Gerard Kennedy, ministre de l'Éducation Déclaration à l'Assemblée législativeRendre les écoles de l'Ontario plus saines et plus propices à l'apprentissageLe 20 octobre 2004 Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour souligner les efforts déployés par le gouvernement pour faire en sorte que les écoles soient des milieux plus sains et plus propices à l'apprentissage pour les élèves. Notre but est de développer le potentiel intellectuel, émotif et physique de nos enfants et jeunes adultes pour qu'ils deviennent les meilleurs citoyens et citoyennes qui soient. À cette fin, chaque élève doit pouvoir faire des exercices physiques régulièrement, jouir d'un mode de vie sain et avoir accès à une gamme complète d'activités parascolaires. Les écoles doivent être des milieux sains où les enfants reçoivent un enseignement de qualité, se voient offrir de bons exemples et profitent d'expériences enrichissantes. Malheureusement, Monsieur le Président, le gouvernement précédent a laissé se détériorer la situation à tel point que les écoles dépendent de distributeurs automatiques remplis de malbouffe comme source d'aide financière. Nous avons adopté une approche différente. Nous avons commencé à rebâtir notre système d'éducation financé par les derniers publics, en investissant 1,1 milliard de dollars depuis notre arrivée au pouvoir, y compris l'octroi d'un financement supplémentaire de 854 millions de dollars, uniquement cette année. Monsieur le Président, je crois qu'il nous incombe de donner à nos élèves les meilleures chances possibles de succès, ce que nous pouvons en grande partie faire en sensibilisant les élèves à une bonne nutrition et aux choix alimentaires sains. C'est pourquoi je suis heureux d'annoncer une nouvelle politique sur la malbouffe pour aider à créer des milieux d'apprentissage plus sains pour les élèves de l'Ontario. Un tableau préoccupant se dégage des recherches récentes menées par Les diététistes du Canada. À titre d'exemple, les portions de boisson gazeuse ont augmenté de plus de 300 pour cent depuis les années 1950. La consommation de lait est près de 30 pour cent inférieure dans les écoles qui vendent aussi des boissons gazeuses. Environ 27 pour cent des garçons et 23 pour cent des filles de la 6e à la 8e année consomment tous les jours des bonbons et des tablettes de chocolat. En effet, arrivés à l'adolescence, c'est-à-dire de neuf à 12 ans, beaucoup d'enfants ont un mode de vie qui les expose aux risques d'avoir des maladies cardiovasculaires dès la trentaine. Il n'est pas surprenant que les recherches indiquent aussi que les enfants bien nourris sont plus prêts à apprendre. Inversement, une nutrition déficitaire peut avoir un effet délétère sur la capacité d'apprentissage des enfants ainsi que sur leur croissance et leur développement physiques. Afin de fournir aux conseils scolaires des directives claires sur les boissons et les aliments qui seraient considérés acceptables dans le cadre de cette politique, nous avons demandé aux Diététistes du Canada, experts dignes de foi en matière de nutrition, d'élaborer des directives en se fondant sur leurs travaux et recherches approfondis. Aujourd'hui, nous communiquons ces directives à tous les conseils scolaires. Ces directives contiennent des exemples de collations et de boissons saines comme le lait, les jus de légumes et le yogourt. Monsieur le Président, pour faire en sorte que les écoles élémentaires ontariennes soient des milieux sains, j'ai demandé ce matin à tous les conseils scolaires de se conformer à ces directives aussitôt que possible et de retirer les boissons et les aliments malsains des distributeurs automatiques installés dans les écoles élémentaires. Nous croyons que c'est dans l'intérêt des élèves que les conseils scolaires appuient cette initiative. Dans le cadre de la nouvelle politique sur la malbouffe, les conseils scolaires doivent veiller à ce que toutes les écoles comptant des élèves de la maternelle à la 8e année n'offrent, dans leurs distributeurs automatiques, que des boissons et des aliments sains et nutritifs. Nous sommes fermement convaincus qu'il s'agit d'une façon dont le système d'éducation public de l'Ontario peut et doit assurer l'excellence à tous les élèves. Nos écoles ainsi que l'ensemble de la communauté scolaire, y compris les parents, peuvent jouer un rôle très influent en sensibilisant davantage les jeunes à l'importance d'une bonne nutrition. Nous comptons sur leur appui pour aider les enfants à apprendre tôt dans leur développement l'importance des choix intelligents et d'un mode de vie sain. Cette initiative représente un autre pas vers la mise en uvre de la stratégie globale visant des écoles saines. Nous avons déjà fait des progrès en ce sens en accordant des fonds aux conseils scolaires leur permettant de mettre les écoles à la disposition des groupes communautaires après les heures de classe pour que ceux-ci aident les élèves à demeurer actifs. En juillet dernier, mon collègue Jim Bradley, ministre du Tourisme et des Loisirs, et moi avons annoncé une initiative pour l'utilisation communautaire des écoles. En assurant l'abordabilité et l'accessibilité des locaux scolaires aux communautés que les écoles desservent, le gouvernement appuie des modes de vie sains et actifs, encourage la participation des citoyennes et citoyens aux activités communautaires et favorise la sécurité et la vitalité des collectivités. Notre vision est de faire reconnaître chaque école de l'Ontario comme centre d'activités communautaires. Des conseils ont d'ores et déjà commencé à signer l'entente volontaire, fournissant ainsi de plus nombreuses possibilités pour les élèves et autres membres de la communauté de demeurer actifs. Les prochaines étapes feront entre autres passer le minimum quotidien des activités physiques des enfants à 20 minutes, d'ici l'automne prochain. Monsieur le Président, un certain nombre de nos conseils scolaires ont déjà donné un excellent exemple en remplaçant la malbouffe offerte dans leurs distributeurs automatiques par des boissons et des aliments sains. Nous les félicitons de leurs efforts visant à accorder la priorité à la santé et au bien-être des élèves. Nous demandons maintenant que tous les conseils scolaires et toutes les écoles de l'Ontario en fassent autant. Je vous remercie. Voir aussi :
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