Webémissions : Pour l'avenir de la francophonie ontarienne

9e Principe – La diversité culturelle – source de développement et d'enrichissement pour la culture collective…

Transcription

Durée : 7:21

Intervenant Audio

Chloé-Lyne

D'après moi, je crois quand il y a de nouveaux-arrivants, il faut qu'on en apprenne et il faut qu'on en donne aussi. Puis, d'après moi, ça dépend des régions de l'Ontario où ce que tu te retrouves parce que dans certaines régions, il y a plus de multiculturalisme que d'autres. Mais, il faut juste trouver des ressemblances, puis trouver des différences et en apprendre de ça. Puis d'évoluer à partir de ça. Il y a des français qui peuvent arriver de n'importe où puis leur langue est peut-être un peu plus développée. Donc, juste d'en apprendre; apprendre comment eux autres font. Puis, juste améliorer notre vie à partir de là.

Marc-André

L'ajout de différents francophones, c'est juste une richesse vu qu'on est une communauté minoritaire. C'est toujours un plus d'avoir  des gens d'un peu partout. En plus, je suis curieux de nature. Puis, j'adore entendre de nouvelles idées ou de nouvelles façons de faire. Puis, en ayant ce monde-là, c'est juste un plus.

Puis, jusqu'à un certains point, il faut pas juste s'arrêter qu'ils sont différents ou que nous sommes différents d'eux autres. Mais regarder nos ressemblances pour après ça qu'on a communiqué grâce à nos ressemblances, là, on peut regarder les individualités pour un bâtir un commun plus fort.

Dominique

J'pense que les immigrants, ils apportent… c'est sûr qu'ils vont ajouter à notre culture, qu'ils vont ajouter les éléments de leur pays, de leur culture, de leurs origines à notre façon de fonctionner, de penser. Puis, je pense que c'est important qu'on rajoute ça parce que je pense qu'aujourd'hui, on échange beaucoup avec les autres pays. Puis, ce serait bien que tout l'monde ait une ouverture envers les différentes façons de penser qu'il y a dans le monde. Puis, les gens qui arrivent, on devait s'efforcer pour les accueillir le mieux possible puis leur permettre de s'intégrer dans notre communauté le plus facilement possible.

Michelle

Les gens qui immigrent ici au Canada avec leur culture, leur bagage culturel qu'ils ont déjà accumulé au fil des années et là, qu'ils arrivent ici, au Canada, tu ne peux pas leur demander de remettre ce sac, là, où est-ce que ça vient. Pour pouvoir savoir où on va, il faut savoir d'où on vient.

Guillaume

C'est justement.

Michelle

Alors, c'est juste une question de savoir : est-ce que tu acceptes cela et balancer les deux - parce que moi je suis venue ici au Canada, j'avais quelques mois. Mais le fait que j'ai encore mes racines haïtiennes en moi et je sais et je suis fière de l'être. L'affaire,  c'est que quand tu arrives au Canada est-ce que le Canada fait en sorte que tu puisses être accueilli avec ton bagage culturel que tu as. Mais de savoir qu'il faut que tu t'adaptes aussi ici au pays. Donc, l'action d'adaptation va au-delà de je vais à l'école, je trouve un emploi. Ça va plus loin que ça.

Marc-André

Moi, j'suis contre. Moi, je pense que tout l'monde devrait avoir une ceinture fléchée avant de rentrer en Ontario. Tu veux être francophone faut que tu aies les racines. (rires)

Non. Ce n'est pas vrai. Comme vous avez dit, ce n'est pas une ceinture fléchée ou un accent ou que ça fait quatre générations que t'es en Ontario. On est une minorité… ce n'est pas juste qu'on est une minorité. On apprend qu'est-ce qu'ils ont comme ceinture fléchée eux autres. Ils ont quelque chose d'autre. C'est tout positif selon moi.

Cécile

C'est ça. Puis, j'trouve que le monde qui viennent de d'autres cultures; ils peuvent apporter quelque chose de nouveau, apporter quelque de différent que peut-être nous autres, on n'aurait pas considéré. Comme jusqu'à temps qu'on ait rencontré ce monde là, c'est là qu'on va vraiment apprendre d'où est-ce qu'ils viennent, quelle culture qu'eux autres ils ont et puis qu'es-ce qu'ils peuvent apporter à la nôtre aussi.

Marc-André

Puis, on peut toujours leur montrer comment tricoter une ceinture fléchée.

Cécile

Exactement. Puis eux autres, ils peuvent nous montrer comment … j'sais pas … faire un djembe

Camille

J'trouve aussi que si on regarde Robert Dickson qui a appris le français. On disait qu'il était francophile mais moi je ne comprends pas pourquoi qu'il y a besoin de faire une distinction, s'il veut faire partie de la communauté. Pourquoi pas? Faut-tu vraiment que tu aies parlé le français depuis que tu étais né pour te faire inclure? J'trouve qu'il y a quelque chose de bizarre là-dedans, un petit peu. Parfois, on considère le monde qu'ils ont été anglophones avant, qu'ils parlent l'espagnol. Vraiment, si c'est qui ce que tu es, c'est quoi la différence?  Tu parles français, tu veux faire partie de la communauté. C'est là que ça devrait être.

 Francabelle

Moi, je crois que la raison pourquoi les gens parlent l'anglais plus que le français c'est parce que lorsqu'il y a l'immigration, lorsque les gens viennent ici, la première langue qu'ils apprennent c'est l'anglais pas le français. Ça c'est la raison. Si on dit que le Canada est un pays multilingue, alors pourquoi que les immigrants qui viennent ici doivent apprendre l'anglais tout le temps et non le français. Je crois vraiment que si les immigrants viennent, ils devraient apprendre les deux langues.

Jasmine

L'année passée, le Conseil étudiant a même fait le projet; on appelle « le mur des cultures »  On a tous mis nos mains sur le mur, nos empreintes de mains. Et c'était dans les couleurs verts et blancs puisqu'on est tous francophones. Et en dessous on a tous écrit notre ethnicité ou notre pays d'origine de nos parents, de nos grands-parents pour montrer qu'on vient tous de pays différents mais qu'on est tous francophones ensemble. Et notre ethnicité à l'école est très grande quand même. Il y a beaucoup d'élèves qui sont arabes qui viennent du Liban, qui viennent de l'Afrique, des élèves qui viennent même de l'Europe. Je pense que c'est important quand ils viennent ici qu'ils voient qu'il y a une communauté francophone.

Josh

J'aimerais ça que mes enfants rentrent dans une société francophone qui était aussi accueillante que celle que moi j'ai vécue parce que mon français est pas aussi bon que ça, puis je le sais. Mais, il y a certaines personnes dans la communauté qui étaient vraiment… qui me supportaient avec mes idées et qu'est-ce que je voulais faire. Puis, ils appréciaient quand je faisais l'effort de parler français ou de m'exprimer en français soit par l'art ou juste parler.

Chamberline

L'accueil était vraiment chaleureux. Moi, j'ai été très, très bien accueillie. Je n'arrive toujours pas à me faire au froid mais ça va.

Arielle

Quand je suis arrivée, j'ai eu le choc. « Oh! C'est anglais. Il y a rien de francophone, ici. Et je ne vais jamais pouvoir comprendre. » Puis pourtant, j'étais dans une école francophone. Les profs parlent français, les élèves?  Ah! je ne le sais pas. Donc, ça m'a fait peur, énormément. Puis, plus c'est allé, j'ai découvert la francophonie. Faut que tu cherches. Mais quand tu la trouves, tu vois qu'elle est vraiment là, puis qu'il y en a.