommandons que les logiciels et toutes les autres ressources électroniques utilisées en éducation soient considérés comme du matériel didactique aux fins de l'évaluation de la Circulaire 14 (quant à la qualité, à l'équilibre, à l'absence de préjuges, etc.).
  9. Nous recommandons que le Ministère, sur les conseils des éducatrices et des éducateurs compétents, détermine les domaines prioritaires dans lesquels la perspective et le contenu canadiens sont actuellement absents.
  10. Nous recommandons que le Ministère dirige les efforts, de concert avec le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, visant à entreprendre un programme pour encourager la production de logiciels éducatifs canadiens de qualité supérieur par des entreprises canadiennes et d'autres organismes comme les conseils scolaires, les universités et les collèges.
  11. Nous recommandons que le gouvernement de l'Ontario, en collaboration avec les conseils scolaires et d'autres organismes, s'engage à garantir que toutes les classes de toutes les écoles financées par les fonds publics en Ontario soient reliées à au moins un réseau informatique local et que, à son tour, ce réseau soit relié à un réseau provincial, un réseau national et au réseau Internet.
  12. Nous recommandons que les conseils scolaires, en collaboration avec les ministères provinciaux et les organismes concernés, créent, dans les quartiers où l'accès aux ordinateurs personnels est moins probable, des centres communautaires de technologies de l'information, peut-être dans les écoles ou les bibliothèques publiques, et accordent un financement permanent pour le matériel, les logiciels et la dotation en personnel.
  13. Nous recommandons que le Ministère appuie les conseils scolaires dans la mise sur pied de projets-pilotes qui donnent aux apprenantes et apprenants la possibilité d'avoir accès à des programmes et à de l'équipement finances et ce, en dehors de la journée scolaire définie.
  14. Nous recommandons que le gouvernement de l'Ontario insiste sur le fait que les installations publiques comme les bibliothèques publiques et les écoles, et certains groupes sans but lucratif (comme les "freenets"), aient un accès garanti aux installations de l'autoroute électronique à un coût abordable (gratuitement, autant que possible, pour les utilisatrices et utilisateurs de ces installations).
  15. Nous recommandons que le Ministère engage le processus de transformation du programme d'audio conférences ContactNord en un réseau de vidéo conférences interactives.

Chapitre 14 - L'éducation en partenariats communautaires

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation confie à chaque école de l'Ontario le mandat de mettre sur pied un conseil scolaire communautaire, dont les membres devront provenir des secteurs suivants :
    • parents
    • étudiantes et étudiants (a partir de la 7e année)
    • enseignantes et enseignants
    • représentantes et représentants des groupes ethniques ou religieux locaux
    • prestataires de services (gouvernementaux et non gouvernementaux)
    • administration(s) municipale(s)
    • clubs sociaux et oeuvres de bienfaisance
    • milieu des affaires
  2. Nous recommandons que chaque directrice ou directeur d'école dresse un plan d'action pour l'établissement et la mise en oeuvre du conseil scolaire communautaire.
  3. Nous recommandons que les conseils scolaires aident les directrices et directeurs d'école à mettre sur pied et à maintenir des conseils scolaires communautaires, qu'ils suivent les progrès de ces conseils et en fassent état dans leurs rapports annuels.
  4. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation, les fédérations d'enseignantes et enseignants et les conseils scolaires prennent les mesures nécessaires pour s'assurer que du personnel de liaison avec la communauté soit disponible pour aider les directrices et directeurs d'école à renforcer les liens entre l'école et la communauté. Ce personnel, qui ne vient pas des rangs du personnel enseignant accrédité, serait chargé d'aider à la mise en oeuvre des décisions et initiatives des conseils scolaires communautaires et d'autres initiatives engageant l'école et la communauté.
  5. Nous recommandons que le premier ministre confie à un ministre principal, en sus de ses fonctions courantes, la responsabilité de reformer les services à l'enfance; et que ce ministre soit secondé par un Comité interministériel de ministres chargé des services à l'enfance;
    a) que le Comité soit doté d'un personnel permanent;
    b) que le Comité étudié et revoie systématiquement  - les approches adoptées à l'égard des services - la qualité des services offerts - les mécanismes de financement - les mesures législatives - l'organisation des compétences au niveau régional - les structures provinciales;
    c) que le Comité établisse, par le biais des bureaux régionaux du ministère de l'Éducation et de la Formation, une direction et un plan de coordination entre les conseils scolaires et les autres prestataires locaux de services afin d'élaborer et d'aider à mettre en oeuvre les mécanismes nécessaires au soutien des travaux des conseils scolaires communautaires.
  6. Nous recommandons que le gouvernement provincial examine les obstacles législatif et connexes, et qu'il élabore un cadre de politique pour faciliter l'établissement de partenariats entre la communauté et les écoles.
  7. Nous recommandons que le Comité interministériel de ministres, sous l'égide du ministre principal responsable, établisse, comme première tâche, un calendrier réaliste pour la mise en oeuvre des mécanismes, politiques et partenariats communautaires, précisant les délais de remise des rapports et de leur diffusion.

Chapitre 15 - Droits constitutionnels : problématique

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que l'article 136, qui traîte de l'embauche préférentielle dans le système scolaire catholique, soit retiré de la Loi sur l'éducation.
  2. Nous recommandons que, compte tenu du rôle du secteur d'éducation catholique, le ministère de l'Éducation et de la Formation fasse en sorte que ce secteur jouisse d'une représentation adéquate et influente à tous les échelons professionnels et administratifs, y compris celui de sous-ministre adjoint; nous recommandons en outre que le Ministre crée une "équipe" ou une "direction" des politiques et programmes d'enseignement catholique au sein du Ministère.
  3. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation et les facultés d'éducation établissent un cours de formation initiale ouvrant droit à des crédits, sur les fondements de l'éducation catholique, et que ce courssoit offert dans toutes les facultés d'éducation de l'Ontario.
  4. Nous recommandons que tous les cours en enseignement religieux offerts actuellement dans les facultés d'éducation ouvrent droit à des crédits et qu'ils soient incorpores au programme régulier de formation générale.
  5. Nous recommandons :
    a) au ministre de l'Éducation et de la Formation de donner le mandat au CEFFO, en consultation avec les conseils scolaires, de proposer et de faire adopter des critères identiques pour l'admission des "non-ayants-droit" ou de leurs enfants;
    b) au Ministère (MEFO) de voir à ce que les conseils scolaires assument la responsabilité de largement publiciser ces critères auprès des communautés concernées, tout spécialement auprès des communautés ethnoculturelles;
    c) aux conseils scolaires de modifier la composition des comités d'admissions pour les "non-ayants-droit" ou leurs enfants afin d'y intégrer un ou plusieurs parents franco-ontariens et un ou plusieurs parents appartenant à des communautés ethnoculturelles.
  6. Nous recommandons au ministre de l'Éducation et de la Formation de donner mandat au CEFFO de lui recommander, dans les meilleurs délais et en se basant sur les documents existants, le ou les modèles de gestion scolaire par et pour les francophones, allant de l'éducation de la petite enfance à la fin du secondaire, qui desserviraient le mieux la population franco-ontarienne, et ce sans chercher à définir des structures administrativement symétriques par rapport aux structures de l'éducation de langue anglaise. Nous recommandons au gouvernement, par l'entremise du ministre de l'Éducation et de la Formation, d'approuver et de mettre en oeuvre avec la plus grande diligence les recommandations reçues duCEFFO à l'égard de la gestion scolaire par et pour les francophones.
  7. Nous recommandons que le financement du ministère de l'Éducation et de la Formation inclue automatiquement dans ses facteurs de pondération, pour tous les modules scolaires de langue français, les suppléments budgétaires requis pour permettre aux dits modules d'offrir, selon les besoins définis par la communauté :
    a) le rattrapage linguistique accélère (récupération, actualisation et perfectionnement);
    b) l'animation culturelle nécessaire dans leurs classes et écoles.
  8. Nous recommandons que, dans le cas des classes d'éducation de la petite enfance (de 3 à 5 ans), qui est une de nos recommandations clés du chapitre 7, priorité budgétaire de mise en oeuvre soit donnée par le gouvernement provincial aux modules scolaires de langue français sur tout autre conseil scolaire.
  9. Nous recommandons qu'au lieu de travailler chacun de leur côté, les gouvernements du Canada et de l'Ontario, pour éviter le double emploi, financent conjointement l'initiative suivante touchant à la fois les écoles des réserves et les établissements relevant de la compétence provinciale, soit l'élaboration de programmes-cadres et de ressources pédagogiques reflétant mieux l'histoire des peuples autochtones du Canada et leur apport à la littérature, à la culture, à l'histoire et aux valeurs de notre pays, ainsi qu'à tout autre domaine dont il faudrait éventuellement tenir compte dans ces programmes.
  10. Nous recommandons que l'on élabore des stratégie d'enseignement et d'évaluation mieux adaptées aux modes d'apprentissage retenus par les éducatrices et éducateurs autochtones.
  11. Nous recommandons que les gouvernements fédéral et provincial collaborent avec les autorités scolaires autochtones et les premières nations afin d'assurer un meilleur soutien aux élèves qui doivent quitter leur communauté pour aller suivre des études de niveau élémentaire ou secondaire.
  12. Nous recommandons que le gouvernement fédéral revoie sa méthode de financement de l'éducation des élèves autochtones dans les réserves, pour qu'on puisse y disposer des fonds nécessaires aux programmes spéciaux d'appui à l'éducation autochtone et de soutien professionnel des enseignantes et des enseignants.
  13. Nous recommandons que la formation initiale des enseignantes et des enseignants et celle donnée en cours d'emploi préparent ces derniers à enseigner aux élèves autochtones et à enseigner des matières autochtones aux élèves de toutes origines.
  14. Nous recommandons que le gouvernement fédéral, qui a compétence dans ce domaine, fasse tout en son pouvoir pour assurer un bon service de télécommunications en Ontario, de manière à favoriser l'éducation au moyen de la vidéo interactive et du reseautage informatique.
  15. Nous recommandons que les gouvernements fédéral et provincial contribuent à la préparation de cours, sur supports vidéo et disque optique compact (CD-ROM) d'abord, qui feront appel aux technologies interactives des qu'on disposera d'une infrastructure de télécommunications adéquate.
  16. Nous recommandons que le gouvernement fédéral aide les peuples autochtones à se doter des ressources nécessaires à l'enseignement de leurs langues, de concert avec les collectivités qui les parlent ailleurs au Canada et aux Etats-Unis.
  17. Nous recommandons que la province, avec la collaboration des communautés des premières nations et des conseils scolaires, établisse des lignes directrices sur l'usage des langues autochtones comme langues d'enseignement, la ou les ressources humaines et pédagogiques le permettent.
  18. Nous recommandons que les gouvernements provincial et fédéral continuent d'élaborer du matériel pédagogique pour appuyer l'enseignement de la culture et des langues autochtones, aux fins de formation en cours d'emploi des enseignantes et enseignants et d'utilisation dans les écoles situées à l'intérieur ou en dehors des réserves, et que ce matériel soit largement diffusé auprès des intéressés.
  19. Nous recommandons que le Ministère et les représentants des premières nations revoient la proposition découlant de la Déclaration d'intention politique sur la représentation des autochtones aux conseils scolaires, entenant compte des changements qui pourraient survenir dans les structures générales des conseils par suite de la publication du présent rapport, et que tout accord subséquent soit mis en oeuvre dans les plus brefs délais.
  20. Nous recommandons que les gouvernements fédéral et provincial poursuivent les négociations visant la pleine autonomie des premières nations en matière d'éducation.
  21. Nous recommandons que le gouvernement provincial modifie sa façon de traiter avec les écoles élémentaires et secondaires administrées par les bandes autochtones, de manière à :
    a) reconnaître qu'elles sont des écoles publiques d'une première nation régies par des autorités scolaires dûment mandatées;
    b) favoriser la réciprocité et la coopération avec les conseils scolaires de la province.

Chapitre 16 - Une question d'équité

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons fortement au ministère de l'Éducation et de la Formation de maintenir en poste une ou un sous-ministre adjoint chargé, outre ses autres fonctions, de défendre les intérêts des minorités francophones, anglophones, ethnoculturelles et raciales.
  2. Nous recommandons que les conseillères et conseillers scolaires, les éducatrices et les éducateurs et le personnel de soutien bénéficient d'un programme de perfectionnement professionnel sur l'antiracisme.
  3. Nous recommandons à cet égard que l'évaluation du rendement des agentes et agents de supervision, des directrices et directeurs, de même que des enseignantes et enseignants inclue des résultats mesurables liés directement aux politiques et aux plans antiracistes du Ministère et des conseils scolaires.
  4. Nous recommandons, aux fins des dispositions sur l'antiracisme et l'équité ethnoculturelle de la Loi 21, que le ministère de l'Éducation et de la Formation exige des écoles et des conseils scolaires qu'ils sollicitent la collaboration des parents et des membres de la communauté à la mise en oeuvre des plans et à leur surveillance. Ce processus doit être lié aux mécanismes généraux de redevabilité des écoles et des conseils scolaires.
  5. Nous recommandons en outre au Ministère et aux conseils scolaires d'examiner et de contrôler systématiquement le matériel didactique (textes, livres et revues, vidéos, logiciels, et ainsi de suite), les méthodes et programmes pédagogiques (programme d'études) ainsi que les outils d'évaluation pour s'assurer qu'ils soient dénues de tout racisme et qu'ils respectent l'esprit et la lettre des politiques antiracistes.
  6. Nous recommandons que dans les compétences où les élèves noirs, filles et garçons, sont nombreux, les conseils et les autorités scolaires, les facultés d'éducation et les représentants de la communauté noire collaborent pour établir des écoles modèles et des programmes novateurs s'inspirant des approches pédagogiques exemplaires de façon à assurer le succès scolaire des élèves noirs.
  7. Nous recommandons aux conseils scolaires, lorsque les élèves d'un groupe particulier accusent, collectivement, des signes de sous-performance généralisée, de s'assurer que les enseignantes et enseignants et que les directrices et directeurs disposent des stratégie pédagogiques nécessaires et des ressources humaines et financières voulues pour aider ces jeunes à s'améliorer.

Chapitre 17 - Pouvoirs et prise de décisions

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que tous les conseils scolaires comptent au moins un élève ayant droit de vote sur toutes les questions qui relèvent d'eux, pour autant que les mesures relatives aux conflits d'intérêts et les obligations juridiques habituelles soient respectées.
  2. Nous recommandons que les conseils d'élèves soient chargés de réunir le point de vue des élèves sur toutes les dimensions de la vie à l'école et d'en faire part au personnel enseignant ainsi qu'à la direction, dont les réactions seront communiquées de façon systématique aux élèves, et que les conseils d'élèves jouent un rôle d'aviseurs auprès des élèves membres des conseils scolaires.
  3. Nous recommandons que le ministre de l'Éducation et de la Formation crée le Conseil des élèves et des jeunes,chargé de prodiguer des avis sur toutes les questions pédagogiques, de trouver des moyens de permettre aux élèves de participer davantage aux décisions qui touchent leur vie et de parrainer des recherches sur la façon dont les élèves peuvent améliorer l'apprentissage dans les écoles.
  4. Nous recommandons que le Ministère sollicite la collaboration des intéresses pour élaborer une Charte des droits et responsabilités des élèves et que les élèves y jouent un rôle de premier plan. Les éléments essentiels d'une telle charte doivent comprendre une description de l'information ainsi que des programmes et services auxquels l'élève a droit, des responsabilités que l'élève est tenu d'assumer, du rôle que les élèves ont le droit de jouer dans les décisions prises au sein du système et des recours offerts aux élèves qui s'estiment lésés dans leurs droits.
  5. Nous recommandons que les élèves participent à l'élaboration et à l'examen périodique des codes de conduite et de diverses autres politiques et mesures adoptées en vertu de la Charte des droits et responsabilités des élèves, tant au niveau du conseil scolaire que de l'école. Ces politiques et mesures ne pourront en aucun cas porter atteinte aux droits et responsabilités précises dans la Charte.
  6. Nous recommandons que tous les élèves reçoivent de l'information au sujet de la Charte des élèves, et de toutes les politiques et dispositions qui peuvent les toucher directement; l'information devra être facilement compréhensible pour la plupart des élèves.
  7. Nous recommandons que le Ministère mette progressivement en oeuvre une politique exigeant des conseils scolaires qu'ils cèdent une partie de plus en plus grande du budget des écoles à leurs directrices et directeurs, à condition que l'école se donne un projet éducatif; que le conseil assure le suivi de ce projet; que le personnel enseignant participe aux décisions touchant les programmes d'études, l'évaluation, le perfectionnement professionnel et la dotation et que l'école indique comment elle va au-devant des élèves, des parents et de la collectivité.
  8. Nous recommandons qu'on élabore, au niveau provincial, une Charte des droits et responsabilités des parents, qui serait le fruit d'une collaboration entre les parents, le personnel enseignant, l'administration et les décideurs politiques.
  9. Nous recommandons que les parents participent à l'élaboration des codes de conduite des élèves et des autres politiques et dispositions inspirées par la Charte des droits et responsabilités des parents, tant au niveau du conseil scolaire que de l'école.
  10. Nous recommandons que les parents aient facilement accès à l'information qui concerne les Chartes des droits et responsabilités des élèves et des parents, et à toutes les politiques et dispositions qui touchent directement les élèves et les parents.
  11. Nous recommandons que toutes les écoles de l'Ontario soient tenues de rendre compte des moyens mis en oeuvre pour accroître la participation des parents à l'apprentissage scolaire de leurs enfants.
  12. Nous recommandons que le ministère de l'Éducation et de la Formation, en consultation avec les associations provinciales de conseillères et conseillers scolaires, examine et révisé les lois et réglements qui régissent l'éducation afin de préciser les responsabilités que doivent assumer les conseillères et conseillers scolaires en matière d'élaboration des politiques, par opposition aux responsabilités de nature opérationnelle.
  13. Nous recommandons que le Ministère fixe une échelle salariale pour les conseillères et conseillers scolaires, dont le maximum serait de 20 000 $ par année.
  14. Nous recommandons que, dans la foulée de la cession au gouvernement provincial de responsabilités relatives à la détermination du financement de l'éducation que nous proposons, la structure de gestion à deux niveaux des écoles publiques de la Communauté urbaine de Toronto soit progressivement abandonnée, le Conseil scolaire de la Communauté urbaine de Toronto étant remplacé par un consortium administratif composé des conseils scolaires de la Communauté urbaine de Toronto.
  15. Nous recommandons que le Ministère affirme clairement son rôle de leader et son rôle de grand gestionnaire, particulièrement à l'égard des conseils scolaires, des fédérations des enseignantes et des enseignants et des facultés d'éducation, et qu'il élabore un plan en vue d'assurer une communication plus complète avec toutes les personnes concernées par l'éducation élémentaire et secondaire.
  16. Nous recommandons, afin d'optimiser leur influence au sein du Ministère, de charger les sous-ministres adjoints représentant une clientèle particulière des questions touchant cette clientèle, et de les charger en outre d'autres dossiers importants reliés à l'éducation de l'ensemble de la population ontarienne.

Chapitre 18 - Le financement de l'éducation

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons que les décisions relatives au financement égal par élève à l'échelle de la province, de même qu'aux sommes additionnelles à verser à certains conseils scolaires aux fins d'une véritable équité, soient prises par la province, qui s'assure également d'une juste répartition des fonds.
  2. Nous recommandons d'autoriser les conseils scolaires à percevoir, uniquement au moyen des taxes foncières résidentielles, une somme supplémentaire n'excédant pas 10 p. 100 de leur budget tel qu'établi par la province.
  3. Nous recommandons que tous les propriétaires soient tenus d'assigner explicitement leurs taxes foncières résidentielles au système scolaire auquel ils ont droit et qu'ils veulent appuyer, et que les taxes versées sans assignation explicite soient mises en commun et distribuées selon une formule par élève.
  4. Nous recommandons au ministère de l'Éducation et de la Formation d'élaborer en premier lieu ce que serait un programme d'éducation jugé adéquat pour la province, puis de déterminer combien il en coûterait d'offrir ce programme dans toutes les régions de la province, en tenant compte des besoins divers des élèves et des particularités des communautés, comme la géographie, la pauvreté et la langue, qui influent sur les coûts de l'enseignement.

Chapitre 19 - La redevabilité du système

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons au gouvernement d'établir l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de l'apprentissage. Il relèverait de l'Assemblée législative et aurait pour principale responsabilité les tests universels de validation des savoirs de base de 3e et de 11e année.
  2. Nous recommandons que l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de l'apprentissage soit également chargé d'établir les indicateurs de rendement du système qui seront utilisés par les conseils scolaires et par les instances provinciales concernées.
  3. Nous recommandons que l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de l'apprentissage, de concert avec les intervenantes et les intervenants en éducation, établisse également des lignes directrices sur le contenu des rapports annuels préparés par les conseils scolaires et par le ministère de l'Éducation et de la Formation. Nous recommandons en outre que :
    a) ces rapports soient publiés et mis en circulation largement dans les écoles et les collectivités;
    b) le ministère de l'Éducation et de la Formation s'assure que tous les conseils scolaires soient informés des lignes directrices relatives aux rapports et les mettent en application.
  4. Nous recommandons que les travaux et le mandat de l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de l'apprentissage soient réexaminés dans cinq ans.

Chapitre 20 - Conclusion et stratégie de changement

Voici les recommandations de la Commission :

  1. Nous recommandons l'établissement d'une Commission de mise en oeuvre pour surveiller la mise en oeuvre des recommandations proposées par la Commission royale sur l'éducation.

Return Retour au menu de CRE