Webémissions : Pour l'avenir de la francophonie ontarienne

3e Principe – L'appropriation par l'élève de la culture se réalise à travers un processus.

Transcription

Durée : 14:10

Intervenant Audio

Marc-André

La culture aussi, selon moi, c'est fluide jusqu'à un certain point. Fait que ça serait dur que chaque personne dise exactement c'est quoi la culture. Mais qu'est-ce qui est beau de la culture, c'est comme on a toute des réponses différentes jusqu'à date. Puis, c'est toute une partie de nous autres mais on apporte chacun quelque chose à notre culture fait que … c'est « cool »

Dominique

Si on regarde juste ici, en cours de théâtre ou peu importe, on va étudier des pièces d'auteurs québécois, d'auteurs franco-ontariens, des auteurs français, des auteurs allemands aussi tant qu'à faire. Puis, c'est justement, veut, veut pas, le fait qu'on ait une langue, pas que ça va influencer notre culture. Mais, nos cultures, à cause de notre langue, vont se mélanger plus facilement. On va vouloir, vu que notre langue nous unit; notre langue c'est quelque chose qu'on a en commun veut, veut pas, on va être porté à vouloir voir ce que les autres font.

Vincent

La plupart de mes chansons que j'ai sur mon MP3, je dirais cinquante pour cent, c'est en français. Et, il y a quand même un pourcentage, c'est un peu en anglais. J'en ai un peu en espagnol parce que j'aime apprendre un peu plus de langues et aussi instrumental. Mais, j'ai vraiment la majorité de mes chansons en français. Et je préfère aussi lire les livres en français, parce que je lis mieux, je comprends mieux.

Clément

Le drapeau franco-ontarien, c'est non seulement tu as le trillium dessus qui représente l'Ontario; je pense qu'il y a …  on n'a pas parlé de ça. Mais tu as aussi la fleur de lys qui représente les Européens qui sont venus ici, en Canada, en 1610, je pense … je suis pas exact de la date. Oui, c'est juste, ça te donne un certain pouvoir.

Alexandra

Quand il y a des cultures diversifiées, ça te donne la chance d'avoir un esprit plus ouvert parce que tu rencontres des gens de partout. Et ce n'est pas nécessairement des personnes qui partagent ton vécu, ton expérience. Donc, ça te donne la chance de voir un peu comment les gens sont dans leur propre culture et tu vois la différence entre les différentes ethnicités et les groupes culturels.

Natasha

Même quand on était plus jeune, moi, j'me sentais que si tu ne parlais pas l'anglais, tu n''étais pas comme dans le club. T'étais pas « in » Si tu ne parlais pas l'anglais, tu devais être juste dans le troupeau de personnes qui parlaient le français. Et, si tu ne parlais pas l'anglais, tout le monde juste pensait que tu n'étais juste pas dans la « gang ».

Chloé

On pense que l'anglais est dominant mais dans le fond, ce n'est pas vrai. C'est parce que les gens font juste… toutes se suivent. On fait ce que les autres font. Mais, dans le fond, pourquoi on ne ferait pas juste ressortir pour être fiers de notre langue, puis de continuer parce que si tout l'monde ferait ça, on finirait par tous se partager les langues. On finirait par trouver des moyens de s'arranger puis de ne pas penser qu'il y aune langue qui est plus haute qu'une autre. Parce que dans le fond, il n'y en n'a pas. On a toutes nos cultures pis on a toutes nos langues.

Zoé

Si on avait juste qu'une langue dans l'Ontario, c'est comme ça qu'on mène à la ségrégation, vraiment. Si on dit à tout le monde : « Sois une façon. Sois une façon»  Ce serait juste plus facile que tout le monde parle l'anglais. Ce serait juste plus facile que tout le monde pense de la même façon. Ça serait juste plus facile. On se perd. On serait juste des robots. Au lieu d'avoir juste une couleur, on a une mosaïque.

Arielle

Plus simple d'avoir toute la même langue?  Je ne suis pas sûre. En fait, oui, ce serait plus simple. Ça serait mieux? Non! Je ne pense pas parce qu'en ayant des différentes langues on a différentes cultures parce qu'il y a des cultures associées à chaque langue. Puis, ça permet d'avoir une diversité, puis des saveurs… dans toutes ces choses-là. Donc, la langue est associée à une culture. Puis, je pense que c'est vraiment un beau partage. On a besoin d'avoir des choses différentes parce que quand c'est toujours la même chose, on se dit on l'a pis qu'on n'a pas besoin de le garder. Donc…

Sonine

Pour moi, la langue, c'est comme la nourriture. Si tu manges toujours la même nourriture à chaque jour, tu n'es plus ouvert. Comme si tu manges du chinois, après de la nourriture haïtienne, africaine, t'est plus ouvert. C'est meilleur, t'apprends autre chose. Tu goûtes d'autres saveurs puis c'est bon d'en savoir plus dans ta vie. Tu viens plus cultivé  Un personne cultivée, on la regarde plus, c'est plus remarquée. C'est meilleur pour toi, oui.

Zoé

Je me souviens d'un temps, d'une année ou deux où je me suis doutée de ma culture. Puis, j'ai commencé à parler en anglais, plus et plus et à parler français de moins en moins. Et, une journée je me suis écoutée parler en français puis j'ai dit : « yiou! » Mon accent était terrible et je me suis dit : « Je ne veux pas être comme ça… je ne veux pas être une autre personne qui abandonne sa culture.»  Alors, j'ai recommencé à parler français et j'étais tellement plus contente.

Nicolette

Non seulement il ouvre des portes pour nous dans notre futur  mais ça nous donne la chance de parler à d'autre monde. Comme si on avait seulement une langue, il faut qu'on reste  avec ceux qui parlent notre langue. Moi, par exemple, j'ai trois langues : j'ai l'anglais, le français, et l'italien. Alors, j'ai l'opportunité de parler avec trois différentes cultures, on peut s'entraider et tout ça. Et je crois que c'est tellement formidable, le fait de parler beaucoup de langues puis de pouvoir communiquer avec tellement de gens.

Simon

Je crois que la culture francophone en Ontario se développe et va se développer encore plus. Surtout avec les pensées qu'on a travaillées aujourd'hui et toutes les questions auxquelles on a répondues. On a trouvé des réponses, ça veut dire qu'il y a une voie et ça va se développer. Ça c'est certain. Et moi, je m'identifie en tant que franco-ontarien. Je suis fier de ma langue, fier de ma culture et fier de la province dans laquelle je vis. Juste que c'est sûr, il y a toujours des modifications, des changements à faire. On n'est pas un peuple qui est parfait. On essaie de répondre à nos erreurs et d'améliorer notre situation.

Francabelle

Tu vois tellement de différentes cultures. Comme tu as  dit Zoé, c'est une mosaïque. Nous sommes en train de s'entraider. J'aime le fait que même si nous parlons tous le français, nous avons tous des accents, nous avons tous appris de différentes manières. Tu viens du Congo, par exemple, tu parles le français avec moi. Et puis, j'adore  le fait que nous sommes capables de communiquer même si nous sommes sur différentes bases. Nous sommes tous en train de se communiquer maintenant et puis, juste le fait qu'il y a différentes personnes qui sont capables de se réunir, dans une école. On peut le faire maintenant, nous pouvons le faire autour du monde. Alors, je crois qu'il faut qu'une personne qui soit assez motivée pour aller propager ce message.

Josh

Je trouve que nous autres, on a une culture particulier, ici, en Ontario. Puis, on un historique de la francophonie autour de nous. Donc, on peut partager ça avec des nouveaux membres de notre communauté qui viennent d'autres places. Puis, eux autres peuvent emporter qu'est-ce qu'eux autres ont à offrir.

Sonine 

Oui, puis qu'est-ce qui est bien dans le partage, c'est que si chaque personne, chaque culture mettait son grain de sel – comme ça va pas toujours être la même musique. Moi, je viens d'Haïti comme j'viens avec mon grain de sel, ma musique ou bien des choses. Je crois que ça peut être embellant Comme quand t'entends toujours le même rythme, ça devient ennuyant mais si moi je viens… le zouk c'est populaire dans mon pays. Si je viens mettre du zouk, on ajoute. Je trouve que ça va nuancer la musique. Puis, tout le monde va voir que « Ah! il y a des choses de nouveau.» C'est bon quand tout le monde met son grain de sel puis ça embellit. Je ne dis pas toujours que ça va… Mais ça va embellir, moi j'trouve que ça va être beau. Toujours entendre la même chose … Puis plusieurs mondes… Tout le monde va être attiré. Comme on va dire : « O.k. on va dire il y a un Noir, un Chinois. Moi, j'suis Chinois. Puis, ils voudront savoir c'est quoi.»  Comme si c'est toujours la même musique;  puis les jeunes, nous, on  aime du Hip Hop, du Rap, des choses comme ça. Si tout le monde mettait leur grain de sel, moi j'dirais ça va attirer plus de monde que si vous êtes toujours enfermés « Non, c'est ma musique, C'est strict. On ne veut rien ajouter.»  On ne dit pas tout changer;  juste de laisser l'espace ouvert.

Amir

C'est toujours important de comprendre le passé pour être capable de comprendre le présent. Donc, dans un sens, il faut, si on veut faire quelque chose de ce genre, il faut quand même préserver un peu d'histoire mais en même temps refléter les changements. Donc, en même temps si on parle de nouveaux changements comme l'arrivée d'une nouvelle culture. On pourrait avoir des artistes franco-ontariens qui sont originaires de l'Afrique. Donc, ça c'est des changements. C'est plus de artistes typiques genres franco-ontariens de souche. Donc, ça c'est un changement je dirais.

Sonine

J'ai apprécié beaucoup de choses parce que la musique est différente, la langue est différente, les habillements, tout est différent comparativement où est-ce que je viens. C'est vraiment « Wow! » Puis, quand j'apprends quelque chose de différent c'est vraiment « wow! ». Quand tu deviens plus cultivé, tu portes plus attention comme à vouloir découvert ce monde, ce nouveau monde-là. Et j'ai vraiment aimé, j'ai vraiment aimé … la culture canadienne, la culture franco-ontarienne.

Fatima

Donc, en Djibouti, c'est pas les femmes qui doit aller à l'école, c'est pas les femmes qui doit travailler. C'est toujours les hommes qui doivent sortir pour gagner de l'argent. Donc, ça serait un exemple pour les jeunes filles de mon âge d'être journaliste, de passer à la télé comme Djiboutienne

Fatima

Au début, j'ai pensé que c'était du sucre. Quand j'ai demandé à maman : « Maman, il y a du sucre dehors». Puis, elle m'a dit : « C'est de la neige; ce n'est pas du sucre.» Alors, j'ai dit : « Oh! le jour tant attendu est arrivé.» donc, je suis partie. Je suis sortie dehors pour goûter la neige. Puis j'ai goûté la neige, puis, j'ai trouvé ça bon.

Pierre

Si tu veux que la francophonie change c'est à toi de le faire. Faut que ça commence à l'intérieur de toi. Puis, là, les autres vont le faire aussi.