Amélioration du rendement des élèves

Gerard Kennedy, ministre de l'Éducation
Déclaration à l'Assemblée législative

Le 2 mars 2006

Monsieur le président, je prends la parole aujourd'hui à l'Assemblée législative pour présenter une loi très importante pour l'éducation en Ontario.

Si elle est adoptée, cette loi donnera un formidable coup de pouce à l'amélioration du rendement des élèves.

Pour la première fois aujourd'hui, le gouvernement McGuinty établit des résultats provinciaux afin d'optimiser nos initiatives en matière d'éducation et de supprimer les obstacles à la réussite scolaire.

L'approche uniforme de l'éducation adoptée par le gouvernement précédent a démontré son inefficacité.

Ce projet de loi constitue une mise au point majeure qui modernisera l'éducation, une condition de la réussite des élèves.

Le « Projet de loi sur le rendement des élèves » contient plusieurs modifications limitées mais profondes de la Loi sur l'éducation et de la Loi de 1996 sur l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario.

Ces modifications apportent le soutien juridique nécessaire pour réaliser les trois objectifs provinciaux les plus importants en matière d'éducation : améliorer le rendement des élèves, créer un partenariat en éducation fondé sur le respect, et assurer l'ouverture au public.

Afin de renforcer la capacité du gouvernement de restaurer la confiance envers l'éducation publique, le Ministère a défini des enjeux clés revêtant un intérêt provincial, comme l'effectif des classes, la responsabilité financière, l'amélioration de la littératie et de la numératie et la sécurité dans les écoles.

Si elle est adoptée, la loi clarifierait la responsabilité du Ministère et des conseils par rapport à ces objectifs, en particulier en ce qui concerne le rendement des élèves.

Ce nouveau pouvoir permettra au Ministère d'établir des résultats provinciaux et obligera les conseils à produire ces résultats.

De plus, étant donné que nous devons en collaboration avec nos partenaires éducatifs, nous établirons des résultats précis dans un règlement, à l'issue d'une vaste consultation entre le Ministère et les conseils scolaires.

Cette loi contribuerait à définir clairement les attentes du Ministère et, en retour, donnerait aux conseils scolaires une certaine souplesse en matière de mise en œuvre des initiatives provinciales.

Monsieur le président, le gouvernement sait que pour améliorer le rendement des élèves, il doit épauler les personnes qui assurent l'enseignement chaque jour, y compris le personnel enseignant.

Les soutenir signifie révoquer les examens écrits de vérification des aptitudes qui n'évaluent pas l'expérience réelle en salle de classe.

Sous réserve de l'approbation de l'Assemblée législative, l'obligation que les candidats à l'enseignement réussissent l'examen de qualification pour obtenir leur brevet d'enseignement sera abrogée.

À la place, nous instaurons une « deuxième étape » positive qui offrira aux nouveaux enseignants et enseignantes un soutien précieux en salle de classe pendant la première année d'exercice qui est difficile. Cette autre année complète de soutien apportera également un complément à la formation universitaire structurée d'un an qui a précédé leur début dans la profession.

Le Programme d'insertion professionnelle du nouveau personnel enseignant faciliterait le maintien en poste et le perfectionnement des nouveaux enseignants et enseignantes en leur offrant un mentorat précieux offert par des collègues chevronnés ainsi qu'une formation en cours d'emploi, dispensée en salle de classe.

Le système d'évaluation du rendement du nouveau personnel enseignant serait aussi modifié. S'il est adopté, le Programme d'insertion professionnelle du nouveau personnel enseignant obligera les enseignants et les enseignantes à obtenir un résultat satisfaisant à deux évaluations du rendement.

Les membres du personnel enseignant n'en seront que mieux préparés et plus confiants.

Monsieur le président, le gouvernement précédent n'a pas aidé le perfectionnement professionnel du personnel enseignant puisqu'il a réduit le nombre de journées pédagogiques de neuf à quatre, même si la moyenne dans les autres provinces est de neuf jours.

Si nous voulons aider nos élèves, nous devons fournir un perfectionnement professionnel à notre personnel enseignant, nous devons lui accorder plus d'occasions de résoudre collectivement les problèmes et lui permettre d'accéder à des méthodes pédagogiques de pointe afin d'améliorer le rendement scolaire.

La loi qui accorde seulement quatre journées pédagogiques par année scolaire sera abrogée. Et nous aurons le pouvoir d'ajouter des journées pédagogiques déterminées par le Ministère afin de servir les priorités du gouvernement en matière d'éducation.

En effet, qui dit personnel enseignant mieux formé dit élèves mieux préparés.

Et, en partie, la capacité des élèves à se concentrer sur leur éducation crée un climat de paix et de stabilité.

Monsieur le président, après des années de conflits de travail sous le précédent gouvernement, le gouvernement McGuinty est fier d'avoir joué un rôle dans un dialogue provincial qui a aidé les fédérations d'enseignantes et d'enseignants et les conseils scolaires à conclure les premières conventions collectives de quatre ans. S'il est adopté, le projet de loi permettra de prolonger à quatre ans les conventions collectives qui sont actuellement de deux ans.

C'est sur la paix et la stabilité à long terme que reposent les progrès en éducation et la réussite des élèves.

Monsieur le président, deux autres initiatives sont essentielles pour améliorer le rendement des élèves : l'initiative relative à l'effectif des classes au primaire et l'accès à l'éducation.

S'il est adopté, le projet de loi abrogera des articles de la Loi sur l'éducation établissant l'effectif maximal des classes et les remplacera par des règlements qui appuient la mise en œuvre graduelle de l'initiative gouvernementale relative à l'effectif des classes au primaire.

Si elle est adoptée, cette loi donnerait à un nombre accru d'élèves l'accès à L'avantage éducatif de l'Ontario en permettant aux conseils scolaires de joindre un plus grand nombre d'élèves grâce aux nouvelles méthodes d'apprentissage électronique.

Monsieur le président, toutes les modifications proposées s'articulent autour de notre capacité de nouer et de maintenir des partenariats durables fondés sur le respect.

Si elle est adoptée, la loi :

  • assurerait le respect des conseillers et conseillères scolaires qui accomplissent un travail important au nom des élèves; supprimerait les pénalités liées à la conformité énoncées dans la loi; renforcerait et précisera leur rôle dans la gestion de l'éducation;
  • assurerait le respect des élèves conseillers et conseillères scolaires en renforçant leurs pouvoirs et en reconnaissant leur contribution au moyen de bourses, du droit de vote non exécutoire, de nouveaux droits en matière de procédure et de ressources accrues;
  • assurerait le respect du personnel enseignant en revitalisant l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario pour en faire un véritable organisme professionnel qui jouit de la confiance de ses membres et du public et qui, grâce à la majorité d'enseignants et d'enseignantes en salle de classe qui siègent à son conseil, s'acquitte de son mandat sans faire de politique.

Finalement, si elle est adoptée, cette loi ouvrira l'éducation au public.

Et le Ministère pourra ordonner aux conseils scolaires de mettre des installations scolaires à la disposition de la communauté moyennant des frais minimes, ce qui paierait les coûts liés à la mise en œuvre de l'Initiative d'utilisation communautaire des installations scolaires.

Et cela assurera que les initiatives de la province et des conseils sont communiquées au public, augmentant ainsi la responsabilité et la transparence.

En effet, l'accès à l'éducation et l'ouverture de nos écoles ne feront qu'encourager la communauté à favoriser la réussite future de nos élèves.

Monsieur le président, notre gouvernement assume pleinement la responsabilité de l'éducation en Ontario et accorde à ses partenaires éducatifs le respect qu'ils méritent.

J'espère que ce projet de loi recevra le soutien de l'Assemblée législative car, en fin de compte, il représente ce que nous désirons tous accomplir en éducation, soit l'ouverture, le partenariat fondé sur le respect et l'amélioration du rendement des élèves.

Je vous remercie.