|
|
Recommandations Voici les recommandations de
tout le rapport.
 |
Chapitre 7 - Apprendre de la naissance à 6
ans : La transition du foyer à l'école
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 1. |
Nous recommandons que l'éducation de la petite
enfance soit offerte par tous les conseils scolaires à tous les enfants
de trois à cinq ans que les parents ou tutrices ou tuteurs
désirent inscrire. L'éducation de la petite enfance remplacerait
progressivement les programmes de prématernelle et de maternelle ou
jardin d'enfants et deviendrait ainsi une partie intégrant du
système d'éducation publique. |
| 2. |
Nous recommandons que le programme d'éducation de
la petite enfance soit introduit à mesure que l'espace devient
disponible. |
| 3. |
Nous recommandons que, dans la mise en oeuvre du
programme d'éducation de la petite enfance, le gouvernement provincial
accorde un financement prioritaire aux modules scolaires de langue
français. |
| 4. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation rédigé un guide s'adressant
aux parents, aux enseignantes et aux enseignants et aux autres intervenants de
la petite enfance, décrivant les étapes de l'apprentissage et ses
résultats souhaitables et possibles à partir de la naissance, et
que ce programme soit relié au programme d'études commun qui
commence en 1re année. Ce guide, comprenant aussi les
objectifs d'apprentissage spécifiques pour l'âge de six ans,
servirait dans l'élaboration du programme d'études de
l'éducation de la petite enfance. |
Chapitre 8 - Apprendre : de 6 à 15
ans - Notre programme d'études commun
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 5. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation décrive clairement les
résultats attendus en ce qui concerne l'apprentissage de la langue, des
mathématiques, des sciences, de l'informatique, de l'apprentissage en
groupe, des relations interpersonnelles et du sens des valeurs, depuis la
maternelle jusqu'à la fin de l'école secondaire, et qu'un lien
soit établi entre ces résultats et les travaux du Conseil des
normes et de l'agrément des programmes collégiaux et les
universités. Nous recommandons aussi qu'il élabore des normes
précises semblables à celles qui existent dans le domaine des
mathématiques et de la langue (connaissance de la lecture, de
l'écriture et du calcul) pour les trois autres domaines. |
| 6. |
Nous recommandons que l'acquisition d'une
troisième langue fasse partie intégrant du programme
d'études commun dès un très jeune age et jusqu'à la
9e année inclusivement, étant entendu que le choix de
la langue ou des langues enseignées ou acquises sera
déterminé à l'échelle locale. Nous recommandons en
outre que l'acquisition d'une troisième langue en dehors de
l'école soit reconnue comme l'équivalent d'un cours, cette
équivalence étant sanctionnée par un examen semblable
à l'examen d'exemption que nous proposons dans le système de
crédits scolaires au cours secondaire. |
| 7. |
Nous recommandons que toutes les écoles
élémentaires incorporent à leurs programmes quotidiens une
période d'exercice physique régulier d'au moins 30 minutes. Cette
période d'exercice quotidienne est un élément essentiel
d'un environnement scolaire sain. Les écoles qui ne sont pas en mesure
de dégager des périodes quotidiennes pour l'exercice physique
devraient au moins prévoir trois périodes d'exercice par
semaine. |
| 8. |
Nous recommandons que, dès la 1re et
jusqu'à la 5e ou la 6e année, une
même éducatrice ou un même éducateur suive les
progrès de chaque élève pendant toutes les années
que l'élève passe à l'école et ait la
responsabilité de tenir à jour le dossier scolaire de
l'élève. |
| 9. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation et les conseils scolaires locaux prennent
des mesures d'incitation favorisant la création d'unîtes
d'apprentissage plus petites (comme le système des "écoles dans
l'école" ou le système d'"académies") au sein des grandes
écoles du cycle intermédiaire et des grandes écoles
secondaires. |
| 10. |
Nous recommandons qu'un "Dossier cumulatif de
l'élève" soit établi pour chaque élève
à compter de la 7e année. Ce dossier consignera les
résultats scolaires et les autres expériences d'apprentissage de
l'élève et sera considéré comme le principal outil
de planification de ses études secondaires et postsecondaires. Enfin, il
sera revu deux fois par année par l'élève, les parents et
l'enseignante ou l'enseignant qui a des rapports constants avec
l'élève et qui a la responsabilité de la suivre ou de le
suivre tout au long de son séjour dans l'école. |
| 11. |
Nous recommandons l'élaboration d'un
programme-cadre pour chaque matière enseignée dans le programme
d'études commun. Ce programme-cadre guiderait les enseignantes et
enseignants dans la préparation de programmes qui aideront les
élèves à atteindre les résultats d'apprentissage
énoncés dans Le programme d'études commun. Ce
programme-cadre devrait comporter pour les enseignantes et les enseignants des
conseils pratiques sur les façons dont les parents peuvent aider leurs
enfants à la maison. |
| 12. |
Nous recommandons que le ministre de l'Éducation
et de la Formation modifie les réglements de manière à
permettre aux conseils scolaires de prolonger la durée de la
journée d'école et de l'année scolaire. |
| 13. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation mette au point, de concert avec des
spécialistes des programmes scolaires et de l'apprentissage, des
stratégie fondées sur une théorie et une pratique solides
et assorties d'exemples détaillés visant à moduler
davantage le temps dont dispose chaque élève pour maîtriser
les matières au programme. |
| 14. |
Nous recommandons que chaque école et chaque
conseil scolaire qui le souhaite soit autorisé à élaborer
et à offrir des programmes qui s'ajoutent à ceux du Programme
d'études commun, à condition que ces programmes
supplémentaires respectent des critères élaborés
par la province et à condition qu'au moins 90 p. 100 du temps
d'enseignement soit consacré au Programme d'études commun, de la
1re à la 9e année. |
Chapitre 9 - Apprendre : de 15 à 18
ans : Les années de spécialisation
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 15. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation examine l'éducation offerte par
les collèges communautaires, son mandat, son financement, sa
cohérence et sa place dans le "système" d'éducation en
Ontario, et que les chemins qui mènent de l'école secondaire au
collège soient précises, en accordant une attention
particulière aux élèves qui ne se dirigent pas vers
l'université. |
| 16. |
Nous recommandons par conséquent que les
études secondaires soient définies comme un programme de trois
ans, commençant après la 9e année, et que les
élèves ne soient autorisés à prendre qu'un maximum
de trois cours, en sus des 21 cours obligatoires, pour un total ne
dépassant pas 24 crédits. Nous recommandons en outre que tous les
cours auxquels l'élève s'est inscrit, qu'il les ait
terminés ou pas, réussis ou échoués, figurent dans
son relève de notes. |
| 17. |
Nous recommandons qu'il n'y ait que deux, et non pas
trois, types ("niveaux") différents de cours. |
| 18. |
Nous recommandons que certains cours (appellés
Cours académiques de l'Ontario ou CAcO) soient offerts et mettent
l'accent sur des connaissances plus générales; et que d'autres
cours (appellés Cours appliqués de l'Ontario ou CApO) soient
offerts et mettent l'accent sur les applications pratiques; et que d'autres
cours encore soient offerts sous forme de cours communs reposant à la
fois sur des approches générales et appliquées, et qu'ils
n'aient pas de désignation particulière. |
| 19. |
Nous recommandons que les grandes écoles
secondaires soient réorganisées en "écoles dans
l'école" ou "académies", ou les élèves cotoient le
même noyau d'enseignantes, d'enseignants et d'élèves
pendant la majeure partie de leur programme. Ces unîtes pourraient
être axées sur des matières, des disciplines ou des
intérêts. |
| 20. |
Nous recommandons premièrement, que les
élèves participent à un exercice physique au moins trois
fois par semaine, pour une durée minimale de 30 minutes, à
l'intérieur ou à l'extérieur des classes
d'éducation physique. |
| 21. |
Nous recommandons deuxièmement, que les
élèves participent pendant au moins 20 heures par année
(deux heures par mois) à des activités de service communautaire,
organisées et contrôlées par l'école, à
l'intérieur ou à l'extérieur de celle-ci. |
| 22. |
Nous recommandons que les mêmes efforts
consacrés à élaborer centralement des stratégie et
des idées pour accroître la souplesse et la personnalisation de
l'apprentissage, que nous avons recommandés pour le programme
d'études commun, soient appliqués aussi aux années de
spécialisation. |
| 23. |
Nous recommandons d'établir un ensemble de
résultats à atteindre à la fin de la 12e
année, en fonction des matières et des compétences, et que
ces résultats soient énoncés brièvement. Nous
recommandons en outre que certains résultats attendus s'appliquent
à tous les apprenants et apprenantes, et que des résultats
additionnels s'appliquent au programme de CAcO et au programme de CApO. |
| 24. |
Nous recommandons que les élèves aient la
possibilité d'accumuler jusqu'à deux crédits en langues
étrangères envue de l'obtention de leur diplôme, peu
importe la façon dont ils ont acquis leur formation ou la connaissance
de cette langue, s'ils peuvent démontrer par un examen qu'ils
maîtrisent la langue suffisamment bien. |
| 25. |
Nous recommandons que le Conseil ontarien de la formation
et de l'adaptation de la main-d'oeuvre (COFAM)soit
investi du mandat d'établir, en partenariat avec les conseils scolaires,
les collèges communautaires et d'autres partenaires de la
collectivité, des programmes qui aideront les diplômes
d'écoles secondaires et les décrocheurs a réussir leur
intégration au marché du travail, ce qui inclut des
possibilités accrues de stages d'apprentissage et d'autres types de
formation, ainsi que du counseling d'emploi. |
| 26. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation rédigé un document bref et
clair expliquant aux parents ce que leurs enfants devraient apprendre et savoir
à toutes les étapes de développement décrites dans
Le Programme d'études commun, ainsi que les résultats attendus au
niveau secondaire. Ce document devrait également renfermer des
renseignements succincts sur les programmes d'études collégiaux
et universitaires. |
| 27. |
Nous recommandons que, pour permettre à tous les
résidents et résidentes de l'Ontario, peu importe leur âge,
d'obtenir un diplôme d'études secondaires, les conseils scolaires
financés par les fonds publics aient le mandat et les ressources
financières nécessaires pour offrir des programmes
d'éducation des adultes. |
| 28. |
Nous recommandons qu'un processus cohérent
d'évaluation des acquis soit établi pour les élèves
adultes en Ontario, et que dans ce processus soit inclus un examen en vue
d'obtenir un diplôme équivalent au diplôme d'études
secondaires. |
| 29. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation, dans le cadre de son mandat qui comprend
aussi l'enseignement postsecondaire, exige des universités et des
collèges qu'ils élaborent des examens d'exemption ou d'autres
formes appropriées d'évaluation des acquis, pour toutes les
années universitaires y compris l'octroi de diplômes et de grades
universitaires. |
| 30. |
Nous recommandons que le droit des adultes de parfaire
leur éducation soit protégé, peu importe leur situation
sur le marché de l'emploi ou leurs intentions à cet
égard. |
| 31. |
Nous recommandons que le COFAM
définisse et prévoie immédiatement dans le programme
d'alphabétisation des adultes à court terme et à moyen
terme, une composante en français qui ne soit pas liée à
la participation au marché du travail, et qui vienne s'ajouter aux
programmes en français liés à la participation
réelle ou possible au marché du travail. |
Chapitre 10 - L'aide à l'apprentissage :
Besoins particuliers et mesures spéciales
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 32. |
En conséquence, la Commission recommande que le
Ministère rende obligatoires les programmes d'ELS/ESD dans les écoles de langue anglaise et les
programmes d'ALF/PDFdans les modules scolaires de langue
français, pour que les élèves immigrants qui parlent peu
ou pas l'anglais ou le français, de même que les ayants droit
visés par la Charte qui parlent peu ou pas le français,
reçoivent le soutien dont ils ont besoin, par le biais de modèles
de prestation choisis localement. Dans les subventions qu'il octroie à
titre de financement global, le Ministère devrait également
prévoir les suppléments budgétaires nécessaires
pour permettre aux écoles d'offrir de tels programmes chaque fois que,
de l'avis de la collectivité, ils sont nécessaires. |
| 33. |
Nous recommandons qu'aucun enfant présentant des
difficultés dans l'apprentissage de la lecture ou du retard par rapport
à ses camarades ne se voit accoler l'étiquette "en
difficulté d'apprentissage", à moins d'avoir reçu une aide
individuelle intensive pour l'apprentissage de la lecture et que cette aide
n'ait pas donné lieu à une amélioration concrète de
son rendement scolaire. |
| 34. |
Nous recommandons que, parallèlement aux
programmes destinés aux élèves surdoués, des
programmes d'accélération soient offerts systématiquement
à l'intention d'élèves rapides dont la rapidité
d'apprentissage est établie par des évaluations menées par
les enseignantes et enseignants, par des examens d'exemption ou par d'autres
méthodes appropriées. |
| 35. |
Nous recommandons, lorsque les parents et le personnel
enseignant s'entendent sur la meilleure solution pour aider
l'élève, et que le consentement parental éclairé a
été donné par écrit, que l'on ne convoque pas le
CIPR. |
| 36. |
Nous recommandons, lorsque les parents et le personnel
enseignant ne s'entendent pas et que le CIPR doit
être convoqué, qu'un animateur/médiateur soit choisi, selon
les besoins, pour faciliter les discussions et en arriver à un
compromis, afin de réduire les risques d'appel devant les tribunaux; et
nous recommandons que la législation soit modifiée pour
prévoir cette médiation préalable. |
| 37. |
Nous recommandons, lorsque l'élève a
été formellement identifié(e) et placé(e), que la
révision annuelle soit remplacée par des évaluations
individuelles semestrielles qui montreront si l'élève a
progressé et quelle est l'ampleur de ses progrès sur une
période de cinq mois; nous recommandons également que la
décision de poursuivre le programme se fonde sur des données
objectives de même que sur le jugement du personnel enseignant et des
parents à l'égard des progrès de
l'élève. |
| 38. |
Nous recommandons que les conseils scolaires cherchent
des moyens d'offrir une aide spéciale aux élèves qui en
ont besoin pour apprendre au même rythme que leurs camarades sans avoir
recours à un processus d'identification formel comme le CIPR. |
| 39. |
Nous recommandons que, même, si
l'intégration est la norme, les conseils scolaires continuent d'offrir
toute une gamme de services à l'intention des élèves dont
les besoins seraient mieux satisfaits dans d'autres milieux, de l'avis des
parents et de l'avis du personnel enseignant. |
| 40. |
Nous recommandons que tout le personnel enseignant des
écoles élémentaires ait régulièrement
accès à une coordonnatrice ou un coordinateur communautaire qui
serait chargé notamment de la coordination du programme de
sensibilisation au choix de carrière offert à l'école, et
qui travaillerait en collaboration avec le personnel enseignant et les membres
de la collectivité pour mettre sur pied et soutenir le programme. |
| 41. |
Nous recommandons qu'à partir de la 6e
ou de la7e année et jusqu'à la fin de la
12e année, toutes les écoles offrent les services de
personnes spécialisées ou qualifiées en formation au choix
d'une carrière pour offrir les services d'orientation
professionnelle. |
| 42. |
Nous recommandons que le Ministère, de concert
avec des groupes professionnels de spécialistes de la formation au choix
d'une carrière, l'Association des conseillers en orientation scolaire de
l'Ontario et l'Association of Career Centres in Educational Settings, et en
consultation avec les collèges, les universités, le monde des
affaires et les syndicats, établisse un continuum des résultats
que les élèves doivent atteindre sur les plans de la
sensibilisation et de la formation au choix d'une carrière, et ce, pour
toutes les années, depuis la première jusqu'à la
douzième. |
| 43. |
Pour répondre aux besoins des élèves
en matière d'orientation et de counseling personnel : Nous recommandons
premièrement que le ministère del 'Éducation et de la
Formation assume la responsabilité de communiquer avec le
ministère de la Santé et définisse, de concert avec lui,
les programmes et les services essentiels de promotion de la santé
mentale qu'il y a lieu d'offrir dans les écoles; la formation
professionnelle nécessaire pour celles et ceux qui les offriront; les
services qui devraient être offerts aux élèves à
l'extérieur des écoles et par qui; et les structures de partage
des responsabilités à l'égard de ces services entre les
deux ministères. |
| 44. |
Nous recommandons deuxièmement que le
ministère de l'Éducation et de la Formation clarifie la nature et
la fonction du counseling personnel et social dans les écoles, et
notamment : a) qu'il redéfinisse la formation
appropriée que doivent recevoir les orienteurs ou les conseillers en
counseling personnel, et qu'il établisse et mette en oeuvre un plan pour
la formation ou le recyclage des personnes qui offrent actuellement ces
services ou qui devraient les offrir; et ce, en collaboration avec
l'Association des conseillers en orientation scolaire de l'Ontario et des
représentants des collèges et des universités. Cette
formation devrait également être accessible par le biais d'autres
programmes que celui de la formation des enseignantes et des enseignants;
b) qu'il s'assure que de tels services soient offerts par les
personnes qui, après une date déterminée, auront
reçu la formation ainsi définie. |
| 45. |
Nous recommandons troisièmement que le
ministère de l'Éducation et de la Formation élabore un
nouveau programme-cadre en matière d'orientation personnelle et sociale
qui remplacerait Orientations : Programme-cadre - cycles
intermédiaire et supérieur, 1984, et qui comporterait une
description du type de dotation différenciée nécessaire
à la prestation de services d'orientation et de counseling dans les
écoles élémentaires et secondaires. |
Chapitre 11 - L'évaluation du rendement
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 46. |
Nous recommandons que, pendant la formation initiale et
le perfectionnement professionnel continu, on consacre beaucoup plus de temps
à apprendre aux enseignantes et aux enseignants comment évaluer
les progrès des élèves de façon à aider ces
derniers à améliorer leur rendement, et nous favorisons à
cette fin un mécanisme de pratique et d'orientation dirigées pour
faciliter l'enseignement et l'apprentissage. |
| 47. |
Nous recommandons au ministère de
l'Éducation et de la Formation de mettre au point, sans tarder, les
ressources pédagogiques nécessaires pour que les enseignantes et
les enseignants puissent évaluer le travail des élèves
avec exactitude et cohérence, en se réferant aux résultats
d'apprentissage qui serviront de base à des évaluations et des
bulletins normalisés. |
| 48. |
Nous recommandons au ministère de
l'Éducation et de la Formation de concevoir, en association avec des
éducateurs et éducatrices de profession, des experts en
évaluation, des parents, des élèves et des
représentants du grand public, un bulletin scolaire unique adapté
à chaque classe. Appelé Rapport des progrès de
l'élève, il sera directement lié aux résultats et
aux normes de l'année ou du cours en question et, toutes années
confondues, il constituera le principal outil utilisé pour communiquer
aux parents et aux élèves les progrès
réalisés. Les conseils scolaires ne pourront en supprimer aucune
partie, mais ils pourront demander au Ministère l'autorisation d'y
ajouter des données. |
| 49. |
Nous recommandons au Ministère de vérifier
l'objectivité de ses propres instruments d'évaluation, et de
contrôler en collaboration avec les conseils scolaires et les organismes
professionnels d'autres outils d'évaluation; de permettre aux
enseignantes et enseignants d'approfondir leurs connaissances et leur formation
pour les aider à dépister et à éliminer les
préjuges dans tous les volets des évaluations; et de
vérifier les effets des évaluations sur divers groupes. |
| 50. |
Nous recommandons donc de soumettre tous les
élèves à deux évaluations uniformes à la fin
de la 3e année, l'une en lecture et écriture, l'autre
en calcul, en fonction de normes et de résultats d'apprentissage
à atteindre bien définis et parfaitement connus des enseignantes
et enseignants, des parents et des élèves. |
| 51. |
Nous recommandons que l'élaboration,
l'administration, la notation et la communication des résultats de ces
évaluations soient confiées à un petit organisme de
compétence supérieur, indépendant du ministère de
l'Éducation et de la Formation, que l'on appellera "Office de la
redevabilité et du rendement de l'apprentissage". |
| 52. |
Nous recommandons que pour obtenir le diplôme
d'études secondaires, les élèves doivent réussir le
test de lecture et d'écriture. |
| 53. |
Nous recommandons que le Ministère continue
à participer et à apporter son soutien à des
évaluations nationales et internationales, et à s'efforcer de les
améliorer. |
| 54. |
Nous recommandons que le Ministère élabore
des plans pluriannuels détaillés en prévision
d'évaluations à grande échelle (enquêtes sur les
programmes, contrôlé des examens), qui précisent les
données à recueillir et la façon dont la mise en oeuvre
sera surveillée, et qu'il communique les résultats au public et
informe les éducatrices et éducateurs et le public sur la
façon d'interpréter et d'utiliser les résultats. |
| 55. |
Nous recommandons que, pour commencer, et durant cinq
à sept ans, jusqu'à ce que le mécanisme soit bien
ancré dans le système scolaire et dans l'esprit du public, on
charge un organisme indépendant de mettre en oeuvre les
évaluations provinciales à grande échelle dans les classes
de 3e et 11e année et d'en communiquer les
résultats. Les rapports et recommandations de l'Office de la
redevabilité et du rendement de l'apprentissage seront directement
transmis au Ministre, à l'Ordre des enseignantes et des enseignants et
à la population. |
| 56. |
Nous recommandons au ministère de
l'Éducation et de la Formation de mettre au point, en collaboration avec
des membres de la collectivité et des chercheures et chercheurs, des
modalités précises pour recueillir et communiquer des
données provinciales sur le rendement des élèves (notes et
résultats des tests de "litteratie" dans les classes de 3e et
de 11e année) de groupes designés, en fonction du
sexe, de la race, de l'identité ethnoculturelle et de la situation
socio-économique. |
Chapitre 12 - Les éducateurs, les
éducatrices
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 57. |
Nous recommandons que la Loi sur l'éducation soit
amendée afin de permettre aux instructrices et instructeurs non
certifiés de superviser les élèves, dans des conditions et
des circonstances précises, et d'offrir certains programmes
non-académiques. Les instructrices et instructeurs, designés par
la directrice ou le directeur de l'école, proviendraient des secteurs de
la santé, des loisirs et de l'assistance sociale, ou d'autres secteurs
de la communauté. |
| 58. |
Nous recommandons que soit établi un corps
professionnel à réglementation autonome pour les enseignantes et
les enseignants, l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, et
que ses pouvoirs, ses responsabilités de même que
l'adhésion à l'Ordre soient prescrits par la loi. L'Ordre devrait
avoir la responsabilité de fixer les normes de la profession, de
délivrer le brevet d'enseignement et d'approuver les programmes
d'éducation des enseignantes et enseignants. Les éducatrices et
éducateurs professionnels devraient constituer la majorité des
membres de l'Ordre, mais la communauté dans son ensemble devrait
être bien représentée par des personnes extérieurs
au monde de l'éducation. |
| 59. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants, en étroite collaboration avec les facultés
d'éducation, élabore un processus de reconnaissance officielle
("d'agrément") des programmes de préparation à
l'enseignement offerts par les facultés d'éducation de l'Ontario,
et que l'Ordre soit responsable de la mise en oeuvre de ce processus
d'approbation. |
| 60. |
Nous recommandons que les facultés
d'éducation et le personnel scolaire qui supervise les
étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants aient la
responsabilité de s'assurer que celles et ceux dont la candidature est
recommandée pour le brevet d'enseignement de l'Ontario possèdent
les qualités personnelles requises pour entrer dans la profession, et
que les candidates et candidats qui ne possèdent pas ces qualités
soient detournés des programmes de préparation à
l'enseignement. |
| 61. |
Nous recommandons que les facultés
d'éducation augmentent leurs efforts pour admettre plus
d'étudiantes-enseignantes et d'étudiants-enseignants provenant de
groupes précédemment sous-représentés, notamment
les minorités ethnoculturelles et raciales, les groupes autochtones et
les personnes handicapées, et qu'elles soient responsables de montrer
à l'Ordre des enseignantes et des enseignants que des progrès
notables sont réalisés dans l'atteinte de cet objectif. |
| 62. |
Nous recommandons que les facultés
d'éducation, les conseils scolaires et les fédérations
d'enseignantes et d'enseignants mettent sur pied des programmes conjoints pour
encourager un plus grand nombre de jeunes gens appartenant aux groupes
minoritaires à songer à l'enseignement comme carrière, et
pour s'assurer que les personnes minoritaires, jeunes et adultes, qui
s'intéressent à l'enseignement aient des occasions
d'acquérir l'expérience nécessaire auprès des
enfants et des adolescentes et adolescents. |
| 63. |
Nous recommandons que les facultés
d'éducation établissent des partenariats avec des écoles
et des conseils scolaires public, catholique et de langue français
sélectionnés qui acceptent de former les
étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants en
collaboration avec les facultés. Dans de tels établissements,
designés comme "écoles de perfectionnement professionnel",
professeurs et personnel enseignant seraient chargés d'élaborer
en commun le programme et de guider les étudiantes-enseignantes et les
étudiants-enseignants dans leur apprentissage. |
| 64. |
Nous recommandons que le personnel scolaire responsable
des étudiantes-enseignantes et des étudiants-enseignants soit
choisi conjointement par la faculté d'éducation et la direction
de l'école, et qu'il participe lui-même à un programme de
préparation en bonne et due forme, afin de s'assurer qu'il comprenne
à fond le processus d'apprentissage de l'enseignement, et qu'il
s'entende sur les habiletés, connaissances, compétences et
valeurs que devraient avoir les étudiantes-enseignantes et les
étudiants-enseignants. |
| 65. |
Nous recommandons que le personnel scolaire qui supervise
les étudiantes-enseignantes et les étudiants-enseignants
contribue de manière significative aux recommandations concernant la
délivrance du brevet d'enseignement. |
| 66. |
Nous recommandons qu'un ensemble de cours
préalables communs soit établi au premier cycle en vue de
l'inscription dans les programmes de formation initiale des enseignantes et
enseignants, les décisions quant aux cours préalables
étant prises par l'Ordre des enseignantes et desenseignants, en tenant
compte des recommandations des facultés d'éducation et des
conseils scolaires. |
| 67. |
Nous recommandons que les facultés de lettres et
de sciences soient encouragées à collaborer avec les
facultés d'éducation à la préparation de cours
appropriés au premier cycle, lorsque ceux-ci font défaut, dans
des matières qui sont des prérequis à l'inscription dans
les facultés d'éducation. |
| 68. |
Nous recommandons que le programme consécutif de
préparation initiale à l'enseignement soit prolongé d'un
an, et que l'on ajoute une année au programme simultané. Nous
recommandons que le baccalauréat en éducation soit
décerné une fois que la candidate ou le candidat a terminé
avec succès le programme de deux ans ou, dans le cas du programme
simultané, a réussi l'équivalent du programme de deux ans
en éducation. |
| 69. |
Nous recommandons qu'au lieu des 40 journées de
stage pédagogique exigées actuellement des
étudiantes-enseignantes et étudiants-enseignants, elles ou ils
fassent des stages d'observation et de pratique pédagogique d'une
durée au moins équivalente dans les écoles
désignées comme établissements de perfectionnement
professionnel, pendant la première année du programme de
baccalauréat en éducation, et qu'elles ou ils passent une bonne
partie (au moins trois mois) de la deuxième année à
travailler dans les écoles, sous la surveillance du personnel scolaire.
Nous recommandons que les étudiantes et étudiants inscrits dans
les programmes simultanés aient à remplir les mêmes
exigences, au cours de la durée du programme de formation initiale. |
| 70. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants, sur la recommandation des facultés d'éducation,
délivré un brevet d'enseignement de l'Ontario provisoire à
celles et ceux qui obtiennent un baccalauréat en éducation. |
| 71. |
Nous recommandons que le brevet d'enseignement de
l'Ontario devienne permanent après une année d'enseignement en
Ontario, sur la recommandation d'une directrice ou d'un directeur
d'école ou d'une agente ou d'un agent de supervision qualifié.
Toutefois, le processus d'obtention du brevet d'enseignement serait tout
à fait distinct de l'octroi de contrats d'enseignante et d'enseignant,
stagiaire ou permanent, par le conseil employeur. |
| 72. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants établisse des critères pour la certification à
l'enseignement préscolaire, et que, quelles que soient les exigences
adoptées en matière de préparation et d'obtention du
brevet, les enseignantes et les enseignants en éducation de la petite
enfance aient des qualifications équivalentes à celles des autres
membres du personnel enseignant, et jouissent d'un statut égal. |
| 73. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants se penche sur la question de la reconnaissance de celles et ceux
qui ont actuellement un diplôme de niveau collégial en
éducation de la petite enfance ou un brevet d'enseignement au cycle
primaire et qui seront touchés par la création de programmes
d'éducation préscolaire pour les enfants de trois ans dans les
écoles publiques. |
| 74. |
Nous recommandons que les conseils scolaires soient tenus
d'offrir un appui professionnel convenable et soutenu à toutes les
enseignantes et à tous les enseignants pendant leur première
année d'exercice, afin de faciliter leur passage à l'enseignement
à temps plein. |
| 75. |
Nous recommandons que le perfectionnement professionnel
soit obligatoire pour toutes les éducatrices et tous les
éducateurs du système d'éducation publique, avec un
renouvellement du brevet d'enseignement tous les cinq ans, qui
dépendrait d'un rendement satisfaisant et d'une participation à
des activités de perfectionnement professionnel reconnues par l'Ordre
des enseignantes et des enseignants. |
| 76. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation, les conseils scolaires et les
fédérations, en collaboration avec l'Ordre des enseignantes et
des enseignants, étudient et favorisent divers moyens d'offrir des
possibilités de ressourcement professionnel au personnel enseignant et
aux responsables de l'administration scolaire. |
| 77. |
Nous recommandons que tous les conseils scolaires mettent
à la disposition du public des renseignements sur leurs systèmes
d'évaluation du rendement, à l'aide de bulletins d'information ou
d'autres moyens, de manière à informer les élèves,
les parents, le personnel enseignant et le public des principes essentiels de
l'évaluation du rendement et des lignes directrices suivies. |
| 78. |
Nous recommandons que tous les systèmes
d'évaluation du rendement des conseils scolaires prévoient une
disposition pour solliciter systématiquement et
régulièrement les commentaires des élèves et des
parents concernant l'enseignement, la salle de classe, le climat à
l'école, et les questions pour lesquelles elles et ils ont des
suggestions ou des préoccupations. |
| 79. |
Nous recommandons que le personnel enseignant
débutant ait la possibilité d'obtenir une rétroaction
utile auprès des collegues autres que la directrice ou le directeur
d'école, ou la directrice adjointe ou le directeur adjoint, étant
entendu que cette information ne sera pas utilisée pour prendre des
décisions visant le contrat d'enseignante ou d'enseignant permanent. Des
mentors designés ou, dans les écoles secondaires, des chefs de
département, pourraient prêter leur aide sur ce plan. |
| 80. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants, le Ministère et les conseils scolaires soulignent
clairement que les directrices et les directeurs d'école ont la
responsabilité d'exiger un rendement satisfaisant du personnel
enseignant de leurs écoles, et qu'il incombe aux agentes et agents de
supervision d'exiger que la direction de l'école applique les mesures
qui s'imposent à l'égard des enseignantes et enseignants dont le
rendement est jugé insatisfaisant. |
| 81. |
Nous recommandons que le Ministère, les
fédérations d'enseignantes et d'enseignants, ainsi que les
conseils scolaires concluent une entente sur tous les changements à
apporter pour s'assurer que la politique et les pratiques relatives au
congédiement assurent un équilibre réel entre les droits
du personnel enseignant et les droits des élèves. |
| 82. |
Nous recommandons qu'une maîtrise en
éducation soit une condition à remplir pour être
nommé au poste de directrice ou de directeur d'école, ainsi qu'au
poste de directrice adjointe ou de directeur adjoint. |
| 83. |
Nous recommandons que les cours de formation que la
province offre aux candidates et candidats à la direction d'école
se poursuivent, mais qu'ils soient régulièrement
évalués, dès maintenant, par un comité
d'évaluationin dépendant formé de directrices et de
directeurs d'école, d'agentes et d'agents de supervision en exercice, de
spécialistes de l'administration scolaire, et d'au moins une personne de
l'extérieur de l'Ontario. L'évaluation devrait être
rigoureuse et indiquer dans quelle mesure le cours parvient à
conférer les compétences et connaissances requises, de même
qu'à répondre aux besoins du système. La poursuite de tout
cours dépendrait d'une évaluation satisfaisante. |
| 84. |
Nous recommandons que les conseils scolaires
créent diverses expériences structurées permettant aux
personnes qui aspirent à un poste d'administratrice ou d'administrateur
et à celles qui commencent à exercer dans ce métier de
développer des compétences en leadership. De telles
expériences comprendraient des internats ou des observations au poste de
travail, des échanges à l'extérieur du secteur de
l'éducation, des détachement dans différents cadres
éducationnels et une rotation organisée des directrices adjointes
et directeurs adjoints pour leur permettre de travailler dans
différentes écoles et d'occuper différents postes. |
| 85. |
Nous recommandons que la nomination à un poste de
directrice ou directeur d'école, ou à un poste de directrice
adjointe ou directeur adjoint, soit d'une durée de cinq ans et que, pour
conserver ces fonctions, la ou le titulaire soit tenu de participer à
des programmes de perfectionnement professionnel jugés satisfaisants par
le conseil scolaire employeur, de réussir ces programmes et de fournir
un rendement satisfaisant. |
| 86. |
Nous recommandons que, à la lumière des
changements récents et des changements proposés quant à la
nature et à l'organisation des programmes des écoles secondaires;
a) le rôle des chefs de département soit
révisé, en vue de réduire, le cas échéant,
le nombre de personnes qui exercent cette fonction; b) les
responsabilités des chefs de département comprennent la
supervision et l'évaluation du personnel enseignant qui travaille dans
leurs départements respectifs; et c) des possibilités de
perfectionnement professionnel satisfaisant soient offertes aux chefs de
département. |
| 87. |
Nous recommandons que les conseils scolaires passent en
revue les responsabilités des agentes et agents de supervision à
la lumière des changements recommandés dans ce rapport sur le
plan de la gestion et de l'organisation, en vue de réduire le nombre de
postes d'agentes ou d'agents de supervision, de manière opportune,
à mesure que les titulaires prennent leur retraite et, s'il y a lieu, de
modifier les fonctions des agentes et agents de supervision afin de les adapter
aux nouveaux besoins organisationnels. |
| 88. |
Nous recommandons que le programme préparant
à la qualification d'agente ou d'agent de supervision se poursuive mais
qu'il soit régulièrement évalué, en
commençant des maintenant, par un comité d'évaluationin
dépendant, qui serait formé notamment d'agentes etd'agents de
supervision et de spécialistes de l'administration scolaire, et
comprendrait des membres venant de l'extérieur de l'Ontario. La
continuation du programme devrait dépendre d'une évaluation
satisfaisante faite par ce comité. |
| 89. |
Nous recommandons que les conditions
d'admissibilité au Programme préparant à la qualification
d'agente ou d'agent de supervision soient rajustées, afin de permettre
aux conseils scolaires de nommer des administratrices et des administrateurs
venant de l'extérieur de l'Ontario au poste d'agente ou agent de
supervision. |
| 90. |
Nous recommandons que les conseils scolaires offrent aux
agentes et agents de supervision en exercice, ainsi qu'aux personnes qui
aspirent à occuper ce poste, une plus grande possibilité de vivre
des expériences variées, à la fois à
l'intérieur et à l'extérieur du système
d'éducation, notamment par le biais de programmes d'échanges avec
le gouvernement et le milieu des affaires. |
| 91. |
Nous recommandons que les personnes nouvellement
nommées au poste d'agente ou d'agent de supervision
bénéficient d'un congé d'au moins 15 jours pendant leur
première année d'exercice, pour participer à des
activités structurées de perfectionnement, notamment :
a) en travaillant avec d'autres agentes et agents de supervision afin
de mieux comprendre leurs nouvelles fonctions; b) en participant
à des groupes d'études ou à une série d'ateliers
avec d'autres personnes nouvellement nommées au poste d'agente ou
d'agent de supervision. |
| 92. |
Nous recommandons que les agentes ou agents de
supervision soient nommés pour une période de cinq ans, et
qu'elles ou ils doivent participer de manière réussie à
des activités de perfectionnement professionnel reconnues par le conseil
employeur, et faire preuve d'un rendement satisfaisant, pour continuer à
pouvoir exercer leurs fonctions. |
Chapitre 13 - Les technologies de l'information
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 93. |
Nous recommandons donc que le Ministère soit
chargé du contrôle de l'utilisation accrue et efficace des
technologies de l'information dans les écoles de la province, et que son
rôle consiste à : a) déterminer la
portée et la nature des ressources informatiques actuellement
utilisées dans les écoles de l'Ontario; b) remplir le
rôle de centre d'information sur ces ressources afin de garantir que tous
les conseils scolaires soient au courant de cette information et
d'empêcher le dédoublement inutile des efforts;
c) faciliter la formation des alliances entre le Ministère, les
conseils scolaires, les fabricants de logiciels et de matériel et le
secteur privé; d) élaborer des normes communes,
conjointement avec les partenaires du système d'éducation,
concernant la production et l'acquisition de technologie;
e) élaborer des protocoles de licence relatifs à
l'utilisation à distance par de nombreuses personnes de logiciels se
trouvant dans un endroit central, que ce soit dans un réseau local ou un
réseau à grande distance; f) coordonner les efforts, y
compris les projets de recherche et les projets spéciaux, visant
à perfectionner les programmes efficaces d'évaluation du
rendement des élèves. |
| 94. |
Nous recommandons donc que les conseils scolaires, en
collaboration avec le Ministère, le secteur privé, les
universités et les collèges, entreprennent plusieurs projets
ambitieux sur les ordinateurs et l'apprentissage dans les écoles, des
projets nécessitant un important matériel et de nombreux
logiciels. Ces projets devraient refléter la diversité de
l'Ontario, inclure une composante d'évaluation distincte et
complète et servir au perfectionnement professionnel, à la
conception de logiciels et à l'analyse des politiques. |
| 95. |
Nous recommandons que le ministre communique avec ses
homologues des autres provinces par l'entremise du Conseil des ministres de
l'Éducation du Canada afin de créer un réseau national de
projets sur les ordinateurs et l'apprentissage qui informerait les enseignantes
et enseignants et les élèves d'un océan à
l'autre. |
| 96. |
Nous recommandons que l'Ordre des enseignantes et des
enseignants propose exige que les facultés d'éducation incluent
l'acquisition de connaissances et de compétences en informatique
appliquée à l'éducation dans leurs programmes
d'études pour tous les nouveaux enseignants et enseignantes. |
| 97. |
Nous recommandons que les enseignantes et les enseignants
puissent suivre des cours de perfectionnement qui leur donnent les
connaissances et les compétences dont elles et ils ont besoin pour bien
utiliser les technologies de l'information en classe, qu'elles et ils suivent
ces cours de perfectionnement et que l'acquisition de telles connaissances
devienne une condition de renouvellement du brevet d'enseignement. |
| 98. |
Nous recommandons donc que le ministère de
l'Éducation et de la Formation et le ministère du
Développement économique et du Commerce, par l'entremise de
consortiums éducatifs et des programmes fédéraux
existants, coordonnent leurs efforts avec ceux de la communauté des
affaires ontarienne afin de distribuer les ordinateurs excédentaires par
le biais des conseils scolaires de l'Ontario et que, à mesure que les
ordinateurs seront plus nombreux dans les ystème scolaire, on accorde la
priorité aux écoles des communautés à faible revenu
et des communautés franco-ontariennes. |
| 99. |
Nous recommandons que le Ministère augmente le
budget réservé à l'achat de logiciels au nom des conseils
scolaires de l'Ontario et qu'il donne aux conseils scolaires plus de souplesse
dans l'utilisation des fonds pour qu'ils puissent obtenir de
l'équipement informatique au moyen d'achats, d'ententes de location ou
d'autres ententes de partage des frais. |
| 100. |
Nous recommandons que les logiciels et toutes les autres
ressources électroniques utilisées en éducation soient
considérés comme du matériel didactique aux fins de
l'évaluation de la Circulaire 14 (quant à la qualité,
à l'équilibre, à l'absence de préjuges, etc.). |
| 101. |
Nous recommandons que le Ministère, sur les
conseils des éducatrices et des éducateurs compétents,
détermine les domaines prioritaires dans lesquels la perspective et le
contenu canadiens sont actuellement absents. |
| 102. |
Nous recommandons que le Ministère dirige les
efforts, de concert avec le Conseil des ministres de l'Éducation du
Canada, visant à entreprendre un programme pour encourager la production
de logiciels éducatifs canadiens de qualité supérieur par
des entreprises canadiennes et d'autres organismes comme les conseils
scolaires, les universités et les collèges. |
| 103. |
Nous recommandons que le gouvernement de l'Ontario, en
collaboration avec les conseils scolaires et d'autres organismes, s'engage
à garantir que toutes les classes de toutes les écoles
financées par les fonds publics en Ontario soient reliées
à au moins un réseau informatique local et que, à son
tour, ce réseau soit relié à un réseau provincial,
un réseau national et au réseau Internet. |
| 104. |
Nous recommandons que les conseils scolaires, en
collaboration avec les ministères provinciaux et les organismes
concernés, créent, dans les quartiers où l'accès
aux ordinateurs personnels est moins probable, des centres communautaires de
technologies de l'information, peut-être dans les écoles ou les
bibliothèques publiques, et accordent un financement permanent pour le
matériel, les logiciels et la dotation en personnel. |
| 105. |
Nous recommandons que le Ministère appuie les
conseils scolaires dans la mise sur pied de projets-pilotes qui donnent aux
apprenantes et apprenants la possibilité d'avoir accès à
des programmes et à de l'équipement finances et ce, en dehors de
la journée scolaire définie. |
| 106. |
Nous recommandons que le gouvernement de l'Ontario
insiste sur le fait que les installations publiques comme les
bibliothèques publiques et les écoles, et certains groupes sans
but lucratif (comme les "freenets"), aient un accès garanti aux
installations de l'autoroute électronique à un coût
abordable (gratuitement, autant que possible, pour les utilisatrices et
utilisateurs de ces installations). |
| 107. |
Nous recommandons que le Ministère engage le
processus de transformation du programme d'audio conférences ContactNord
en un réseau de vidéo conférences interactives. |
Chapitre 14 - L'éducation en partenariats
communautaires
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 108. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation confie à chaque école de
l'Ontario le mandat de mettre sur pied un conseil scolaire communautaire, dont
les membres devront provenir des secteurs suivants :
- parents
- étudiantes et étudiants (a partir de la
7e année)
- enseignantes et enseignants
- représentantes et représentants des
groupes ethniques ou religieux locaux
- prestataires de services (gouvernementaux et non
gouvernementaux)
- administration(s) municipale(s)
- clubs sociaux et oeuvres de bienfaisance
- milieu des affaires
|
| 109. |
Nous recommandons que chaque directrice ou directeur
d'école dresse un plan d'action pour l'établissement et la mise
en oeuvre du conseil scolaire communautaire. |
| 110. |
Nous recommandons que les conseils scolaires aident les
directrices et directeurs d'école à mettre sur pied et à
maintenir des conseils scolaires communautaires, qu'ils suivent les
progrès de ces conseils et en fassent état dans leurs rapports
annuels. |
| 111. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation, les fédérations
d'enseignantes et enseignants et les conseils scolaires prennent les mesures
nécessaires pour s'assurer que du personnel de liaison avec la
communauté soit disponible pour aider les directrices et directeurs
d'école à renforcer les liens entre l'école et la
communauté. Ce personnel, qui ne vient pas des rangs du personnel
enseignant accrédité, serait chargé d'aider à la
mise en oeuvre des décisions et initiatives des conseils scolaires
communautaires et d'autres initiatives engageant l'école et la
communauté. |
| 112. |
Nous recommandons que le premier ministre confie à
un ministre principal, en sus de ses fonctions courantes, la
responsabilité de reformer les services à l'enfance; et que ce
ministre soit secondé par un Comité interministériel de
ministres chargé des services à l'enfance; a) que le
Comité soit doté d'un personnel permanent; b) que le
Comité étudié et revoie systématiquement -
les approches adoptées à l'égard des services - la
qualité des services offerts - les mécanismes de
financement - les mesures législatives - l'organisation des
compétences au niveau régional - les structures
provinciales; c) que le Comité établisse, par le biais
des bureaux régionaux du ministère de l'Éducation et de la
Formation, une direction et un plan de coordination entre les conseils
scolaires et les autres prestataires locaux de services afin d'élaborer
et d'aider à mettre en oeuvre les mécanismes nécessaires
au soutien des travaux des conseils scolaires communautaires. |
| 113. |
Nous recommandons que le gouvernement provincial examine
les obstacles législatif et connexes, et qu'il élabore un cadre
de politique pour faciliter l'établissement de partenariats entre la
communauté et les écoles. |
| 114. |
Nous recommandons que le Comité
interministériel de ministres, sous l'égide du ministre principal
responsable, établisse, comme première tâche, un calendrier
réaliste pour la mise en oeuvre des mécanismes, politiques et
partenariats communautaires, précisant les délais de remise des
rapports et de leur diffusion. |
Chapitre 15 - Droits constitutionnels :
problématique
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 115. |
Nous recommandons que l'article 136, qui traîte de
l'embauche préférentielle dans le système scolaire
catholique, soit retiré de la Loi sur l'éducation. |
| 116. |
Nous recommandons que, compte tenu du rôle du
secteur d'éducation catholique, le ministère de
l'Éducation et de la Formation fasse en sorte que ce secteur jouisse
d'une représentation adéquate et influente à tous les
échelons professionnels et administratifs, y compris celui de
sous-ministre adjoint; nous recommandons en outre que le Ministre crée
une "équipe" ou une "direction" des politiques et programmes
d'enseignement catholique au sein du Ministère. |
| 117. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation et les facultés d'éducation
établissent un cours de formation initiale ouvrant droit à des
crédits, sur les fondements de l'éducation catholique, et que ce
courssoit offert dans toutes les facultés d'éducation de
l'Ontario. |
| 118. |
Nous recommandons que tous les cours en enseignement
religieux offerts actuellement dans les facultés d'éducation
ouvrent droit à des crédits et qu'ils soient incorpores au
programme régulier de formation générale. |
| 119. |
Nous recommandons : a) au ministre de
l'Éducation et de la Formation de donner le mandat au CEFFO, en consultation avec les conseils scolaires, de
proposer et de faire adopter des critères identiques pour l'admission
des "non-ayants-droit" ou de leurs enfants; b) au Ministère
(MEFO) de voir à ce que les conseils scolaires
assument la responsabilité de largement publiciser ces critères
auprès des communautés concernées, tout
spécialement auprès des communautés ethnoculturelles;
c) aux conseils scolaires de modifier la composition des
comités d'admissions pour les "non-ayants-droit" ou leurs enfants afin
d'y intégrer un ou plusieurs parents franco-ontariens et un ou plusieurs
parents appartenant à des communautés ethnoculturelles. |
| 120. |
Nous recommandons au ministre de l'Éducation et de
la Formation de donner mandat au CEFFO de lui
recommander, dans les meilleurs délais et en se basant sur les documents
existants, le ou les modèles de gestion scolaire par et pour les
francophones, allant de l'éducation de la petite enfance à la fin
du secondaire, qui desserviraient le mieux la population franco-ontarienne, et
ce sans chercher à définir des structures administrativement
symétriques par rapport aux structures de l'éducation de langue
anglaise. Nous recommandons au gouvernement, par l'entremise du ministre de
l'Éducation et de la Formation, d'approuver et de mettre en oeuvre avec
la plus grande diligence les recommandations reçues duCEFFO à l'égard de la gestion scolaire par et
pour les francophones. |
| 121. |
Nous recommandons que le financement du ministère
de l'Éducation et de la Formation inclue automatiquement dans ses
facteurs de pondération, pour tous les modules scolaires de langue
français, les suppléments budgétaires requis pour
permettre aux dits modules d'offrir, selon les besoins définis par la
communauté : a) le rattrapage linguistique
accélère (récupération, actualisation et
perfectionnement); b) l'animation culturelle nécessaire dans
leurs classes et écoles. |
| 122. |
Nous recommandons que, dans le cas des classes
d'éducation de la petite enfance (de 3 à 5 ans), qui est une de
nos recommandations clés du chapitre 7, priorité
budgétaire de mise en oeuvre soit donnée par le gouvernement
provincial aux modules scolaires de langue français sur tout autre
conseil scolaire. |
| 123. |
Nous recommandons qu'au lieu de travailler chacun de leur
côté, les gouvernements du Canada et de l'Ontario, pour
éviter le double emploi, financent conjointement l'initiative suivante
touchant à la fois les écoles des réserves et les
établissements relevant de la compétence provinciale, soit
l'élaboration de programmes-cadres et de ressources pédagogiques
reflétant mieux l'histoire des peuples autochtones du Canada et leur
apport à la littérature, à la culture, à l'histoire
et aux valeurs de notre pays, ainsi qu'à tout autre domaine dont il
faudrait éventuellement tenir compte dans ces programmes. |
| 124. |
Nous recommandons que l'on élabore des
stratégie d'enseignement et d'évaluation mieux adaptées
aux modes d'apprentissage retenus par les éducatrices et
éducateurs autochtones. |
| 125. |
Nous recommandons que les gouvernements
fédéral et provincial collaborent avec les autorités
scolaires autochtones et les premières nations afin d'assurer un
meilleur soutien aux élèves qui doivent quitter leur
communauté pour aller suivre des études de niveau
élémentaire ou secondaire. |
| 126. |
Nous recommandons que le gouvernement
fédéral revoie sa méthode de financement de
l'éducation des élèves autochtones dans les
réserves, pour qu'on puisse y disposer des fonds nécessaires aux
programmes spéciaux d'appui à l'éducation autochtone et de
soutien professionnel des enseignantes et des enseignants. |
| 127. |
Nous recommandons que la formation initiale des
enseignantes et des enseignants et celle donnée en cours d'emploi
préparent ces derniers à enseigner aux élèves
autochtones et à enseigner des matières autochtones aux
élèves de toutes origines. |
| 128. |
Nous recommandons que le gouvernement
fédéral, qui a compétence dans ce domaine, fasse tout en
son pouvoir pour assurer un bon service de télécommunications en
Ontario, de manière à favoriser l'éducation au moyen de la
vidéo interactive et du reseautage informatique. |
| 129. |
Nous recommandons que les gouvernements
fédéral et provincial contribuent à la préparation
de cours, sur supports vidéo et disque optique compact (CD-ROM) d'abord, qui feront appel aux technologies
interactives des qu'on disposera d'une infrastructure de
télécommunications adéquate. |
| 130. |
Nous recommandons que le gouvernement
fédéral aide les peuples autochtones à se doter des
ressources nécessaires à l'enseignement de leurs langues, de
concert avec les collectivités qui les parlent ailleurs au Canada et aux
Etats-Unis. |
| 131. |
Nous recommandons que la province, avec la collaboration
des communautés des premières nations et des conseils scolaires,
établisse des lignes directrices sur l'usage des langues autochtones
comme langues d'enseignement, la ou les ressources humaines et
pédagogiques le permettent. |
| 132. |
Nous recommandons que les gouvernements provincial et
fédéral continuent d'élaborer du matériel
pédagogique pour appuyer l'enseignement de la culture et des langues
autochtones, aux fins de formation en cours d'emploi des enseignantes et
enseignants et d'utilisation dans les écoles situées à
l'intérieur ou en dehors des réserves, et que ce matériel
soit largement diffusé auprès des intéressés. |
| 133. |
Nous recommandons que le Ministère et les
représentants des premières nations revoient la proposition
découlant de la Déclaration d'intention politique sur la
représentation des autochtones aux conseils scolaires, entenant compte
des changements qui pourraient survenir dans les structures
générales des conseils par suite de la publication du
présent rapport, et que tout accord subséquent soit mis en oeuvre
dans les plus brefs délais. |
| 134. |
Nous recommandons que les gouvernements
fédéral et provincial poursuivent les négociations visant
la pleine autonomie des premières nations en matière
d'éducation. |
| 135. |
Nous recommandons que le gouvernement provincial modifie
sa façon de traiter avec les écoles élémentaires et
secondaires administrées par les bandes autochtones, de manière
à : a) reconnaître qu'elles sont des écoles
publiques d'une première nation régies par des autorités
scolaires dûment mandatées; b) favoriser la
réciprocité et la coopération avec les conseils scolaires
de la province. |
Chapitre 16 - Une question d'équité
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 136. |
Nous recommandons fortement au ministère de
l'Éducation et de la Formation de maintenir en poste une ou un
sous-ministre adjoint chargé, outre ses autres fonctions, de
défendre les intérêts des minorités francophones,
anglophones, ethnoculturelles et raciales. |
| 137. |
Nous recommandons que les conseillères et
conseillers scolaires, les éducatrices et les éducateurs et le
personnel de soutien bénéficient d'un programme de
perfectionnement professionnel sur l'antiracisme. |
| 138. |
Nous recommandons à cet égard que
l'évaluation du rendement des agentes et agents de supervision, des
directrices et directeurs, de même que des enseignantes et enseignants
inclue des résultats mesurables liés directement aux politiques
et aux plans antiracistes du Ministère et des conseils scolaires. |
| 139. |
Nous recommandons, aux fins des dispositions sur
l'antiracisme et l'équité ethnoculturelle de la Loi 21, que le
ministère de l'Éducation et de la Formation exige des
écoles et des conseils scolaires qu'ils sollicitent la collaboration des
parents et des membres de la communauté à la mise en oeuvre des
plans et à leur surveillance. Ce processus doit être lié
aux mécanismes généraux de redevabilité des
écoles et des conseils scolaires. |
| 140. |
Nous recommandons en outre au Ministère et aux
conseils scolaires d'examiner et de contrôler systématiquement le
matériel didactique (textes, livres et revues, vidéos, logiciels,
et ainsi de suite), les méthodes et programmes pédagogiques
(programme d'études) ainsi que les outils d'évaluation pour
s'assurer qu'ils soient dénues de tout racisme et qu'ils respectent
l'esprit et la lettre des politiques antiracistes. |
| 141. |
Nous recommandons que dans les compétences
où les élèves noirs, filles et garçons, sont
nombreux, les conseils et les autorités scolaires, les facultés
d'éducation et les représentants de la communauté noire
collaborent pour établir des écoles modèles et des
programmes novateurs s'inspirant des approches pédagogiques exemplaires
de façon à assurer le succès scolaire des
élèves noirs. |
| 142. |
Nous recommandons aux conseils scolaires, lorsque les
élèves d'un groupe particulier accusent, collectivement, des
signes de sous-performance généralisée, de s'assurer que
les enseignantes et enseignants et que les directrices et directeurs disposent
des stratégie pédagogiques nécessaires et des ressources
humaines et financières voulues pour aider ces jeunes à
s'améliorer. |
Chapitre 17 - Pouvoirs et prise de décisions
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 143. |
Nous recommandons que tous les conseils scolaires
comptent au moins un élève ayant droit de vote sur toutes les
questions qui relèvent d'eux, pour autant que les mesures relatives aux
conflits d'intérêts et les obligations juridiques habituelles
soient respectées. |
| 144. |
Nous recommandons que les conseils d'élèves
soient chargés de réunir le point de vue des élèves
sur toutes les dimensions de la vie à l'école et d'en faire part
au personnel enseignant ainsi qu'à la direction, dont les
réactions seront communiquées de façon systématique
aux élèves, et que les conseils d'élèves jouent un
rôle d'aviseurs auprès des élèves membres des
conseils scolaires. |
| 145. |
Nous recommandons que le ministre de l'Éducation
et de la Formation crée le Conseil des élèves et des
jeunes,chargé de prodiguer des avis sur toutes les questions
pédagogiques, de trouver des moyens de permettre aux
élèves de participer davantage aux décisions qui touchent
leur vie et de parrainer des recherches sur la façon dont les
élèves peuvent améliorer l'apprentissage dans les
écoles. |
| 146. |
Nous recommandons que le Ministère sollicite la
collaboration des intéresses pour élaborer une Charte des droits
et responsabilités des élèves et que les
élèves y jouent un rôle de premier plan. Les
éléments essentiels d'une telle charte doivent comprendre une
description de l'information ainsi que des programmes et services auxquels
l'élève a droit, des responsabilités que
l'élève est tenu d'assumer, du rôle que les
élèves ont le droit de jouer dans les décisions prises au
sein du système et des recours offerts aux élèves qui
s'estiment lésés dans leurs droits. |
| 147. |
Nous recommandons que les élèves
participent à l'élaboration et à l'examen
périodique des codes de conduite et de diverses autres politiques et
mesures adoptées en vertu de la Charte des droits et
responsabilités des élèves, tant au niveau du conseil
scolaire que de l'école. Ces politiques et mesures ne pourront en aucun
cas porter atteinte aux droits et responsabilités précises dans
la Charte. |
| 148. |
Nous recommandons que tous les élèves
reçoivent de l'information au sujet de la Charte des
élèves, et de toutes les politiques et dispositions qui peuvent
les toucher directement; l'information devra être facilement
compréhensible pour la plupart des élèves. |
| 149. |
Nous recommandons que le Ministère mette
progressivement en oeuvre une politique exigeant des conseils scolaires qu'ils
cèdent une partie de plus en plus grande du budget des écoles
à leurs directrices et directeurs, à condition que l'école
se donne un projet éducatif; que le conseil assure le suivi de ce
projet; que le personnel enseignant participe aux décisions touchant les
programmes d'études, l'évaluation, le perfectionnement
professionnel et la dotation et que l'école indique comment elle va
au-devant des élèves, des parents et de la
collectivité. |
| 150. |
Nous recommandons qu'on élabore, au niveau
provincial, une Charte des droits et responsabilités des parents, qui
serait le fruit d'une collaboration entre les parents, le personnel enseignant,
l'administration et les décideurs politiques. |
| 151. |
Nous recommandons que les parents participent à
l'élaboration des codes de conduite des élèves et des
autres politiques et dispositions inspirées par la Charte des droits et
responsabilités des parents, tant au niveau du conseil scolaire que de
l'école. |
| 152. |
Nous recommandons que les parents aient facilement
accès à l'information qui concerne les Chartes des droits et
responsabilités des élèves et des parents, et à
toutes les politiques et dispositions qui touchent directement les
élèves et les parents. |
| 153. |
Nous recommandons que toutes les écoles de
l'Ontario soient tenues de rendre compte des moyens mis en oeuvre pour
accroître la participation des parents à l'apprentissage scolaire
de leurs enfants. |
| 154. |
Nous recommandons que le ministère de
l'Éducation et de la Formation, en consultation avec les associations
provinciales de conseillères et conseillers scolaires, examine et
révisé les lois et réglements qui régissent
l'éducation afin de préciser les responsabilités que
doivent assumer les conseillères et conseillers scolaires en
matière d'élaboration des politiques, par opposition aux
responsabilités de nature opérationnelle. |
| 155. |
Nous recommandons que le Ministère fixe une
échelle salariale pour les conseillères et conseillers scolaires,
dont le maximum serait de 20 000 $ par année. |
| 156. |
Nous recommandons que, dans la foulée de la
cession au gouvernement provincial de responsabilités relatives à
la détermination du financement de l'éducation que nous
proposons, la structure de gestion à deux niveaux des écoles
publiques de la Communauté urbaine de Toronto soit progressivement
abandonnée, le Conseil scolaire de la Communauté urbaine de
Toronto étant remplacé par un consortium administratif
composé des conseils scolaires de la Communauté urbaine de
Toronto. |
| 157. |
Nous recommandons que le Ministère affirme
clairement son rôle de leader et son rôle de grand gestionnaire,
particulièrement à l'égard des conseils scolaires, des
fédérations des enseignantes et des enseignants et des
facultés d'éducation, et qu'il élabore un plan en vue
d'assurer une communication plus complète avec toutes les personnes
concernées par l'éducation élémentaire et
secondaire. |
| 158. |
Nous recommandons, afin d'optimiser leur influence au
sein du Ministère, de charger les sous-ministres adjoints
représentant une clientèle particulière des questions
touchant cette clientèle, et de les charger en outre d'autres dossiers
importants reliés à l'éducation de l'ensemble de la
population ontarienne. |
Chapitre 18 - Le financement de l'éducation
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 159. |
Nous recommandons que les décisions relatives au
financement égal par élève à l'échelle de la
province, de même qu'aux sommes additionnelles à verser à
certains conseils scolaires aux fins d'une véritable
équité, soient prises par la province, qui s'assure
également d'une juste répartition des fonds. |
| 160. |
Nous recommandons d'autoriser les conseils scolaires
à percevoir, uniquement au moyen des taxes foncières
résidentielles, une somme supplémentaire n'excédant pas 10
p. 100 de leur budget tel qu'établi par la province. |
| 161. |
Nous recommandons que tous les propriétaires
soient tenus d'assigner explicitement leurs taxes foncières
résidentielles au système scolaire auquel ils ont droit et qu'ils
veulent appuyer, et que les taxes versées sans assignation explicite
soient mises en commun et distribuées selon une formule par
élève. |
| 162. |
Nous recommandons au ministère de
l'Éducation et de la Formation d'élaborer en premier lieu ce que
serait un programme d'éducation jugé adéquat pour la
province, puis de déterminer combien il en coûterait d'offrir ce
programme dans toutes les régions de la province, en tenant compte des
besoins divers des élèves et des particularités des
communautés, comme la géographie, la pauvreté et la
langue, qui influent sur les coûts de l'enseignement. |
Chapitre 19 - La redevabilité du
système
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 163. |
Nous recommandons au gouvernement d'établir
l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de
l'apprentissage. Il relèverait de l'Assemblée législative
et aurait pour principale responsabilité les tests universels de
validation des savoirs de base de 3e et de 11e
année. |
| 164. |
Nous recommandons que l'Office de la redevabilité
et de l'évaluation de l'apprentissage soit également
chargé d'établir les indicateurs de rendement du système
qui seront utilisés par les conseils scolaires et par les instances
provinciales concernées. |
| 165. |
Nous recommandons que l'Office de la redevabilité
et de l'évaluation de l'apprentissage, de concert avec les intervenantes
et les intervenants en éducation, établisse également des
lignes directrices sur le contenu des rapports annuels préparés
par les conseils scolaires et par le ministère de l'Éducation et
de la Formation. Nous recommandons en outre que : a) ces rapports
soient publiés et mis en circulation largement dans les écoles et
les collectivités; b) le ministère de l'Éducation
et de la Formation s'assure que tous les conseils scolaires soient
informés des lignes directrices relatives aux rapports et les mettent en
application. |
| 166. |
Nous recommandons que les travaux et le mandat de
l'Office de la redevabilité et de l'évaluation de l'apprentissage
soient réexaminés dans cinq ans. |
Chapitre 20 - Conclusion et stratégie de
changement
| Voici les recommandations de la Commission :
|
| 167. |
Nous recommandons l'établissement d'une Commission
de mise en oeuvre pour surveiller la mise en oeuvre des recommandations
proposées par la Commission royale sur l'éducation. |
|
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