Webémissions : Pour l'avenir de la francophonie ontarienne

8e Principe – L'engagement de l'élève est motivé par des modèles culturels forts.

Transcription

Intervenant Propos

Mathieu

Surtout que ma langue maternelle, ma langue première, c'est le français. Personnellement, j'écris beaucoup pour AkoufèN, mon groupe de musique. Ça m'aide à sortir mes émotions puis ça transmet des messages en français aux gens qui peuvent écouter puis vraiment en apprendre davantage sur la culture francophone tout en écoutant de la bonne musique ou même en écoutant des films francophones, de l'art visuel, des artistes francophones. Que ce soit n'importe quoi, la culture francophone, c'est ça.

Lorig

La FESFO c'est la fédération de la jeunesse franco-ontarienne. C'est une fédération qui a commencé avec 6 jeunes qui voulaient leurs propres activités de leadership en français parce que tout autour d'eux c'était en anglais. Puis ils ont commencé la FESFO pour avoir leur propre organisation, leur propre comité francophone pour avoir des activités en français dans leur communauté. De nos jours, c'est une organisation des élèves pour les élèves par les élèves. Ils organisent des activités pour nous sensibiliser, pour nous outiller, pour qu'on puisse faire des choses dans notre communauté, puis dans nos écoles puis avoir plus de compétence en organisation plus la chance de rencontrer des nouveaux gens de partout autour de la province et même sur un niveau national. C'est super intéressant. Et c'est super amusant.

Zoé

Maintenant, il y a le festival Visionart des francophones de partout en Ontario qui viennent célébrer les arts visuels. Il y a Théâtre action; des francophones de partout en Ontario encore qui viennent célébrer le théâtre. Tu peux les rencontrer puis voir. Ils peuvent être des francophones de l'Ontario mais ils font des choses différentes de nous. Ils ont leur culture franco-ontarienne. Et, c'est tellement impressionnant de voir ça.

Josh

Pour moi, le français est important dans ma créativité pour deux raisons. La première c'est que les personnes que j'ai rencontrées qui faisaient leur art en français m'ont beaucoup influencé et puis ont changé la façon que je voyais des choses. C'est par eux autres que je suis de la façon que je suis. Et l'autre, c'est qu'il y a une certaine saveur qui s'apporte aux arts français.

Comme par exemple, il y a un directeur de films français qui fait des films en anglais. Mais quand tu les regardes tu peux voir les influences françaises. Puis, c'est très intéressant puis différent de ce qu'on voit à chaque jour.

Marc-André

On a une place juste dans la culture juste ontarienne même pas franco-ontarienne, générale. Je trouve que c'est important qu'on reste là.

Cécile

Comme juste à Sudbury, il y a eu tellement d'affaires comme avec CANO, puis le TNO, puis tout ça. Il y a tellement de monde qui ont fait beaucoup d'avancement, qui ont fait beaucoup de belles choses en français. Ce serait vraiment de valeurs que ça soit perdu.

Marc-André

Il faut que ce soit l'fun, aussi. Nous autres, on fait des choses. Mais, juste faire du théâtre  comme on faisait ce matin, puis écrire une pièce, ça fait partie de préserver notre langue. Puis, c'est l'fun, puis c'est vivant. C'est juste qui on est. C'est l'fun de pouvoir s'exprimer comme ça. Puis, si ça viendrait un point où il y aurait plus personne pour voir ta pièce parce que t'es les seuls francophone ça fait que tu peux plus jouer une pièce sans monde. Ça prend une culture, une communauté.

Josh

Ça fait quelques années maintenant, que j'connais plusieurs artistes franco-ontariens. Quand j'étais plus jeune, je n'étais pas exposé à un style d'arts qui m'intéressait. Mais quand j'ai commencé l'école secondaire, j'ai vu qu'il y avait quelque chose francophone d'artistique pour tout le monde. Puis, j'ai vu certains groupes comme Konflit Dramatik qui sont maintenant Konflit ou Varge qui ont joué à notre école quand j'étais en 9e année. Puis, c'était quelque chose qui m'intéressait puis quand même impliquait notre culture francophone. Donc, c'était inspirant.

Nathalie

Moi j'pense que j'ai trouvé une fierté francophone en participant à certaines activités culturelles avec la FESFO et d'autres activités culturelles comme ça. Et, j'ai vraiment réalisé que j'ai un héritage francophone et je suis fière de ça.

Chloé-Lyne

C'est vraiment aux derniers Jeux Franco-Ontariens où est-ce que j'ai réalisé que oui, je faisais partie d'un grand réseau francophone, franco-ontarien, c'est-à-dire. J'ai vraiment su l'importance du français en Ontario quand j'ai participé à ces Jeux. Je n'avais pas réalisé comment il y avait de personnes francophones à travers l'Ontario puis comment eux autres vivaient différentes réalités. Moi, je viens de l'Est; je viens d'un petit village qui était très francophone. Une fois arrivée à Barrie, j'ai réalisé comment le français pouvait se faire emporter par l'anglais et comment il fallait se défendre pour nos droits. Donc, une fois rassemblés, on avait un grand rassemblement, tout le monde était là. C'est vraiment là où est-ce que j'ai réalisé : « Sais-tu quoi tous ces jeunes qui sont ici sont ici pour célébrer leur langue? Ils sont fiers de ça. » Moi, aussi je devrais être fière, je devrais me battre pour. C'est vraiment là que j'ai réalisé que les Franco-ontariens, c'est vraiment une grande famille, puis j'en fais partie parce que je parle français. Je me défends pour ma langue. C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Je décide de faire mes études en français, je décide de faire ma vie en français. Puis, c'est les éléments qui faut pour faire partie de la grande famille.

Allina

Comme, j'écoute puis, Ah! c'est vrai, j'suis capable de parler français. Je devrais forcer un peu plus, faire plus d'efforts. Plusieurs activités comme ça.

Comme « l'Écho d'un Peuple », je suis allée voir ça en 8e année. Quand j'suis sortie de là, j'me suis dit…Je suis bien fière … être plus fière… je devrais faire plus d'effort.

Comme moi, j'trouve, les activités qui se passent autour de moi, j'vas les voir. J'aime ça. C'est ça qui me motive, c'est ça qui me fait découvrir plus une fierté de la langue. La famille aussi, on se parle tout le temps en français. Comme c'est les origines puis je veux garder qu'est-ce que j'ai.

Carine

Puis, quand une personne commence je suis sûre que ça va suivre. Comme disons, j'pense à Mathieu qui parle toujours français. Quand j'parle à Mathieu, je lui parle toujours en français. Comme c'est une personne qui fait la différence. Puis après ça, ça fait juste continuer à monter.

Mathieu

Pousser des activités francophones, les artistes francophones, des rassemblements francophones pour tous les francophones de la ville. Puis, s'affirmer, montrer qu'on est là!

Alexandra

La technologie ça nous permet de garder des liens avec des personnes d'autres communautés.  Comme Joseph et moi on a un groupe d'amis à Paincourt, des élèves qu'on a rencontré à un camp du Conseil, un camp de leadership. Et on a tout de suite cliqué avec le groupe et on a dit on a va garder contact. Ensuite, chaque fois, qu'il y a une activité on décide – on va tous à cette activité pour pouvoir se revoir. Donc, on fait 3 à 5 activités par année. On les voie et on les invite même à des activités de notre école et vice versa. On se voit à l'extérieur de l'école des fois.

Joseph

Donc, on peut dire que la technologie, ça rend plus efficace les camps de leadership et les activités comme la FESFO.

Tina

À Étienne Brûlé, ils ne nous apprennent pas seulement d'apprendre la langue soi-même  mais d'être fier de parler la langue, d'être fier d'être francophone.

Pierre-Luc

Les projets parascolaires comme La Caféthèque, les ligues d'impro, la radio étudiante qui fait jouer de la musique francophone sur le midi. Il y a des choses comme ça qu'ils essayent ou qu'ils essayent d'inciter les jeunes à découvrir la culture franco-ontarienne sans non plus leur imposer. Comme, moi quand j'étais en 9e année, on avait reçu Extério à l'école; c'est un groupe comme ça. Puis la plupart des jeunes disaient : « Ah! Ça va être plate c'est en français. » Mais après qu'ils avaient écouté Extério, ils se sont dit : « Oui, finalement ce n'est pas si pire. »

Dominique

Je dirais que la plupart des jeunes de  notre âge, de mon âge  regardent les autres jeunes de cet âge-là, de ce groupe d'âge-là. Puis il y en a beaucoup à l'école comme le président du gouvernement de l'école qui sont des modèles pour les élèves; ils sont vraiment fiers d'être franco-ontariens. Puis toutes les journées d'activités à l'école ils ont toujours un drapeau, ils sont toujours maquillés en franco-ontarien. Puis, j'ai l'impression que ça, ça nous pousse à nous identifier à ces personnes-là. Puis on devient de plus en plus fiers à l'école  de ça. Puis j'ai l'impression que ça vient nous chercher pour vrai même s'il y en a probablement qui font juste ça en surface. Mais moi j'ai l'impression que la plupart ça vient vraiment nous chercher puis ça nous touche.

Mathieu

Je trouve que les activités comme « Quand ça nous chante » et « La nuit sur l'étang » c'est toute de activités qui rassemblent les francophones, qui aident à la construction identitaire des francophones en Ontario.

Des rassemblements comme ça, ça dit aux gens « On n'est pas tout seul. Il y a plein de gens qui nous entourent. On est ici ensemble »  Si on veut on peut. « On s'unit, on l'aura » comme le dit la FESFO. Puis, c'est vraiment ça, je pense qui est le but de toutes ces activités-là.